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 Qui est allah ?

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zephylyne
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MessageSujet: Qui est allah ?   Lun 2 Nov - 21:31

Qui est Allah ?

Allah est le nom de Dieu, Le Seigneur de l'univers, Il n'a pas engendré et n'a pas été engendré, nous ne pouvons Le comparer à quiconque, et ce, parce qu'Il est Allah, Dieu, Le Créateur de toute chose. Il n’a pas besoin de dormir ni de se reposer, et même si nous ne pouvons Le voir, Lui peut nous voir.

Il sait tout ce qui se passe dans les Cieux et sur la Terre. Allah est le Plus doux au-delà de toute douceur, Le Plus Aimant au-delà de tout amour, Il nous a donné tout ce que nous possédons, Il nous donne l'eau , la nourriture, la lumière, l'air, et tout ce dont nous avons besoin pour vivre sur cette terre jusqu'à notre mort.

Il nous a donné un esprit et un cœur afin d'évaluer combien nous Lui en sommes reconnaissants en L'adorant et en Lui obéissant.

Obtenir l'agrément de Dieu par notre foi et notre bon comportement devrait être notre priorité dans la vie. Nous ne pouvons arriver à le connaître qu'à travers Ses Propres Mots et selon Sa Voie, alors tournons-nous vers la Parole de Dieu :

{ Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même ‹al-Qayyum›. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n'embrassent que ce qu'Il veut. Son Trône ‹Kursiy› déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand...}. [ Sourate 2 - Verset 255 - Ayat Al Kursy ]

Allah a envoyé des Prophètes et des Messagers pour nous transmettre Ses Paroles, nous rappeler de n’adorer que Lui et pour nous enseigner comment suivre Sa voie. Un jour, quand il l’ordonnera, les Cieux se fendront, les étoiles et les planètes exploseront et le monde parviendra à sa fin. Dès lors Allah Tout-Puissant nous ramènera à la vie pour nous juger, nous récompenser ou nous punir pour ce que nous aurons accompli.

Ce jour-là, les gens qui auront adoré de faux dieux ou d’autres éléments seront très peinés, mais ceux qui auront écouté Allah et auront agi selon le bien seront heureux.



Dis : " Il est Allah, Unique. Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons.
Il n'a jamais engendré, n'a pas été engendré non plus. Et nul n'est égal à Lui
[ Sourate 112 - Le monothéisme pur (Al-Ikhlas) Versets 1 - 4 ]

~ ¤ ~


Pour beaucoup d'occidentaux, ALLAH est le dieu des Arabes, et le terme évoque même pour certains une divinité cruelle, qui pousse ses adorateurs au fanatisme aveugle. Pourtant, on sait que dans les langues sémitiques, dont fait partie l'arabe, comme l'hébreu ou l'araméen, la racine al ou el sert à nommer Dieu.

Ainsi, l'Ancien Testament en a conservé des traces évidentes. Combien d'adorateurs du Seigneur, anges ou hommes, portent en leurs noms le signe de leur soumission à Dieu: Gabri-el, Micha-ël, Isma-ël, Isra-ël.

Dieu est appelé El, ou Elah. Le nom Elohim revient plusieurs fois dans l'Ancien Testament pour désigner le Dieu des Hébreux.

Selon le Coran, Dieu s'est révélé à Moussa (Moïse) sous le nom "Allah" :


Puis, lorsqu'il y arriva, il fut interpellé: { Moïse ! Je suis ton Seigneur. Enlève tes sandales: car tu es dans la vallée sacrée Tuwa. Moi, Je t'ai choisi. Ecoute donc ce qui va être révélé. Certes, c'est Moi Allah: point de divinité que Moi. Adore-Moi donc et accomplis la Salat pour le souvenir de Moi.} [Sourate 20 Ta-Ha Versets 11-14]

Selon le Coran également, Aissa (Jésus) nommait Dieu de la même façon, lorsqu'il recommandait aux enfants d'Israël :

{ Allah est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le donc : voilà le chemin droit. }
[Sourate 3. La famille d'Imran (Al-Imran) Verset 51]


Il peut être utile de rappeler que ces prophètes ne connaissaient pas le deus latin, dont nous avons tiré le mot dieu. Il est d'ailleurs intéressant d'observer que les chrétiens de tradition orientale et d'expression arabe invoquent Dieu par le nom Allâh. Tel est le cas des coptes d'Egypte. En appelant Dieu du nom Allâh, les musulmans se conforment donc à une tradition prophétique millénaire.

Par le moyen de la Révélation, Dieu se fait connaître à ses créatures en leur dévoilant ses Noms. Ceux-ci sont évoqués dans le Coran ( cf : Ses 99 Noms ) :

{C'est à Allah qu'appartiennent les noms les plus beaux. Invoquez- Le par ces noms...} [Sourate 7. Al-Araf Verset 180]

{ Dis: " Invoquez Allah, ou invoquez le Tout Miséricordieux.
Quel que soit le nom par lequel vous l'appelez, Il a les plus beaux noms." }
[ Sourate 17. Le voyage nocturne (Al-Isra) Verset 110 ]

{ Allah ! Point de divinité que Lui! Il possède les noms les plus beaux. }
[Sourate 20 Ta-Ha Verset 8]

C'est Lui Allah. Nulle divinité autre que Lui, le Connaisseur de l'Invisible tout comme du visible. C'est Lui, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.C'est Lui, Allah. Nulle divinité que Lui; Le Souverain, le Pur, L'Apaisant, Le Rassurant, le Prédominant, Le Tout Puissant, Le Contraignant, L'Orgueilleux. Gloire à Allah! Il transcende ce qu'ils Lui associent.C'est Lui Allah, le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, le Formateur. A Lui les plus beaux noms. Tout ce qui est dans les cieux et la terre Le glorifie. Et c'est Lui le Puissant, le Sage.[ Sourate 59. L'exode (Al-Hasr) Versets 22-24 ]

Il conviendrait de s'arrêter plus longuement sur chaque Nom, afin de mieux comprendre ce qu'il implique dans la vie du croyant. Ainsi, par exemple, savoir que Dieu est omniscient, y compris en ce qui concerne nos pensées les plus secrètes, nous conduit à nous comporter avec droiture en toute circonstance, publiquement et secrètement.

Savoir que Dieu est celui à qui l'on peut se confier, nous conduit à nous en remettre entièrement à Lui. Savoir que Dieu est juste nous conduit à être équitable. Savoir qu'Il pardonne et que Sa miséricorde est infinie nous conduit à ne jamais désespérer, quelles que soient nos erreurs, et aussi à pardonner à ceux qui nous offensent.

En fait, c'est à partir de ces Noms que les thèmes de la Miséricorde, du Pardon, de la Paix, de la Lumière, de l'Equité et de la Loi ... devraient être abordés et étudiés en Islam.

La science des Noms divins est au fondement de toute connaissance authentiquement religieuse, qui refuse de concevoir Dieu comme une entité abstraite, un « être » dont on ne sait rien, opposé à un « néant » dont on ignore tout. L'éthique musulmane elle-même découle de cette connaissance.

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Zephylyne
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MessageSujet: L'Existence de Dieu   Lun 2 Nov - 21:48




Avons-nous besoin réellement d'indices prouvant que Dieu - Exalté soit-Il - existe ?

La vraie entité de l'humain et sa nature démentent cette allégation. Il n'est pas un seul homme qui n'ait en lui-même un sentiment plus fort que celui de la faim et de la soif qui lui fait savoir qu'il est une créature dépendante d'un Créateur, et que ce monde où il vit et dont il dispose a lui-même un Auteur sage, miséricordieux, fort et infiniment capable de toute chose. Dieu - Exalté soit-Il - dit :

« Oriente-toi donc exclusivement vers la religion, en pur monothéiste. Telle est la nature conformément à laquelle Dieu a créé les humains. Nul changement dans la Création de Dieu. Voilà la religion bien droite, mais la plupart des gens ne savent point. »

Sourate 30, « Les Romains », verset 30


La vraie religion est l'expression même de cette nature profonde (al-fitra) et le modèle (al-khilqa) sur lequel Dieu a créé l'être humain. Toute personne sensée, libérée des influences du milieu, des traditions et des fausses croyances héritées, ne doute nullement de cela.

Chaque fois que l'homme oublie Dieu et s'égare jusqu'à en nier l'existence, il ne manque pas de recevoir à certains moments de sa vie l'appel de sa conscience, le cri de son entité interne et ces paroles émanant de son coeur qui lui disent : « Tu es la création de Dieu ! Tu es Son serviteur ! »

Dès lors, tout ce que l'on dit en dehors de cela, n'est que fiction, radotage, spéculation et mensonge ! Il est impossible d'attribuer au hasard et à un accident l'origine de cet univers immense, bâti selon un plan d'une précision inouïe !

Celui qui croit au hasard, et ne croit pas en la puissance divine qui est à l'origine de la Création qu'elle administre en toute liberté, en toute sagesse et avec une minutie extrême, celui-là est un sot, qui n'a point de repères ! Un individu pareil n'est pas digne d'être cité quand il s'agit d'arbitrage et de justice !

Rien dans cet univers, ne serait-ce qu'un seul atome, dont l'existence, les mouvements, les éléments et leur interaction, soient le fruit du simple hasard ! Le monde est devant nous ! Essayons donc de trouver une seule chose semblable dans l'un de ses atomes ! Quand un simple atome ne peut être le produit du hasard, comment en serait-il de l'univers tout entier ?

Le saint Coran signale, dans maints versets, ce sentiment (de religiosité inné) qui est enfoui au fond de chaque personne. Il a démontré l'émergence de cette sensation de l'existence de Dieu qui, à certains moments, peut se transformer en un appel réel et perceptible qui fait lever les mains au ciel pour implorer Dieu, pousse à la soumission et à l'humilité devant la Grandeur et la Majesté du Seigneur. Dieu - Exalté soit-Il - dit:



« Quand l'homme est touché par le mal, il Nous appelle à son secours, qu'il soit étendu sur le côté, assis ou debout. Mais à peine l'en avons-Nous délivré, qu'il reprend son train de vie, comme si jamais dans son désarroi, il ne Nous avait jamais imploré ! C'est ainsi que leurs pires actions furent embellies aux yeux des pervers ! »

Sourate 10, « Jonas », verset 12

Dieu - Exalté soit-Il - dit aussi:

« Tout ce dont vous jouissez comme bienfait provient de Dieu et puis, quand le malheur vous touche, c'est Lui que vous invoquez à voix haute. Et, une fois qu'Il a dissipé votre malheur, voilà qu'un groupe de gens parmi vous se mettent à donner des associés à leur Seigneur. »

Sourate 16, « Les abeilles », versets 53-54

Pour confirmer cette théorie coranique, voici une série de déclarations de philosophes qui attestent que la croyance en l'existence de Dieu - Exalté soit-Il - est une nécessité et n'a pas besoin d'être prouvée. Elles attestent aussi que celui qui renie l'existence de Dieu - Exalté soit-Il - ne peut prétendre s'être basé en cela sur le jugement de sa raison et de sa conscience.



Ces déclarations sont extraites de l'Encyclopédie de Farîd Wajdîl :

Le philosophe Pascal a dit : « Toute chose autre que Dieu ne peut étancher notre soif. »

Châteaubriand a dit : « L'homme seul a dit : il n'y a point de Dieu. »

Lotti a dit : « La parole qui renie le Créateur brûle les lèvres de celui qui la prononce. »

Le Cordin a dit: « Dieu est l'unique soleil qui alimente de son rayonnement éternel toutes les créatures. »

Plotin (202-270) a dit: « Dieu est la source et le point de retour de toute vie. »



Le Sieur Yochif a dit dans son livre intitulé Le Rappel dans l'histoire de l'argumentation prouvant l'existence du Créateur : « Cette croyance indispensable au Créateur est née dans l'esprit des hommes, avant l'apparition des arguments prouvant Son existence. L'homme a beau remonter dans ses souvenirs lointains, et remonter le temps, il ne pourra situer l'instant de la naissance de sa foi au Créateur. Cette foi qui est née en silence et a émergé du fond de son être, influençant toute sa vie. Elle est née en nous, à notre insu tout connne le reste de nos perceptions principales. »



La lecture analytique du Coran, qui est en soi la source la plus authentique de l'histoire de la foi, surtout à travers les versets relatant les récits des Messagers et exposant l'objet de leur mission, prouve que toutes les nations sont foncièrement croyantes, aucun Messager ne s'est attardé sur la question de l'existence de Dieu.

Ce qui est sûr et certain, c'est qu'elles reconnaissaient toutes l'existence d'un Créateur pourvoyant aux besoins de la Création, agissant en toute sagesse, assurant la subsistance et capable de nuire et d'accorder le bien.



Aucune n'a nié Dieu. Leur égarement résidait dans le fait qu'elles avaient associé dans l'adoration de Dieu - Exalté soit-Il - d'autres divinités, telles : les arbres, les pierres, les idoles, le soleil, la lune ou certaines espèces animales qui leur servaient d'intermédiaire entre l'homme et Dieu !

C'est pour cela que l'appel des Messagers visait essentiellement à détourner les nations du culte d'autre que Dieu pour les ramener à adorer Dieu, directement et sans intermédiaire.

Dieu - Exalté soit-Il - dit:



« Nous avons envoyé avant toi aucun Messager sans lui inspirer qu'il n'y a d'autre Dieu que Moi,
adorez-Moi donc! » Sourate 21, « Les prophètes », verset 25

Après cet exposé, il nous parait évident que la question de l'existence de Dieu - Exalté soit-Il - est un sujet définitivement résolu, car il tient de la nature même de l'homme et n'a pas besoin d'indices et de preuves. Mais, malgré cette évidence, nous allons indiquer des indices suffisants afin d'ajouter plus de clarté et permettre de répondre à tout contestataire obstiné.

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MessageSujet: Re: Qui est allah ?   Lun 2 Nov - 22:43




Toute chose dans l'univers est elle-même un indice parlant de l'existence de Dieu ,
de Ses nobles Attributs et de Ses Noms sublimes.

Un poète a dit :

Il y a en toute chose un signe indiquant qu'Il est l'Unique

Un autre a dit :

Regarde attentivement ce qui pousse de terre pour y voir, les traces de I'oeuvre du Roi,
Des sources d'eau argentée s'élevant (vers le ciel), et des fleurs tel de l'or pur,
Se dressant sur des tiges d'émeraude témoignant que Dieu n'a aucun associé



1. On demanda à un Bédouin d'apporter un indice prouvant l'existence de Dieu - Exalté soit-Il -.

Il dit aussitôt : « La fiente indique la présence du chameau, le crottin indique celle de l'âne et ces traces de pas indiquent la marche. Que dire alors d'un ciel avec des constellations, une terre avec des vallées spacieuses et une mer avec des vagues ! N'indiquent-ils pas l'existence du Créateur infiniment indulgent, L'Omniscient, Le Tout-Puissant !? »

2. On raconte qu'un athée renia l'existence du Créateur en présence de Jà'far as-Sâdiq - qu'Allah l'agrée - . Alors Ja'far lui demanda: « As-tu jamais pris la mer ? - Si, répondit l'homme. - As-tu vu ses abîmes terrifiants ? lui demanda-t-il. »

Il dit : « Oui, un jour des vents terribles se déchaînèrent brisant le navire et noyant les marins. Je me suis accroché moi-même à une planche. Finalement cette planche m'échappa et je me suis trouvé au milieu du remou des vagues qui me jetèrent sur la côte. »

Ja'far lui dit alors : « Tu as compté d'abord sur le navire et sur son capitaine, puis sur la planche dans l'espoir du salut. Une fois que tu as perdu toutes ces choses, t'es-tu soumis à ton sort ou avais-tu gardé encore quelque espoir de salut ? » Il dit : « J'ai plutôt gardé l'espoir. »

Ja'far lui dit : « De qui espérais-tu ton salut ? » L'homme se tut ! Alors Ja'far lui dit: « Le Créateur est précisément celui dont tu espérais ton salut, et c'est Lui qui t'a sauvé de la noyade ! ».

C'est ainsi que cet homme se convertit à l'Islam grâce à lui.

3. Aboû Hanifa - qu'Allah l'agrée - menait un combat sans merci contre les existentialistes (ad-dahriyoûn). Ces derniers cherchaient par tous les moyens l'occasion de l'éliminer. Un jour qu'il était assis dans sa mosquée, un groupe de ces gens l'attaquèrent avec des sabres pour l'assassiner.


Il leur dit : « Répondez d'abord à une question, puis faites de moi ce que vous voulez ! - Quelle est ta question ? dirent-ils. » Il dit : « Que diriez-vous de quelqu'un qui vous dit : J'ai vu un navire lourdement chargé de marchandises et entouré en pleine mer par des vagues déchaînées et des vents de toutes sortes. Ce navire poursuivait pourtant en toute quiétude son chemin à travers les flots sans avoir un capitaine pour le diriger ni un pilote rectifiant sa direction. Est-ce que l'esprit accepte une telle affirmation ? - C'est une chose inconcevable ! dirent-ils. » Aboû Hanîfa leur dit alors : « Yâ Soubhâna Allah ! - Gloire et pureté à Dieu ! - Si l'esprit n'admet pas qu'un navire avance en toute quiétude en mer sans pilote ni capitaine, comment peut-il admettre que ce monde se maintienne sans Créateur ni Conservateur malgré la diversité de ses états, l'étendue de ses limites et la disparité de ses contrées !? » Ils fondirent tous en larmes et lui dirent : « Tu as vraiment raison. » Ils remirent leurs sabres dans leurs fourreaux et revinrent à Dieu repentants.



4. Un groupe de personnes demanda à l'imam Ach-Châfi'î :

« Qu'est-ce qui prouve l'existence de Dieu ? » Il dit : « la feuille du mûrier ! Son goût, sa couleur, son odeur et sa nature sont-elles identiques à vos yeux ? - Oui, répondirent-ils. » Il dit : « Et cependant, le ver à soie la mange et il en sort de la soie ! L'abeille en fait du miel ; l'ovin en sort la fiente ; les gazelles la mangent et le musc se forme dans leurs glandes. Qui donc a fait que ce que ces créatures produisent diffère, alors que la nature de la feuille de mûrier est une ? » Sa démonstration leur plut et ils embrassèrent l'Islam grâce à lui. Ils étaient dix-sept.



5. La même question fût posée à l'imam Ahmad ibn Hanbal qui dit : « Voilà un rempart solide et lisse (la coquille de I'oeuf). Il n'a ni porte ni fenêtre. Sa face externe a l'aspect de l'argent et sa face interne a celui de l'or pur.

Voilà tout à coup que son mur se brise et il en sort un animal doté de l'ouïe et de la vue. Il a un bel aspect et une voix agréable (le poussin) ! ».

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MessageSujet: Les preuves coranique   Lun 2 Nov - 22:48




Dieu - Exalté soit-Il - dit :

« Certes dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour, dans le navire qui vogue en mer chargé de choses profitables aux gens, dans l’eau qu’Allah fait descendre du ciel, par laquelle Il rend la vie à la terre une fois morte et y répand des bêtes de toute espèce dans la variation des vents, et dans les nuages soumis entre le ciel et la terre, en tout cela il y a des signes, pour un peuple qui raisonne. » Sourate 2, « La vache », verset 164
Nous sommes vraiment devant plusieurs signes, et non un seul, prouvant l'existence de Dieu - Exalté soit-Il - et indiquant l'excellence de Ses Attributs et Ses actes.

Ainsi le ciel qui se tient au-dessus de nos têtes, sans piliers, les étoiles qui tournent sur leurs orbites, les planètes assemblées en ordre autour de leur soleil, et les lois régissant les attractions qui les lient, le trajet de chaque étoile sur sa propre orbite qu'elle ne quitte jamais, l'appartenance de chaque corps céleste à la famille qui lui correspond et sa course à la vitesse qui lui convient...

Tout cela évolue dans un espace dont l'étendue ne peut être conçue par l'homme ; peu des secrets de l'univers lui ont été dévoilés, malgré tous les efforts qu'il n'a cessé de déployer pour les découvrir !

L'homme a en effet dévoilé un certain nombre de ces secrets et en a tiré profit. Il a cependant découvert l'étendue de son ignorance et la limite de sa science, face à l'immensité de l'univers. Il a compris que ce qu'il ignore est infiniment plus grand que ce qu'il sait.

En vérité, Dieu - Exalté soit-Il - dit la vérité, quand Il annonce ceci à l'homme: « On ne vous a donné de la science que très peu ! » Sourate 17, « Le voyage nocturne », verset 85



La planète Terre où nous vivons est remplie de signes tels : la terre ferme et la mer, la plaine et la montagne, les torrents, les fleuves et les ruisseaux, l'atmosphère qui protège la terre, les nuages qui la couvrent, et les ondes qui l'entourent et qui emplissent tout l'univers...

Il s'y trouve toutes sortes de créatures : les hommes, les animaux, les végétaux, les insectes, les virus, les microbes, les levures, les poissons vivant sous l'eau et les oiseaux vivant dans les airs.

Tout ces mondes se côtoient, et chacun a reçu ce qui lui convient selon une juste mesure et une proportion minutieusement calculée comme le dit Allah - Exalté soit-Il - :

« Et la terre Nous l'étendîmes. Nous y plaçâmes des masses d'ancrage (les montagnes.)
et Nous y fîmes pousser toutes sortes de choses selon un équilibre bien défini. »
Sourate 15, « al-Hijr », verset 20

Si l'homme prenait la peine de porter un regard réfléchi sur les signes parsemés dans le ciel, la terre, les étoiles et les planètes, il tremblerait, très certainement, de tout son être devant la grandeur infinie de Dieu, et ne pourrait nullement s'empêcher de se soumettre humblement à la Puissance indicible du Seigneur.

Cela est évident aussi dans l'alternance de la nuit et du jour selon un calcul minutieux. La nuit s'allonge dans une certaine mesure et se raccourcit dans une autre, avec des variations qui interviennent au cours de l'année. Or, des millions d'années se sont écoulées sans que cet ordre ne dévie de la valeur d'un cheveu !



Et les navires qui voguent sur les mers et les océans chargés de lourds fardeaux emmenant les hommes où ils veulent et comme ils veulent. Une loi précise qu'ils doivent respecter, régit leurs rapports avec l'eau, sinon ils vont à leur perte en la transgressant.

L'eau des océans, des mers, des rivières, et d'ailleurs s'évapore sous l'effet du soleil, il en résulte des nuages.

Des vents divers les conduisent à des endroits déterminés où le climat est propice à ce qu'il pleuve sur une terre préparée à recevoir la pluie. Des rivières ont pour rôle d'acheminer cette eau à toutes les créatures vivantes et la vie s'y répand.
Allah a donc bien raison de dire : « Nous avons fait à partir de l'eau toute chose vivante. Ne croient-ils donc pas ? » (Sourate 21,verset 30)
Allah dit aussi :

« Nous lançâmes les vents comme facteurs de fécondation et Nous fîmes descendre du ciel une eau dont Nous vous avons abreuvés et dont vous ne détenez pas les réserves. » Sourate 15, « al-Hijr », verset 22
Ainsi, cet exposé prouve l'existence d'un Auteur Suprême, Sage, Savant et Capable. Aucun homme sensé ne peut affirmer le contraire. C'est pour cela que le verset se termine par cette Parole convaincante d'Allah :

« Ce sont là des signes pour des gens doués de raison. » Sourate 16 Les abeilles (An-Nahl). Verset 11

Pour des arguments supplémentaires, et mieux saisir cette sagesse infinie avec laquelle Dieu a préconçu la création des cieux, de la terre, de ce qu'ils renferment en eux, entre eux et autour d'eux, lisons les vérités scientifiques mentionnées par le professeur Sa'îd Hawwâ dans son livre Dieu , où il écrit entre autres :


1. Si l'écorce terrestre était plus épaisse qu'elle ne l'est de la valeur de quelques pieds, elle aurait absorbé tout le gaz carbonique et l'oxygène de l'atmosphère et la vie sur terre serait devenue impossible.

2. Si l'épaisseur de l'atmosphère était inférieure à ce qu'elle est, les météores qui se consument tous les jours par millions dans la couche externe de l'atmosphère frapperaient toutes les parties de la sphère terrestre et brûleraient toute matière combustible.

3. Si le soleil n'avait que la moitié de son rayonnement actuel nous serions gelés ; et si son rayonnement augmentait de moitié, nous serions depuis longtemps réduits en cendre.

4. Si la distance entre la lune et la terre était de vingt mille kilomètres au lieu de sa distance actuelle, les marées seraient si fortes que la terre serait entièrement submergée deux fois par jour par des flots capables d'éliminer les montagnes elles-mêmes.

5. Si le taux d'oxygène dans l'atmosphère était de 50% au lieu de 21 %, tout ce qui peut se consumer dans l'univers serait menacé d'inflammation, à tel point qu'il suffirait qu'une seule étincelle d'un éclair frappe un arbre pour brûler immanquablement toute une forêt.

6. Si le taux d'oxygène n'était que de 10%, la civilisation humaine n'aurait pas pu atteindre son niveau actuel.

7. Sans la pluie, la terre serait réduite à un désert sans vie. Sans les vents, les mers et les océans, la vie deviendrait impossible. Si l'évaporation de l'eau n'était pas différente de l'évaporation du sel, il n'y aurait pas de vie. Si la vapeur d'eau n'était pas moins dense que l'air, il n'y aurait plus de vie.

8. Si, dans l'atome, les électrons étaient collés aux protons et si les atomes étaient collés les uns aux autres au point d'annuler les espaces qui les séparent, le globe terrestre aurait le volume d'un oeuf. Où pourraient alors se trouver l'homme et les autres êtres vivants ?

9. Si les éléments ne se combinaient pas les uns avec les autres, il deviendrait impossible de trouver de la terre, de l'eau, des arbres, des animaux et des végétaux.

10. Sans les montagnes, la terre serait partie en éclats et n'aurait pas eu cette écorce terrestre propice à la vie.


Dis-moi donc, par Dieu, si tout cela est le produit d'une balance, d'une sagesse, d'une conception et d'une science universelle, ou est-ce le fruit du hasard, et qui a évolué par hasard et perdure par la force du hasard ?! Dieu est infiniment au-dessus de ce que disent les menteurs.

Allah dit : « Que l'homme regarde donc de quoi il a été créé. Il a été créé d'une eau jaillissante. Elle sort d'entre les lombes et les côtes. » Sourate 86 « L'astre nocturne », versets 5 -7

Allah dit aussi : « Nous avons certes créé l’homme d’un extrait d’argile. Puis Nous en fîmes une goutte de sperme dans un reposoir solide. Ensuite, Nous avons fait du sperme une adhérence; et de l’adhérence Nous avons créé un embryon; puis, de cet embryon Nous avons créé des os et Nous avons revêtu les os de chair. Ensuite, Nous l’avons transformé en une tout autre création. Gloire à Allah le Meilleur des créateurs! » Sourate 23, « Les croyants », versets 12-14

Allah - Exalté soit-Il - dit encore : « Il y a aussi des signes en vous-mêmes, n'avez-vous donc pas des yeux pour voir ? » Sourate 51 « Qui dispersent », verset 21

La réflexion sur le contenu de ces versets, comme l'un des indices prouvant l'Existence d'Allah , Puissant, Savant, Omnipotent et Sage, ne nécessite pas un grand effort, car ce qu'on a cité au sujet des phases progressives de la création de l'homme est une chose désormais bien établie par la science moderne, bien qu'ayant été formulée il y a déjà quatorze siècles ! Cela est la preuve du caractère miraculeux du Coran. Cela montre aussi que ce Coran provient d'un Seigneur existant et parfait.

L'étude de l'homme et des merveilles que comporte sa formation a toujours été le but de la recherche des spécialistes en la matière. La constitution de l'homme a toujours été la source de leur étonnement, si bien, qu'après de longues études, le docteur américain Alexis Karel, en collaboration avec d'éminents médecins et collaborateurs, écrivit son fameux livre L'homme, cet inconnu. Toute cette recherche concernait l'homme. Il a finalement affirmé que plusieurs zones de l'être humain étaient encore du domaine de l'inconnu. Parmi les choses étonnantes qu'il a citées au sujet de la constitution de l'homme, l'auteur dit :

« Le sang est un tissu, comme tous les autres tissus. Il se compose d'environ 30.000 milliards de globules rouges, et de 50 milliards de globules blancs. Mais ces cellules ne sont pas, comme celles des autres tissus, immobilisées par une charpente. Elles sont suspendues dans un liquide visqueux, le plasma. Le sang est un tissu mouvant, qui s'insinue dans toutes les parties du corps. Il porte à chaque cellule la nourriture dont elle a besoin. En même temps, il sert d'égout collecteur aux produits de déchet de la vie tissulaire. Mais il contient aussi des substances chimiques et des cellules capables d'opérer des reconstructions organiques dans les régions du corps où elles sont nécessaires. »

Il dit à propos de la peau de l'homme :

« La peau et ses dépendances jouent, à notre égard, le rôle d'un attentif gardien. Elles laissent entrer en nous certaines des choses des mondes physiques et psychologiques, et excluent les autres. Elles sont la porte toujours ouverte, et néanmoins surveillée, de notre système nerveux central. Il faut les considérer comme un aspect très important de nous-mêmes. »

Il dit encore : « Notre surface intérieure est beaucoup plus grande que celle de la peau. L'étendue couverte par les cellules aplaties des alvéoles pulmonaires est immense. Elle est approximativement égale à un rectangle de cinquante mètres de longueur et de dix mètres de largeur. »

Nous sommes donc en présence d'une usine chimique fabriquant plus de produits que n'importe qu'elle usine conçue par l'intelligence de l'homme. Et nous voici devant un réseau de communication plus dense que tous les systèmes de transport et de distribution que le monde ait jamais connu. Toutes ces opérations se réalisent sans encombrement et dans l'ordre le plus parfait. »

Si toutes ces opérations extraordinaires se font dans un tel ordre parfait, peut-on parler, dès lors, de hasard aveugle ? L'ordre ne s'oppose-t-il pas par principe à l'idée même du hasard ? En vérité, tout cela est I'oeuvre d'un Créateur Novateur et Sage. Est-ce I'oeuvre du hasard, ou est-ce I'oeuvre humaine ? Point du tout ! C'est I'oeuvre du Dieu unique pour Qui rien n'est impossible !

Ainsi, nous voyons qu'en observant les merveilles de la nature et de l'univers dans ses divers domaines et en les examinant en profondeur, on a la preuve qu'il y a là un plan préconçu et une finalité, et que ce plan est entièrement exécuté conformément à la volonté du Créateur.

À la lumière de tout cela, notre esprit doit reconnaître ses limites et son incapacité à atteindre les immensités de l'Infini. Nous n'avons d'autre choix que de reconnaître et de croire en l'existence du Créateur ordonnateur de toute chose, y compris des atomes, des planètes et des corps célestes.

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MessageSujet: Dires des phylosphe et savantss   Lun 2 Nov - 22:58





1. Dans une étude parue dans la revue Le Cosmos de l'année 1893, le professeur Mominia écrit, concernant l'existence d'Allah :



« Si nous supposons, en raisonnant par l'absurde, que l'univers a pris existence sans l'intervention d'un Etre capable d'agir, doué de volonté et libre de choisir ; et si nous supposons que les hasards répétés sont parvenus à faire un homme, est-il pensable que ces mêmes hasards créent un autre être lui ressemblant parfaitement dans sa forme apparente et différent de lui dans sa conformation interne : à savoir la femme, et ce dans le but de peupler la terre par les humains et d'en perpétuer l'espèce ? »

Il ajoute :« Est-ce que cela ne suffit-il pas pour prouver l'existence d'un Créateur Tout-Puissant, doué de volonté, qui a créé les êtres sans modèle précédent? Il en a fait des espèces diverses, a implanté dans chaque espèce des instincts appropriés, et l'a doté de dons naturels, sur lesquels repose son existence et qui lui permettent de se perfectionner. »



Le professeur Mohammad Farîd Wajdî a dit, en commentant ce témoignage :

« Nous disons à propos de cet argument sur lequel le professeur Mominia croit être le premier à attirer l'attention, qu'il est, en fait, extrait de cette Parole de Dieu - Exalté soit-Il - :

« Parmi Ses signes, Il a créé pour vous, issues de vous-mêmes, des épouses auprès desquelles vous trouvez quiétude et calme. Et Il a établi entre vous des liens de tendresse et de compassion. Il y a là des indices certains pour qui sait y réfléchir ! » [ Sourate 30, « Les Byzantins », verset 21 ]





2. Quant à Descartes, il prouve l'existence du Créateur, par le raisonnement suivant :

« ...Pour m'expliquer en un mot, qui fut Dieu. A quoi j'ajoutai que puisque je connaissais quelques imperfections que je n'avais point, je n'étais pas le seul être qui existât, mais qu'il fallait, de nécessité, qu'il y en eût quelque autre plus parfait, duquel je dépendisse, et duquel j'eusse acquis tout ce que j'avais. Car, si j'eusse été seul et indépendant de tout autre, en sorte que j'eusse eu, de moi-même, tout ce peu que je participais de l'être parfait, j'eusse pu avoir de moi, par même raison, tout le surplus que je connaissais me manquer, et ainsi être moi-même infini, éternel, immuable, tout connaissant, tout-puissant, et enfin avoir toutes les perfections que je pouvais remarquer être en Dieu. Car, suivant les raisonnements que je viens de faire, pour connaître la nature de Dieu, autant que la mienne était capable, je n'avais qu'à considérer de toutes les choses dont je trouvais en moi quelque idée, si c'était perfection, ou non, de les posséder, et j'étais assuré qu'aucune de celles qui marquaient quelque imperfection, n'était en Lui, mais que tous les autres y étaient. »



Il a dit encore :

« ....Je voyais bien que, supposant un triangle, il fallait que ses trois angles, fussent égaux à deux droits ; mais je ne voyais rien pour cela qui m'assurât qu'il y eût au monde aucun triangle. Au lieu que, revenant à examiner l'idée que j'avais d'un être parfait, je trouvais que l'existence y était comprise, en même façon qu'il est compris en celle d'un triangle que ses trois angles sont égaux à deux droits, ou en celle d'une sphère que toutes ses parties sont également distantes de son centre, et que par conséquent, il est pour le moins aussi certain que Dieu, qui est cet Etre parfait, est ou existe, qu'aucune démonstration de géométrie le saurait être. »

Descartes n'est arrivé à ces vérités qu'après s'être débarrassé de cet ensemble incohérent de croyances et de traditions héritées, et il a construit sa conviction sur des vérités scientifiques immuables.





3. Newton (1642-1727), était le plus grand astronome et physicien anglais de son siècle. On le considérait comme l'un des cerveaux exceptionnels apparus dans le monde. C'est lui qui a découvert la loi de l'attraction universelle (en 1687). Il inventa le télescope (1672), il trouva les bases du calcul différentiel ainsi que d'autres lois astronomiques. Une fois qu'il fut réputé pour sa finesse d'esprit et sa puissance de persuasion, les gens lui demandèrent de leur avancer un indice prouvant l'existence de Dieu et qui soit à la portée de leurs sens. Voici ce que fut sa réponse :

« Ne doutez pas de l'existence du Créateur ! Il est, en effet, impensable que ce soit la nécessité seule, qui dirige l'univers ! Car une nécessité aveugle, et échappant à tout changement, on ne peut imaginer qu'elle soit à l'origine de ce monde avec toute sa diversité et l'harmonie et l'ordre qui la caractérisent, et ce malgré le changement des temps et des lieux ! Disons plutôt que tout cela ne peut provenir que d'un Etre éternel doué de sagesse et de volonté. »



Puis il dit :

« Il est indéniable que les mouvements actuels des planètes ne peuvent naître de la seule action de l'attraction universelle, car cette force pousse les planètes vers le soleil. Mais pour que ces mêmes planètes tournent autour du soleil, il faut qu'il y ait une « Main » divine qui les maintienne sur la ligne de leurs orbites. »





Puis il dit :

« Il est tout à fait évident, qu'il n'y a aucune cause naturelle qui soit capable d'orienter toutes les planètes et leurs satellites pour qu'ils tournent dans une seule direction et sur un même niveau sans la moindre variation notoire. L'observation de cet ordre prouve l'existence d'une sagesse régnant sur le tout... Aucune cause naturelle n'est capable de donner à ces planètes et à leurs satellites ces degrés de vitesses minutieusement proportionnées à leurs distances par rapport au soleil et au centre du mouvement.

Ces proportions sont indispensables pour que ces corps célestes se déplacent suivant des orbites ayant toutes un même centre commun. Mais pour qu'un tel ordre se trouve entre tous leurs mouvements, il faut qu'il existe une « Cause » qui connaisse ces substances, et compare les quantités de matières présentes dans les divers corps célestes, comprenne la force d'attraction terrestre émanant de chacun d'eux, évalue les distances entre les planètes et le soleil, entre leurs satellites et Saturne, Jupiter et la terre, et enfin fixe la vitesse selon laquelle ces planètes et leurs satellites peuvent tourner autour de corps célestes pouvant leur servir de centre de révolution.

Donc l'existence harmonieuse de tous ces éléments, l'ordre qui les régit, malgré leur diversité, tout cela témoigne de la nécessité de l'existence d'une « Cause », qui n'est ni aveugle, ni un contingent né du hasard. Il s'agit d'une « Cause » connaissant parfaitement les sciences de la cinétique et de la géométrie. »



Il dit ensuite :

« Cela n'est pas tout ! Car Dieu est indispensable pour faire tourner ces corps célestes les uns autour des autres (c'est une chose qui ne peut provenir de la simple force d'attraction).

Dieu est indispensable aussi pour déterminer l'orientation de ces rotations, afin qu'elles concordent avec la rotation des planètes (nous voyons cela dans le cas du soleil et des planètes avec leurs satellites, alors que les comètes tournent dans n'importe quelle direction). »



Puis il ajoute :

« Une autre chose concerne la constitution des corps célestes. Comment les atomes dispersés ont-ils pu se diviser en deux catégories : la partie éclairante d'entre eux s'est assemblée en un endroit pour constituer les corps éclairants par eux-mêmes, à l'exemple du soleil et des étoiles.

La partie obscure s'est assemblée dans un autre endroit pour former les corps sombres, comme les planètes et leurs satellites. On ne saurait concevoir un tel résultat en l'absence d'une intelligence infinie ! »



Il dit encore :

« Comment les corps des animaux ont-ils été faits avec tant de perfection ? Par quelle finalité a-t-on ainsi organisé les différentes parties de leurs corps ? Peut-on concevoir que l'on puisse fabriquer l'oeil qui voit sans une connaissance préalable de l'optique et de ses lois ?

Peut-on concevoir que l'on puisse fabriquer l'oreille sans connaître les lois de l'acoustique ? Comment les mouvements des animaux se renouvellent-ils par leur volonté, et comment ont-ils acquis cette intuition innée ?... »



Newton conclut :

« Toutes les créatures vivantes, qui sont conformes aux modèles les plus beaux et les plus parfaits, ne sont-elles pas un indice prouvant l'existence d'un Dieu absolu, exempt de toute similitude avec tout être? Un Dieu vivant, sage, voyant par Lui-même l'essence même de toute chose. »

[ Source : René Descartes, Discours et Méthodes, p 496 - 497 ]





4. Le très grand savant anglais (d'origine allemande) Sir William Herschel (1738-1822), fondateur de l'astronomie stellaire, entre autres a dit :

« Plus le domaine de la science s'étend, plus nombreux deviennent les arguments puissants et irréfutables prouvant l'existence d'un Créateur éternel à la puissance illimitée et infinie. Les géologues, les mathématiciens, les astronomes et les naturalistes ont tous collaboré à bâtir l'édifice de la science, qui est, en vérité, le socle de la Grandeur suprême de Dieu l'Unique. » [ Source : René Descartes, Discours et Méthodes, p 503 ]



5. Le grand physiologiste français Linier a dit :

« Dieu cet Etre éternel, Grand, Omniscient et Omnipotent S'est révélé à moi à travers les merveilles de Sa création au point que je fus saisi d'ébahissement et de perplexité ! Quelle puissance, quelle sagesse et quelle force d'invention sont-elles plus merveilleuses que celles qui ressortent des oeuvres de Sa « Main », aussi bien les plus petites que les plus grandes ?


Les profits que nous tirons de ces créations témoignent de l'immensité de la Miséricorde de Dieu qui les a soumises à notre service. De même que leur beauté et leur harmonie indiquent l'étendue infinie de Sa sagesse. Leur préservation de tout anéantissement et leur renouvellement continu confirment la Majesté et la Grandeur de Dieu. » [ Source : René Descartes, Discours et Méthodes, p 504 ]





6. Le professeur Camille Flammarion, astronome français (1842-1925) a dit :

« L'athéisme est trop méprisable pour se réclamer de la science ou de la raison ou pour mériter le nom d'une quelconque idéologie ! II est trop insignifiant et trop petit pour avoir droit de cité ! L'athéisme n'est qu'une illusion suggérée à des esprits prédisposés à recevoir les injonctions sournoises des démons !

Le sentiment de la foi se confond dans le coeur de l'homme plus que tout autre sentiment. Celui qui la renie n'en est pas moins sensible que tout autre ! Bien au contraire, il se peut que son simulacre de refus et de négation soit une preuve parlante qu'il est l'homme le plus sensible à son influence, mais il a perdu la voie droite, pourtant bien claire, si bien que sa perplexité l'a jeté dans les labyrinthes inextricables des théories, qui ne sont, en vérité, que des couches superposées de ténèbres.

Pour fuir la foi, il se réfugie dans les spéculations abstraites et les sophismes qu'il aurait certainement jetés au rebut s'il les avait soumis au jugement de sa saine nature. Il aurait, de même, compris que ses véritables sentiments et ce que lui dicte son imagination sont diamétralement opposés. Si un jour, on nous demandait: « quel est l'homme qui se ment le plus à lui-même'? » Nous dirions, sans aucune hésitation : «C'est l'athée !».

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MessageSujet: expériences   Lun 2 Nov - 23:02





1. L'homme moderne a atteint le summum dans le domaine des sciences de ce monde et dans ses recherches. Si l'on compare cette connaissance à celle de ses prédécesseurs, on peut à juste titre parler de miracle !

Malgré cela, quand il est arrivé sur la lune et a vogué dans les espaces lointains, il a senti qu'il n'était qu'un grain de poussière dans un monde infini, une goutte dans un océan sans rivages. II a constaté que la grandeur de la science résidait dans le fait, qu'elle a permis à l'homme de découvrir sa petitesse par rapport à la Puissance illimitée et la Grandeur infinie de Dieu - Exalté soit-Il -.



2. Il arrive souvent que les scientifiques s'accordent sur une chose à la suite de travaux assidus, d'expériences et de recherches de longue haleine; puis ils font marche arrière, quand il leur apparaît que ce résultat et cet aboutissement sont à l'opposé de ce qu'ils ont admis et estimé être la vérité par excellence !

Pour illustrer, citons un événement familial, dont le monde est au courant dans les moindres détails :

Ma soeur était atteinte d'une maladie « incurable ». Tous les spécialistes étaient catégoriques qu'elle n'avait aucun espoir de guérison. Au bout d'un certain temps son mal empira. Quand son médecin traitant l'examina à nouveau, il répéta le même diagnostic, affirmant que son heure était proche. II alla jusqu'à lui délivrer un certificat de décès pour éviter à la famille la fatigue du trajet jusqu'à son cabinet ! Son état physique était, en effet, conforme à ce que les médecins ont affirmé, présentant tous les signes connus annonçant sa mort prochaine. Toute la famille s'était déplacée pour les derniers adieux, on lui a même préparé un cercueil ! On avait même fixé le lieu où allait être reçues les condoléances. Tous les membres de la famille veillèrent toute la nuit à son chevet en attendant sa dernière minute.

Mais toutes leurs prévisions s'avérèrent fausses, et la malade ne mourut pas. Bien au contraire, elle commença à la fin de la nuit à bouger comme les vivants, et elle recouvrit pleinement sa santé. II s'ensuivit une guérison totale ! Elle est encore en vie ! Et c'est une vraie maîtresse de maison !

N'est-ce point là un miracle ? On a déjà entendu parler de plusieurs miracles de ce genre ! La question qui s'impose à nous, dès lors : « Qui donc se tient derrière tout cela ? » La réponse est : « C'est Dieu et personne d'autre ! »



3. Dans son livre intitulé Dieu - Que soit magnifiée Sa Grandeur -, le professeur Sa'îd Hawwâ a relaté le récit suivant :

« La radio de Damas a annoncé dans son bulletin d'information du 10 janvier 1965, à trois heures moins le quart de l'après-midi, d'après la Revue des Recherches Médicales, éditée en Angleterre : « Un jeune homme a souffert durant treize années d'une maladie chronique. Toutes les interventions de la médecine n'ont pas réussi à le soulager. Il reçut finalement la visite du dernier médecin, qui, à la fin de son examen, conclut qu'il n'y avait aucune chance de guérison. C'est alors que le patient lui demanda sur le ton du désespoir: « Aucune chance ! Docteur ? » Le docteur lui confirma le diagnostic, et lui répondit, sans grande conviction : « Il vous reste une seule chance ! Prier Celui qui est du ciel ! Invoquez-Le ! » C'est alors que le jeune homme qui avait souffert durant treize ans, se vit, pour la première fois, levant ses mains au ciel, invoquant Dieu ! Une semaine après, le médecin lui rendit visite, et qu'elle fut grande sa surprise ! II le trouva complètement rétabli, guéri d'une maladie que les médecins furent incapables de soigner ! »



4. Un autre argument, concerne chacun d'entre nous ! N'est-on jamais sorti de chez soi avec l'intention d'exécuter une chose pour laquelle on avait tout préparé et en y mettant tous ses efforts ? Puis voilà, qu'on y renonce à la dernière minute, comme si l'on était dirigé par une force mystérieuse qui nous poussait à faire un autre choix, auquel on n'avait jamais pensé auparavant, ni passé de longues nuits pour s'y préparer ! On se rend compte par la suite que le bien était dans ce que l'on a pu faire et non dans ce qui nous a échappé.

Qui a pu nous détourner de notre première décision ? Qui nous a fait obtenir le contraire de ce que l'on voulait ? C'est bien Dieu ! Lui qui détient dans Sa « Main » la Création et la décision, et qui « s'interpose entre l'homme et son propre coeur ».

5. L'une de nos connaissances ou nous-mêmes, n'avons-nous pas été éprouvés, ne serait-ce qu'une fois dans notre vie, par un malheur, à la suite duquel nous avons senti que tous les êtres vivants ne pouvaient nous en délivrer, et qu'ils étaient trop faibles pour nous secourir ?

Il se peut bien qu'eux-mêmes voulaient aussi notre malheur et élaboraient contre nous les pièges les plus perfides. Une fois avoir désespéré des hommes, et perdu tout espoir, tout à coup une lueur apparaît, un éclair d'espérance jaillit dans notre coeur et la sérénité nous remplit de paix sans pourtant savoir la source de tout cela. Puis, après quelques heures, quelques jours ou quelques mois, tout désespoir se dissipe, les ténèbres s'effacent et défile devant nos yeux un cortège d'espoirs variés chassant les hordes du désespoir. Les lumières de la victoire remplacent les ténèbres de la défaite et, derrière cela, se dessine une Puissance qui a tourné le gouvernail de la vie pour nous.

Nous voilà alors plein de compassion pour notre ennemi et pour celui qui nous a accablé de son injustice. Il était pourtant dans un passé proche ou lointain la cause du désespoir et des peines. Qui donc a changé et renversé les choses malgré cette impuissance totale qui ne nous quittait plus, alors que nos ennemis détenaient la puissance et les moyens de nous faire du mal ? Qui nous a accordé, cette victoire ? Qui donc fait revivre et redonne puissance et considération ? Qui donc rend cet espoir perdu et ramène la sécurité dans notre propre vie ?

Avouons sans attendre : « C'est Dieu ! »

Dieu - Exalté soit-Il - dit :

« Dieu ne suffit-il pas à Son serviteur (comme soutien et comme protecteur ?). Et ils cherchent à t'effrayer, par leurs divinités d'emprunt. En vérité, celui que Dieu égare, nul ne peut le guider. Celui que Dieu guide nul ne peut plus l'égarer. Dieu n'est-Il pas l'Irrésistible, Le détenteur du pouvoir de châtier ! » [ Sourate 39, « Les groupes», versets 36-37 ]

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MessageSujet: conclusion   Lun 2 Nov - 23:04



La foi en l'existence de Dieu - Exalté soit-Il - est naturellement enfouie dans tout être humain. La dignité de l'humanité est issue de cette foi. Toutes les espérances qui permettent à l'homme de survivre n'ont d'autre source que l'existence d'une Entité suprême donatrice de toutes ces espérances. C'est elle le soutien sur lequel l'homme s'appuie, qu'il la reconnaisse ou la renie.

Quand l'homme n'a pas de foi rayonnant dans tout son être, il devient comme une plante fanée, car il a perdu la substance même de la vie.

Tout coeur vide des scintillements de la foi ressemble plutôt à un tronc dont on a coupé les racines. Il se dessèche alors et n'est plus bon que pour le feu.

Toute raison qui n'a pas reçu les ondes de cet émetteur divin (la foi), se voit couper du bien, du bonheur et des causes du salut. Tout sentiment qui n'a pas été arrosé avec la douceur de la foi, est un sentiment bestial guidé par un esprit démoniaque.

Finalement (et non définitivement), en analysant minutieusement l'attitude des deux groupes - celui des croyants et celui des mécréants qui renient l'existence de Dieu - Exalté soit-Il -, on trouve ceci :

1. Ceux qui croient en Dieu, avec à leur tête les Prophètes, les Messagers et les savants qui traduisent leur science en actes, et ont voué leur vie au service de l'humanité par compassion et amour, ceux-là sont différents des négateurs au coeur dur et cruel, qui sont oppresseurs et destructeurs de toutes les valeurs morales.

2. Ceux qui croient en Dieu, malgré leurs divergences au sujet des Attributs de Dieu et sur leurs devoirs envers Lui, représentent la majorité absolue des habitants de la terre.

Quant aux négateurs, ils ne sont qu'une minorité écrasée et méritent à peine d'être cités.

3. Les négateurs n'ont jamais avancé aucun argument valable pour confirmer leurs dires. Ils se tiennent totalement impuissants devant les défis et les preuves des croyants.

C'est avec un bonheur immense que le croyant lit ces Paroles de Dieu :



« Voilà la création d’Allah. Montrez-Moi donc ce qu’ont créé, ceux qui sont en dehors de Lui ? » [ Sourate 31, « Louqmân », verset 11 ]



Que les négateurs répondent donc à cette question que Dieu leur adresse ! Allah dit :


« Ont-ils été créés par un hasard fortuit ? Ou bien sont-ils leurs propres créateurs ? Auraient-ils créé les cieux et la terre ?
Que non ! Mais ils n'en sont nullement convaincus. » [ Sourate 52, « Le Mont », versets 35-36 ]



Après cette déclaration divine, vit, ô Croyant, dans la sécurité et le bonheur de la foi, et dans le délice de la connaissance émanant de Dieu, Le Très Miséricordieux par essence et par excellence !

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MessageSujet: Les noms divins   Mar 3 Nov - 8:06





Le Saint Coran nous enjoint d'invoquer Allah par le biais de Ses attributs :



« C'est à Dieu qu'appartiennent les plus beaux attributs. C'est à Allah qu'appartiennent les noms les plus beaux. Invoquez-Le par ces noms et laissez ceux qui profanent Ses noms:
ils seront rétribués pour ce qu'ils ont fait. » Sourate 7 - Al-A'raf - verset 180


« Dis : Invoquez Dieu ou invoquez Le Tout-Miséricordieux. Lequel vous invoqueriez, Il a les attributs les plus beaux... » Sourate 17 Al-Isra - Le voyage nocturne - verset 110


« C'est Lui Dieu, Le Créateur, Celui qui crée la vie, Le Façonneur. Il a les attributs les plus beaux. Tout ce qui est dans les Cieux et en Terre proclame Sa Gloire. C'est Lui Le Puissant et Le Sage. » Sourate 59 Al-Hasr - L'exode - verset 24

Allah nul autre dieu que Lui, C'est à Lui qu'appartiennent les plus beaux attributs.

Nous proclamons la grandeur de Dieu - Exalté soit-Il - , et sollicitons Ses bénédictions à l'égard de Son noble Messager Muhammad , car c'est par lui que nous est parvenue la Vraie connaissance de Dieu et de Ses Attributs.



Il nous a enseigné que Dieu est unique et possède quatre-vingt-dix-neuf attributs. « Allah » est un nom propre par excellence signifiant « Dieu ». Il n'admet pas de pluriel et aucune forme dérivée n'est possible à partir de lui. Il porte en lui-même une connotation de Perfection et de Beauté. Allah est le nom de l'Etre Divin Unique, qui se distingue de tous les autres attributs appelés Al-Asmâ' Al-Husnâ, c'est-à-dire littéralement « les plus beaux noms ». Quatre-vingt-dix-neuf de ces attributs sont mentionnés dans le Noble Coran.

Un attribut a été gardé secret par Dieu et il est appelé Al-Ism Al-A'zam : le nom de Dieu le plus sublime. Les opinions des juristes musulmans divergent dès lors qu'il s'agit de définir ce plus grand nom.

Selon les Traditions Prophétiques suivante, le Tout-Puissant possède un « Nom Exalté » qui se trouverait, d'après le Messager de Dieu , soit dans la sourate La Vache, soit dans la sourate La famille d'Imran.

Asma fille de Yazîd a rapporté que le Messager de Dieu a dit : Le Plus Grand Nom d'Allah est dans ces deux versets :

Votre Dieu est un seul et même Dieu. Point d'autre divinité que Lui, Le Tout-Miséricordieux, Celui qui exerce Sa Miséricorde Sourate 2, Al baqarah - la Vache - verset 163

Alif-Lâm-mim. Dieu! Nulle autre divinité que Lui. Le Vivant, qui veille éternellement à la bonne marche de toute chose. ( Rapporté par At-Tirmidhi, Abou Daoud, Ibn Mâja et Ad-Darami )

Les attributs de Dieu qui figurent dans ces deux groupes de versets sont :


Anas a rapporté le fait suivant :

« J'étais assis aux côtés du Messager de Dieu , que la paix et le salut soient sur lui, dans la Mosquée lorsqu'un homme effectuant sa prière, formula l'invocation suivante :

« Ô Mon Dieu, je T'implore car c'est à Toi qu'appartient toute louange. Il n'y a de dieu que Toi, Tu es Le Plus Miséricordieux, Celui dont la Grâce est la Plus Grande, l'Existenciateur des Cieux et de la Terre. Ô Seigneur plein de Majesté et de Gloire, Ô Toi Le Vivant, L'Immuable, c'est Toi que j'implore ! »

L'ayant entendu, le Messager de Dieu dit : « Cet homme a invoqué Dieu par Son Nom le Plus Sublime. Dieu répond à l'appel de celui qui l'invoque par Lui et satisfait sa requête. » ( Rapporté par At-Tirmidhi, Abou Daoud, An-Nasaï et Ibn Mâja )

Une autre tradition prophétique laisse à penser que ce nom pourrait être Al-Ahad : (L'Unique) ou encore As-Samad (L'Eternel).

Burayda a rapporté que le Messager de Dieu , que la paix et le salut soient sur lui, entendant un homme dire :

« Ô Dieu ! Je T'implore, car j'atteste que c'est Toi Dieu, nul autre dieu que Toi, L'Unique, L'Eternel qui veille sans cesse sur Ta création, Qui n'a pas engendré et n'a pas été engendré. Nul n'est semblable à Lui .»

Puis a dit : « Cet homme a invoqué Dieu par Son Nom le Plus Sublime. Lorsqu'Il est ainsi imploré, II répond à l'appel du serviteur et l'exauce. » ( Rapporté par At-Tirmidhî et Abou Daoud )

Aicha a dit que « Yâ Rabb » (Ô Seigneur) constitue le nom de Dieu le Plus Sublime.


L'ordre adopté par le Saint Coran dans l'exposé des attributs divins est un ordre hautement scientifique. Le Nom qui donne à la seigneurialité sa forme concrète « Allah » apparaît en premier dans la première sourate du Coran, il est suivi par « Rabb » (Seigneur), le plus important des attributs. Allah n'a ni épouse ni fils ( sourate 6, verset 10)

Revêtant une importance presque égale à celle conférée à l'attribut « Rabb », suivent toujours dans la même sourate, la première du Coran, les attributs Ar-Rahman, Ar-Rahim et Al-Malik. Ces trois noms, en fait, montrent comment l'attribut de Rubûbiyya [seigneurialité] est mis en application.

Tous les attributs de Dieu sont absolus. Celui relatif à Sa Perfection possède un éclat distinct et Le révèle comme étant la Lumière qui ne comporte aucun point d'ombre. Les attributs sont tels des rayons de couleurs différentes obtenus à la sortie d'un prisme, ils sont à l'entrée, combinés de façon merveilleusement belle en un seul rayon de lumière et de vie.

La Toute-Puissance est l'attribut de Dieu d'où découlent les autres aspects de Sa Perfection. En effet, Son Omnipotence fait que Sa Sagesse et Sa Bonté sont à la mesure de Sa Volonté.

Ainsi, Ses décrets sont immuables et Ses commandements inaltérables. Et c'est pour cela que dès qu'IL donna Son ordre et qu'IL prononça le mot « kun » (sois), la vie prit forme et apparut.

En Allah réside toute perfection et en Lui se trouve la plénitude absolue. Allah est la source de toute vie, Il est le Tout-Sage, la source de toute pureté et de toute droiture.

Ses quatre-vingt-dix-neuf attributs se complètent les uns les autres dans une totale harmonie, telles les couleurs de l'arc en-ciel qui au sein d'un faisceau de lumière blanche, se trouvent mélangées.

Allah incarne par excellence les qualités d'affection, d'amour, de bienveillance, de compassion et de miséricorde, Il est Celui qui décuple les récompenses, apporte paix et sécurité.

Bien qu'Il créa de grandes choses telles le soleil et les étoiles, Il pense avant tout aux êtres humains. Pour eux, Il a tout créé. Même la plus petite fleur ou le plus petit oiseau n'échappe pas à Son regard. Il est Le Créateur, Le Tout-Puissant. Son Nom est Allah , mais nous pouvons L'invoquer par d'autres noms sacrés, Ses attributs.

Abou Hourayra a rapporté que le Messager de Dieu a dit :

« Dieu a quatre-vingt-dix-neuf attributs, celui qui les retient en mémoire entrera au Paradis. En vérité, Dieu est Impair (car II est Unique) et II aime le nombre impair. »

Dans la version rapportée par Ibn `Umar , il est dit :

« Celui qui les énumère entrera au Paradis. » ( Rapporté par Muslim )

L'Islam a beaucoup insisté sur la nécessité de se souvenir d'Allah , cela constituant l'esprit (vital) de la vie de l'homme, dans ce monde comme dans l'autre. Le Coran et la Tradition prophétique soulignent l'importance pour les croyants d'avoir le coeur illuminé par le souvenir de Dieu. Le coeur de l'homme est constamment en proie à de nombreux sentiments futiles et frivoles, à beaucoup de vices, de tentations, etc., et le souvenir de Dieu est l'acte qui draine vers lui les bénédictions divines et procure à l'homme une grande récompense.

Allah dit :

« Evoquez-Moi (par la pensée et les actes) et Je vous aurai présents à l'Esprit, rendez-Moi Grâce et ne Me reniez point ! » Sourate 2 Al Baqarah - La Vache - verset 152

Il a également dit:

« Evoque Ton Seigneur en toi-même dans tes humbles supplications et dans ta peur, sur un ton plus bas que ton franc-parler, à l'aube et au soleil couchant, et ne sois pas parmi les distraits. » Sourate 7 - Al Araf - verset 205

Voici encore d'autres versets concernant le souvenir d'Allah :


« Ceux qui ont cru et dont les coeurs se rassurent à l'évocation de Dieu. N'est-ce point à l'évocation de Dieu que les coeurs se rassurent ? » Sourate 13 Ar-Raad - le Tonnerre - verset 28

« ... Et l'évocation de Dieu est bien plus haute encore... »
Sourate 29 Al Ankabut - l'araignée - verset 45

« Ô vous qui avez cru ! Evoquez abondamment Dieu. »
Sourate 33 Al Ahzab - Les Coalisés - verset 41



Les versets qui précèdent ordonnent de façon claire aux croyants de se souvenir de Dieu ; les bienfaits découlant du rappel, comprennent notamment la sérénité face au destin, la bénédiction d'Allah , la piété, la consolidation de la foi et l'abstention des péchés et des vices. Et par-dessus tout il y a le fait qu'Allah se souvienne de nous, ce qui est à même de changer le cours de notre vie, dans notre plus grand intérêt ici-Bas et dans l'au-Delà à la fois.

Le Prophète ne cessa d'exhorter ses compagnons à garder leurs coeurs illuminés par l'évocation de Dieu .

Car le coeur est la source de tous les actes, droits ou déviés, ainsi que le siège de toutes les pensées pures ou impures ; aussi, lorsqu'un croyant néglige l'évocation de Dieu , il devient la proie de mauvaises inspirations, ce qui le fait succomber au vice. Tandis que lorsqu'il est habité par le souvenir de Dieu, ses pensées s'en trouvent purifiées, et son être s'oriente vers la voie de la rectitude.

Ibn `Abbas a rapporté que le Messager de Dieu a dit :

« Satan tient solidement le coeur de l'homme; lorsque ce dernier se souvient de Dieu, il lâche prise, tandis que si l'homme devient oublieux, il se met à engendrer les maladies du coeur. » Rapporté par Al-Boukhari.

Le Messager de Dieu a dit également que :

« Toute chose a besoin d'être polie, or ce qui polit le coeur c'est l'évocation de Dieu. »
( Rapporté par Al-Bayhaqi )



En résumé, l'évocation de Dieu constitue la meilleure et la plus sage des occupations. Ses bienfaits sont innombrable et la satisfaction qu'elle apporte ne peut être mesurée. L'évocation et le souvenir de Dieu doivent sans cesse nous accompagner, quelque que soient les occupations qui sont les nôtres. C'est ainsi que nous demeurerons préservés des vices et que notre vie spirituelle et mondaine s'en trouvera améliorée.

L'évocation d'Allah soulage des soucis qui rongent le coeur. Nos lecteurs, nous l'espérons, se décideront à régulièrement évoquer Allah , matin et soir, par le biais de Ses attributs en plus de la lecture du Coran, pour la plus grande joie de leurs coeurs.



Muhammad Iqbal Siddîqi
( Les Noms Divins selon le Coran et la Sunna - Éditions Maison d'Ennour )





Les noms d'Allah révélés sont nombreux. Une partie d'entre eux est mentionnée dans le Coran et une partie dans la Sunnah. Ce ne sont pas de simples noms dépourvus de tout sens, mais ce sont tous des noms qualificatifs. C'est-à-dire qu'ils nomment et qualifient Allah, cependant l'essence nous est inconnue.

Ce point est fondamental et mérite toute l'attention du croyant. Ainsi, le devoir de tout musulman est de connaître les noms d'Allah . Les connaître signifie retenir les noms et leur significations. Cela permet de mieux connaître Celui que l'on adore.


Allah
Dieu
Il est la divinité adorée, Celui qui possède la divinité et l'adoration de la part de toutes Ses créatures du fait qu'Il s'est caractérisé par les attributs divins, attributs parfaits.

" C'est Lui Allah. Nulle divinité autre que Lui, le Connaisseur de l'Invisible et du visible.
C'est Lui le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux " [ Sourate 59 - L'Exode - verset 22 ]

" Sache donc qu'en vérité il n'y a point de divinité à part Allah et implore le pardon pour ton péché,
ainsi que pour les croyants et les croyantes " [ Sourate 47 - Mohammad - verset 19 ]

Ar-Rahmân
Le Tout Miséricordieux






Tous ces Noms se rapprochent dans leur signification et ils prouvent la caractérisation du Seigneur par la miséricorde, la bienfaisance, la générosité, la bonté, Sa vaste miséricorde et Sa grâce qui ont embrassé toutes les créatures existantes, selon ce que Sa sagesse a décrété.

Il a attribué plus particulièrement aux croyants une large part, de même que la meilleure portion de ces caractères comme Il le dit :

" Ma miséricorde embrasse toute chose, Je la prescrirai à ceux qui (Me) craignent "
[ Sourate 7 - Al-A'râf - verset 156 ]


Ar-Rahîm
Le Très Miséricordieux

Al-Mâlik
Le Roi

Al-Qudûss
Le Pur

As-Salâm
Le Pacifique

Al-Mumin
Le Sécurisant

Al-Muhaymin
Le Dominateur Suprême

Al-'Azîz
Le Tout Puissant

Al-Jabbâr
L'Imposant

Al-Mutakabbir
L'Orgueilleux

Al-Khâliq
Le Créateur

Al-Barî
Le Créateur

Al-Musawwir
Le Formateur

Al-Ghaffâr
L'Infini Pardonneur

Al-Qahhâr
Le Tout Dominateur

Al-Wahhâb
Celui qui octroie

Ar-Razzâq
Le Grand Pourvoyeur

Al-Fattâh
Le Grand Juge

Al-'Alim
L'Omniscient

Al-Qabid
Celui Qui saisit

Al-Bâsit
Le Généreux

As-Sami'
L'Audient

Al-Basîr
Le Clairvoyant

Al-Hakam
Le Juge

Al-'Adl
Le Juste

Al-Latif
Le Doux

Al-Khabir
Le Bien Informé

Al-Halîm
Le Très Doux

Al-'Azîm
L'Immense

Al-Ghafûr
Le Très Pardonneur

Ach-Chakûr
Le Très Reconnaissant

Al-'Alî
Le Très Haut

Al-Kabîr
Le Très Grand

Al-Hafiz
Le Très Bienveillant

Al-Jalîl
Le Sublime

Al-Karîm
Le Généreux

Ar-Raqib
Celui Qui surveille

Al-Mujib
Celui Qui répond

Al-Hakim
Le Sage

Al-Wadûd
Le Tout affectueux

Al-Majid
Le Tout Glorieux

Ach-Chahid
Le Grand Témoin

Al-Haqq
La Vérité

Al-Wakil
Le Très Confiant

Al-Qawiy
Le Très Fort

Al-Hamid
Le Loué

Al-Mubdi'
Celui Qui commence la création

Al-Mu'îd
Celui Qui la refait

Al-Hayy
Le vivant

Al-Qayyum
Celui Qui subsiste par Lui-Même

Al-Wâhid
L'Unique

Al-Ahad
Le Seul

As-Samad
L'Absolu

Al-Qadir
Le Très Puissant

Al-Awwâl
Le Premier

Al-Âkhir
Le Dernier

Az-Zâhir
L'Apparent

Al-Bâtin
Le Caché

Al-Barr
Le Bienfaisant

At-Tawwâb
L'Accueillant au repentir

Al-'Afuw
Le Très Indulgent

Ar-Ra-ûf
Le Bienveillant

Alladhi lahou-l-Mulk
Celui qui possède la Royauté

Dhu-l-Jalâli wa-l-ikram
Le Plein de Majesté et de Magnificience

Jâmi'u-n-Nâs
Le Rassembleur des gens

Al-Ghaniy
Le Riche

Al-Mughniy
Celui Qui enrichit

Al-Mâni'
Celui Qui restreint

An-Nûr
La Lumière

Al-Hâdi
Celui Qui guide

Ach-Châkir
Le Plein de gratitude

Ar-Rachid
Celui Qui oriente

Al-Kâfiy
Celui Qui suffit

Al-Wâsi'
Le Vaste

Al-Basit
Celui Qui étend

Al-Jawwâd
Le Prodigue

Badi'u-s-Samâwati wa-l-ard
Le Créateur des cieux et de la terre

Al-Muhît
Celui Qui embrasse toute chose

Al-Mu'lî
Celui Qui octroie

Al-Fa'âlu li mâ yurid
Celui Qui fait ce qu'Il veut

Al-A'lâ
Le Plus Haut

Al-Matin
Le Très Ferme

Al-Qarib
Le Très Proche

Al-Fâtir
Le Façonneur

Al-Hasib
Celui Qui compte

Les bienfaits et les grâces sont les traces de Sa miséricorde, de Sa générosité, de Sa bonté ; de même que les bienfaits de cette vie d'ici-bas et de l'au-delà sont eux aussi les traces de Sa miséricorde.

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MessageSujet: Sa Parole : le Coran   Ven 6 Nov - 7:47



Le Saint Coran

Le Coran ... Une Lumière

L'humanité a eu connaissance des commandements de Dieu par deux voies : la première est la parole d'Allah , la seconde est l'oeuvre des prophètes qui ont été choisis par Dieu afin de communiquer sa volonté aux êtres humains. Ces deux voies vont de pair et toute tentative pour connaître la volonté de Dieu en négligeant l'une ou l'autre est illusoire.

Les Hindous, délaissant leurs prophètes, se plongèrent dans leurs livres qui se révélèrent être des labyrinthes dans lesquels ils s'égarèrent. Les Chrétiens, quand à eux, ne prêtèrent guère d'intérêt au livre d'Allah et n'accordèrent d'importance qu'au Christ, non seulement ils lui donnèrent rang de divinité, mais ils négligèrent jusqu'à l'essence du monothéisme (Tawhid) contenu dans la Bible.

En réalité, les principales écritures révélées avant le Coran, c'est-à-dire l'Ancien Testament et l'Évangile, n'ont été transcrites sous formes de livres qu'après le temps des prophètes (et se fut alors après traduction) car les disciples de Moïse et de Jésus ne firent que peu d'efforts pour préserver ces révélations du vivant de leurs prophètes. Elles ne furent écrites que longtemps après la disparition de ceux auxquels elles avaient été révélées. C'est ainsi que la Bible telle que nous la connaissons aujourd'hui (l'Ancien et le Nouveau Testament) est l'agencement de plusieurs récits (qui concernent les révélations primitives et dont nous ne possédons que les traductions) ainsi que des ajouts, changements et suppressions qui y ont été faits par les disciples.



A l'opposé, le Coran (le dernier livre révélé par Allah ) subsiste dans sa forme originale. Allah a révélé lui-même à ce qu'il soit préservé. C'est la raison pour laquelle le Coran a entièrement été écrit du vivant du Prophète Mohammad sur des feuilles de palmier, des morceaux de parchemin, des os...

De plus, des milliers de compagnons du Prophète mémorisèrent le Coran dans sa totalité. Le Prophète lui-même le récitait à l'ange Jibril (Gabriel) [...].

Plus tard, le premier Calife Abou Bakr chargea Zeid Ibn Thabit , le scribe du Prophète, de rassembler les écrits du Coran en un seul volume qui ne quitta pas Abou Bakr jusqu'à sa mort.

Il passa alors aux mains du second Calife Omar , puis à celles de Hafsa [ qu'Allah soit satisfait d'elle ] , l'épouse du Prophète .

Le troisième Calife Othman fit faire plusieurs copies de ce volume original et les expédia dans les différents territoires musulmans. Le Coran fut méticuleusement préservé car il devait être le livre des commandements qui allaient guider l'humanité pour l'éternité. C'est pour cette raison qu'il ne s'adresse pas seulement aux Arabes bien qu'il fut révélé dans leur langue. Il s'adresse à l'homme en tant qu'être humain.



L'application des préceptes coraniques est démontrée par la vie exemplaire de Mohammad ainsi que par celles de tous les bons musulmans.

Le Coran renferme des règles qui, s'appuyant sur les ressources accessibles à l'homme, ont pour but le bien être de l'individu. La sagesse coranique décide en toute chose. Elle ne condamne ni ne martyrise la chair mais elle ne néglige pas l'âme. Elle ne donne pas forme humaine à Dieu et elle ne défie pas l'homme. Chaque chose a sa place dans la création.

Ceux qui prétendent que Mohammad (que la Paix et la Bénédiction soient avec lui) est l'auteur du Coran soutiennent quelque chose d'humainement impossible. Un homme du sixième siècle de l'ère chrétienne aurait-il pu émettre des vérités scientifiques semblables à celles que contient le Coran ? Aurait-il pu décrire l'évolution de l'embryon dans l'utérus avec autant de précisions que la science moderne le fait elle-même ?



D'autre part, peut-on logiquement penser que Mohammad , qui jusqu'à l'âge de 40 ans n'était connu que pour son honnêteté et son intégrité, aurait soudainement entreprit la rédaction d'un livre dont la qualité littéraire reste inégalée et dont l'équivalent n'a jamais été reproduit par aucun de ceux qui forment le pinacle des plus grands poètes et orateurs arabes ?

Enfin, est-il justifié de dire que Mohammad , surnommé Al-Amine (celui qui est digne de confiance) par ces contemporains et dont les érudits non-musulmans continuent d'admirer l'honnêteté et l'intégrité, aurait soutenu de faux énoncés et entraîné à sa suite des milliers d'hommes de caractère, honnêtes et intègres, capables d'établir la meilleure société humaine sur terre, avec des mensonges ?


Tous ceux qui cherchent la vérité avec sincérité et impartialité croiront que le Coran est le livre de Dieu.




Le comportement envers le Coran

Pour le musulman la parole de Dieu est sacrée, elle surpasse en noblesse et en mérite, toute autre parole. L’erreur ne peut y trouver issue, nulle part. La prendre pour témoin, c’est citer la vérité, appliquer ses lois, c’est rendre justice. Les adeptes du Coran sont les élus de Dieu et ses intimes. Quiconque s’y attache trouve son salut et acquiert sa félicité suprême, mais ceux qui s’en détournent, se verront damnés et perdus.

Ce qui renforce le sentiment de grandeur, de noblesse de sainteté du Coran aux yeux du croyant, c’est l’éloge fait à son sujet par le Prophète qui l’avait reçu, le meilleur des hommes, notre maître Mohammed Ben Abdallah, messager et serviteur de Dieu, que le salut et la bénédiction soient sur lui et toute sa famille.

Le Prophète a dit : " Lisez le Coran ! Le jour de la résurrection
il viendra intercéder en faveur de celui qui le récite." [ Rapporté par Moslim ]



" Le meilleur d’entre vous est celui qui a étudié le Coran ainsi que celui qui l’enseigne."
[ Rapporté par Boukhari ]



" Les adeptes du Coran sont les élus de Dieu et Ses amis privilégiés."
[ Rapporté par Nassaï ]



" Les coeurs se rouillent comme le fer ", dit le Prophète . "Comment leur rendre leur éclat ? ", demandèrent ses compagnons. "Par le récitation du Coran et l’évocation de la mort." dit- il.


Un ennemi acharné du Prophète vint un jour lui dire : " Mohammed, récite moi ce Coran ! " Le Prophète lui récita ce verset :

{ Dieu prescrit l’équité, la charité, l’assistance bienveillante aux proches. Il proscrit la turpitude, réprouve l’inconvenance,
stigmatise la violence injustifiée. Dieu vous exhorte ainsi pour vous inciter à réfléchir. Soyez fidèles à vos engagements envers Dieu
une fois que vous les avez contractés. Ne trahissez pas les serments solennellement jurés alors que vous avez pris Dieu pour garant !
Dieu sait si bien ce que vous faites ...}
[ Sourate 16 – Versets 90/91]



Le Prophète n’avait pas encore achevé sa récitation que son antagoniste, ébahi, épris d’admiration pour cette parole si sublime, saisi par la sainteté de sa signification et de l’effet qu’elle produisit sur lui, s’empressa d’avouer publiquement que « c’était une parole sacrée et magnanime. » Voici ce qu’il dit, textuellement :

« Quelle douce parole ! Pleine de grâce. Le dessous est feuillu, le haut est fructifière ! L’homme, certes, est incapable de dire de telles paroles ! »



Bien que le musulman doit se conformer aux enseignements du Coran, faire ce qu’il admet et éviter ce qu’il interdit, il est tenu, en plus, d’observer, en le lisant, les règles suivantes :

1 – Ne le lire que dans un état de parfaite purification, dans une position décente et respectueuse, la face vers la Kaaba.



2 – Le lire posément. Sa lecture intégrale ne doit pas être en moins de trois jours. Le Prophète dit : « Celui qui lit le Coran en moins de trois jours, ne peut en saisir le sens. ». Il a conseillé à Abdallah Ben Omar de terminer la lecture de tout le Coran chaque semaine. Abdallah Ben Messaoud, Othman Ben Affan et Zaïd Ben Thabet - qu'Allah soit satisfait d'eux - chacun d’eux, en terminait la lecture en une semaine.



3 – Il est conseillé de lire le Coran avec recueillement et d’un air méditatif. Le fervent musulman pleure à sa lecture ou s’efforce de pleurer si les larmes se font rares. Le Prophète a dit : " Pleurez en lisant le Coran ou efforcez-vous de pleurer."[ Rapporté par ibnou Maja ]



4 – On lit le Coran avec une voix mélodieuse. Le Prophète dit : " Embellissez la lecture du Coran par vos voix. Celui qui ne module pas le Coran, ne lit pas comme nous. Rien n’est plus agréable à Dieu que d’écouter un prophète psalmodier l'Ecriture sainte."



5 – On lit le Coran à voix basse si on craint de faire parade de sa lecture ou de déranger quelqu’un dans sa prière. Le Prophète dit : « Celui qui lit le Coran pour se faire voir, est comme celui qui fait la charité avec ostentation ». Il est recommandé de faire l’aumône discrètement, à moins qu’il n’y ait intérêt à la faire en public pour prêcher l’exemple. Il en est de même pour la lecture du Coran.



6 – Cette lecture doit être faite avec respect, méditation et présence d’esprit afin d’en saisir la signification et les secrets.



7 – On ne doit pas lire le Coran avec insouciance. On peut se maudire en le lisant inconsciemment. Par exemple, on lit le verset : « Que la malédiction soit sur le menteur, ou que la malédiction soit sur les injustes », on s’attribue cette malédiction si on est menteur ou injuste !

Une citation rapportée par la Torah, montre la gravité de l’erreur de ceux qui se détournent du Livre de Dieu, se préoccupent peu de lui et songent à autre chose.

On y rapporte que Dieu, s’adressant à l’homme dit : « N’as-tu pas honte ? Quand tu reçois, en chemin, une missive de l’un de tes amis, tu te mets au bord de la route pour la lire et en saisir le contenu, lettre par lettre pour que rien ne t’échappe. Mais tu fais fi de mon Livre ! Regarde les détails que j’y ai cités pour toi, ma recommandation répétée de méditer ma parole en long en large, mais tu ne fais que t’en détourner. Suis-je à tes yeux, moins apprécié que l’un de tes amis ? Si l’un d’eux vient s’asseoir à côté de toi, tu lui présentes ta face et tu l’écoutes attentivement. Si quelqu’un te parle ou te dérange tu lui fais signe de cesser. Mais Moi, Je Me présente à toi pour te parler et ton coeur se détourne de Moi. Suis-Je moins considéré que l’un de tes amis ? »



8 – Le musulman doit s’efforcer d’acquérir les qualités des favoris du Coran, qui sont les élus de Dieu et Ses privilégiés et d’être empreint de leur marque.

Abdallah Ben Massaoud les signale ainsi : " Ils lisent le Coran la nuit pendant que les gens dorment. Ils le lisent le jour alors que les gens s’en désintéressent. Ils pleurent et les autres rient. Ils sont pieux et le reste des humains vit dans le gâchis. Ils se taisent et les autres sont dans leurs vains débats. Ils craignent Dieu et les autres se pavanent. Ils sont tristes et les autres se réjouissent."

Nous reconnaissons celui qui lisait le Coran, dit Mohammed Ben Kaab, à son teint altéré. (Faisant allusion à sa longue veille et à ses nombreuses prières). Woheib Ben Kaab a dit : " On demanda à un homme : " Pourquoi ne dors tu pas ? " Il répondit : " Les merveilles du Coran ont chassé le sommeil de mes yeux !" ."

Abou Noun disait : Les promesses et les menaces du Coran ont empêché les yeux de ceux qui le lisent de se fermer. Ils ont si bien compris la parole de Dieu Majestueux qu’ils baissent la tête d’humiliation et de soumission.


Que Dieu le Très Haut nous accorde l'Amour du Coran, Amine



Le Coran décrit par des non-musulmans

Sans toutefois être en accord avec tout ce qu'ils disent, nous citons ici les opinions
de quelques érudits non-musulmans sur le Coran.



" Aussi chaque fois que nous le lisons, dès le commencement, il (le Coran) nous rebute. Mais soudain il séduit, étonne et finit par susciter l'admiration. Son style, en harmonie avec son contenu et son objectif, est sévère, grandiose, terrible, à jamais sublime. Ce livre continuera d'exercer une profonde influence sur les temps à venir." J.W. Goethe, cité dans Dictionary of Islam de T.P. Hughes, p. 526.


" Le Coran occupe, de l'aveu général, une place importante parmi les plus grands écrits religieux de l'humanité. Bien qu'étant la dernière-née des inoubliables oeuvres de ce type de littérature, il n'y a aucune d'elles qui le surclasse dans le merveilleux impact qu'il a su créer sur une multitude d'hommes. Il a fait naître un tout nouvel aspect de la pensée humaine et un caractère tout aussi nouveau. Tout d'abord il convertit de nombreuses tribus hétérogènes des déserts de la péninsule arabe en une nation de héros, et fonda par la suite les grandes institutions politico-religieuses caractéristiques du monde musulman, constituant ainsi l'une des forces majeures avec lesquelles l'Europe et l'Orient doivent désormais compter." G. Margoliouth, cité dans Introduction au Koran de J.M. Rodwell, Everyman's Library, New-York, 1977, p. 7.


" Bref, c'est une oeuvre qui crée des émotions tant vives qu'inconsistantes même chez le lecteur éloigné, éloigné dans le temps et bien plus encore par rapport au développement intellectuel. À la première lecture, c'est un livre qui vous répugne, mais ce même sentiment hostile se métamorphose en émerveillement et en admiration. En fait, une telle oeuvre doit être une somptueuse production de l'esprit humain, et une énigme du plus grand intérêt à tout observateur avertit soucieux des destinées de l'humanité." Dr. Steingass, cité dans Dictionary of Islam de T.P. Hughes, p. 526-7.


" Comment un homme, illettré au départ, aurait-il pu, en devenant par ailleurs, du point de vue de la valeur littéraire, le premier auteur de toute la littérature arabe à énoncer des vérités d'ordre scientifique que nul être humain ne pouvait élaborer en ce temps-là, et cela, sans faire la moindre déclaration erronée sous ce rapport ?" Maurice Bucaille, La Bible, le Coran et la science, 1978, p. 126.


" Peut-être que l'on ne saurait, ici, évaluer ses mérites en tant qu'oeuvre littéraire, suivant des règles préconçues, nées d'un goût esthétique et subjectif, mais plutôt par rapport aux effets qu'il eut sur les contemporains et les compatriotes de Mohammad (que la Paix et la Bénédiction soient avec lui). S'il a choisi un ton aussi austère et convaincant pour s'adresser aux coeurs de ses auditeurs, pour souder des éléments centrifuges et antagonistes en un ensemble compact et bien structuré, animé par des idées jusqu'à lors inconnues de l'intellect arabe, son éloquence était sans doute parfaite, ne serait-ce que du fait d'avoir converti des tribus sauvages en une nation civilisée et ajouté une nouvelle trame à la vieille chaîne de l'histoire." Dr. Steingass, cité dans Dictionary of Islam de T.P. Hughes, p. 528.


" Voulant par la présente tentative surclasser mes prédécesseurs et proposer quelque chose qui saurait faire résonner, quoique faiblement, la rhétorique sublime du Coran arabe, j'ai éprouvé toutes les peines à maîtriser les rythmes complexes et magnifiquement variés qui, outre le message lui-même, permettent au Coran de compter incontestablement parmi les plus grands chefs-d'oeuvre littéraires de l'humanité... Cette caractéristique, cette "symphonie inimitable" - ainsi que le croyant Pickthall décrit son Holy Book "[...] dont les airs poussent les hommes à l'extase et aux larmes [...]" - a été presque totalement ignorée par les traducteurs précédents; ainsi, on ne s'étonne guère de constater que ce qu'ils ont écrit parait terne et plus par rapport à l'original, somptueusement orné." Arthur J. Arberry, The Coran Interpreted, University Press, Oxford, 1964, p. 10.


" Une analyse purement objective du Coran, à la lumière des connaissances modernes, nous amène à reconnaître l'harmonie existant entre les deux, ainsi qu'on l'a fait ressortir à maintes reprises. On a du mal à s'imaginer qu'un homme du temps du Mohammad (que la Paix et la Bénédiction soient avec lui) ait pu être l'auteur de telles affirmations, compte tenu du niveau intellectuel de l'époque. De telles considérations répondent en partie de la place exceptionnelle qu'occupe la Révélation coranique et contraignent le scientifique impartial à admettre son incapacité de fournir une explication fondée uniquement sur la logique matérialiste." Maurice Bucaille, Le Coran et la science moderne, 1981, p. 18.


Les mérites de la lecture du Saint Coran

Omar ben Al-Khattab a dit : " Le Messager de Dieu a dit :
" Grâce à ce Livre, Dieu élèvera des gens et abaissera d'autres. " "
[ Rapporté par Mouslim ]

Abou Oumama a dit : " J'ai entendu le Messager de Dieu dire :
" Récitez le Coran, car au jour de la résurrection, (son mérite) intercédera
en faveur de ceux qui l'ont recité." "
[ Rapporté par Mouslim ]

Al-Nawas ben Sama'n a dit : " J'ai entendu le Messager de Dieu dire :
" Au jour de la résurrection, on présentera le Coran et on fera venir ceux qui ont mis en éxécution ses prescriptions, où les deux sourates "la vache" et "la famille de Imran", formeront un argument en faveur de ceux qui les ont récité (et ceux qui les ont appliqué )." " [Rapporté par Mouslim]

Othman ben Affan a dit : " Le Messager de Dieu a dit :
" Les meilleurs d'entre vous est celui qui a appris le Coran, et l'a enseigné aux autres" "
[Rapporté par Al-Boukhari]

Aicha [ qu'Allah soit satisfait d'elle ] a dit : " Le Messager de Dieu a dit :
" Celui qui récite le Coranavec habilité sera avec les anges scribes purs et nobles. Et celui qui récite le Coran avec difficultés, aura deux récompenses. " "
[Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim]

Abou Mussa Al-Acha'ri a dit: " Le Messager de Dieu a dit :
" L'image du croyant qui lit le Coran est celle du cédrat : son odeur est suave et sa saveur est suave. Le croyant qui ne récite pas le Coran est comparable à une datte : son goût est délicieux mais elle n'a aucune odeur. L'hypocrite qui récite le Coran est comparable à un myrte : son odeur est bonne mais le goût est amer. Enfin l'hypocrite qui ne récite pas le Coran est comparable à une coloquinte : elle n'a aucune odeur et son goût est amer." "
[Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim]

Ibn Omar a dit : " Le Prophete a dit :
" La jalousie n'est permise que dans deux choses : un homme à qui Allah
a donné d'apprendre le Coran alors il passe les heures de la nuit et du jour à le dire
et à méditer son contenu, et un homme auquel Allah a donné une fortune
et il la dépense en aumône à tout moment le jour et la nuit ." "
[Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim]

Al-Bara' ben Azeb a dit :
" Un homme lisait la sourate "La Caverne", et avait un cheval attaché par deux cordes, un nuage vint le couvrir et s'abaissa peu à peu.
Le cheval fut effarouché. Au matin cet homme vint trouver le Prophète Mohamed et lui raconta ce qui s'etait passé. Il lui répondit :
"C'est une sérénité, qui est descendue grâce à la récitation du Coran." "
[Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim]

Ibn Massoud a dit : " Le Messager de Dieu a dit :
" Celui qui récite une lettre du Livre de Dieu aura une bonne action qui sera décuplée. Je ne dis pas que "Alef, Lam, Mim", est une lettre mais "Alef" (A), est une lettre,
"Lam" (L) est une lettre et "Mim" (M) est une lettre." "
[Rapporté par Al-Tirmidhi]

Ibn Abbas a dit : " Le Messager de Dieu a dit :
" Celui qui ne retient dans son coeur aucune lettre du Coran est comparable
à une maison en ruine." "
[Rapporté par Al-Tirmidhi]

Abdullah ben Amr ben Al-As a dit : " Le Prophete Mohamed a dit :
" On dira, le Jour de la Résurrection, à celui qui récitait le Coran :
"Récite et monte comme tu récitais en psalmodiant dans le bas monde,
car ta place sera là où tu réciteras le dernier verset que tu connaisses"." "
[Rapporté par Abou Daoud et Al-Tirmidhi]


Petit historique du Saint Coran

Pour le musulman, le Coran est le Livre divin, révélé au Prophète Mohammed , le meilleur des hommes et des Prophètes, à l'instar des Livres Saints révélés à ses prédécesseurs.



C'est vers l'an 609 de l'ère chrétienne, que le Prophète reçu la première révélation lorsqu'il se trouva dans la grotte de Hira. Cette révélation du Coran s'est étalée sur vingt trois ans dont treize à la Mecque et dix à Médine (de 609 à 632).



Le Coran a été directement inspiré au Prophéte Muhammed dans la langue arabe de la tribu Qoréich qui était alors la langue de la littérature et de la poésie. Plusieurs versets du Coran l'affirment d'une façon catégorique :



{ Nous l'avons fait descendre, un Coran en (langue) arabe, afin que vous raisonniez }
[sourate 12, verset 2]



Donc le Coran n'a jamais été rédigé par Mohammed . Il a été textuellement dicté par Allah par l'entremise de Son loyal Messager Gabriel (Jibril).



Pour peu qu'on soit versé dans la langue arabe, on constate aisément la nette différence de style entre le Coran et le Hadith (sentences du Prophète) au point qu'aucune confusion n'est possible.



Au fur et à mesure de la révélation des versets du Coran, le Prophète les apprenait par coeur et chargeait ceux de son entourage qui savaient écrire de les noter sur des morceaux d'écorse de palmier, ou de parchemin, des omoplates de chameaux, des feuilles de Papyrus ou des pierres polies.



En outre, tous les nombreux compagnons du Prophète qui vivaient constamment à ses côtés les apprenaient par coeur, en totalité ou en partie.



Les versets n'ont pas été révélés dans leur ordre actuel mais suivaient les faits et événements qui ont jalonné la vie de la jeune communauté religieuse.



Ce n'est que par la suite que le Prophète , sous l'inspiration de l'Ange Gabriel (Jibril), classifia les versets et les chapitres dans l'ordre qui nous est parvenu jusqu'à ce jour. Le Prophète disait à ses secrétaires : "Placez tel verset à telle place de tel chapitre".



Ce qui est vraiment étonnant c'est que le texte du Coran donne l'impression d'avoir été écrit d'une seule traite et les versets qui se suivent sont sur le même rythme alors que ce rythme varie souvent avec les chapitres. On ne trouve entre ces versets aucune disparité malgré les circonstances diverses et les dates éloignées de leur révélation.



C'est vraiment là l'un des miracles de ce Livre et, quand on pense aux nombreuses corrections qu'un bon écrivain doit apporter plusieurs fois de suite à son texte, on s'étonne de lire une oeuvre aussi longue et aussi dense et l'on se demande comment un illettré pouvait-il dicter directement, sans jamais se reprendre, un tel chef-d'oeuvre littéraire dans lequel l'on n'observe aucune faute d'harmonie, ni aucune contradiction, malgré la gravité des sujets qu'il traite.



Notre étonnement devient plus grand de constater la parfaite concordance des vérités énoncées par ce Livre avec ce que la science moderne ne cesse de découvrir.



Le Prophète faisait relire à ses secrétaires ce qu'ils avaient écrit du Coran pour s'assurer de son exactitude.



A sa mort il y avait plusieurs centaines de personnes connaissant par coeur tout le Coran. Il n'a pas seulement veillé à ce que ses compagnons apprennent le Coran par coeur sans aucune erreur ou déformation, mais il leur en a donné en même temps la juste interprétation.



Quand Abou bakr , premier Calife de l'Islam, combattit les faux prophètes (dont mousseilimah) qui avaient soulevé leur tribus contre la religion nouvelle, il y eut des batailles particulièrement sanguinaires où un nombre effarant de ceux qui connaissaient le Coran par coeur trouvèrent le martyre. Cela poussa le très pieux Omar à demander à Abou bakr de grouper les divers manuscrits du Coran afin d'assurer la pérennité de ce Livre. Abou bakr refusa d'abord de faire ce que le Prophète lui-même n'avait pas fait, après mûre réflexion, reconnut le bien fondé du conseil de Omar .



C'est Zeyd ibn Thabet qui fut chargé de cette oeuvre de première importance. Le choix de Zeyd s'expliquait par le fait qu'il était le secrétaire le plus assidu du Prophète et qu'il connaissait en plus le Coran par coeur. Il était en outre le plus versé dans son interprétation. Enfin, juste avant sa mort, le Prophète lui fit réciter une dernière fois tout le Coran.



Il se fit aider par trois autres connaisseurs du Coran et se mit avec eux à amasser tous les morceaux écrits de ce Livre. Il n'acceptait que ce qui avait été écrit de la vie du Prophète et il exigeait en cela le témoignage de deux croyants honnêtes à moins que le même texte fût mentionné d'une façon identique dans au moins deux feuillets divers.



Ce recueil fut conservé par le Calife Abou bakr , puis par son successeur Omar qui le confia, à sa mort, à sa fille Hafsa .



Avec l'extension du monde musulman au cour du califat de Othman , il y eu de grands brassages éthniques qui fît apparaître des différences de prononciation du Coran.

On rapporte que, dans la campagne d'Arménie, l'un des compagnons du Prophète , Houdheifat ibnoulyémen , fut alarmé de voir les violentes polémiques qui éclataient entre les gens du Hedjaz de l'Iraq et de la Syrie à propos de leurs façons différentes de prononcer ces lettres, chacun accusant les autres de déformer le Coran.



C'est ce qui amena le Calife Othman à demander au même Zeyd ibn Thabet d'assembler une deuxième fois le Livre à partir de ses sources les plus authentifiées et, cette fois, de le rédiger en un seul manuscrit.



Zeyd ibn Thabet qui était médinois se fit assister de trois Qoréichites :
Abdullah ibn Azzoubéir, fils de Asma, la fille de Abou bakr Saâïd ibnoul Aâs et de Abdurrahman ibnoul Harith.



Dans tous problèmes linguistiques devait prévaloir l'avis des Qoréichites car c'est dans leur langue qu'a été révélé le Coran.



Il fit appel, comme la première fois, à tous ceux qui détenaient une partie du Coran écrite au temps du Prophète .



Une fois son oeuvre achevée, on la compara avec le Coran des deux vénérables Chéikhs (Abou bakr et Omar ) que gardait jalousement la fille de Omar , Hafsa, qui a bien voulu le prêter à Othman qui le lui rendit aussitôt après par respect pour la mémoire des deux Cheikhs.



On ne put alors que constater la parfaite identité des deux textes et ce fut là une nouvelle occasion de prouver que le Coran ainsi groupé était exactement celui révélé par l'Ange Gabriel (Jibril) au Prophète Muhammed, bénédiction et salut de Dieu sur eux deux.



Le Calife Othman en fit une copie pour chaque capitale de province (la Syrie, la Mecque, le Yémen, Al Bahréin, Al Basrah et Al Koufa). Il en garda une à Médine et une autre chez lui dite "Al Imam" et qui servira désormais d'unique prototype admis pour tous ceux qui se proposent de rééditer le Coran.



Certains de ces Coran de Othman existent jusqu'à nos jours par exemple au musée de Topkapi à Istambul, et à Boukhara, au Turkestan.


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MessageSujet: La voie vers le Coran   Ven 6 Nov - 8:21

Chapitre 1 : Le voyage de la vie



L'éternelle et vivante réalité

Le Coran est la parole de Dieu, l’Eternel Vivant ; il a été révélé pour guider l'homme. Aucun livre ne peut être son pareil. Dès que vous entrez en contact avec le Coran, Dieu s'adresse à vous. Lire le Coran, c'est L’entendre, et même converser avec Lui ; c'est marcher dans Sa voie. C'est la rencontre de la vie avec Celui qui donne la vie.



« Dieu! Il n'y a point de divinité que Lui, le Vivant, l'Animateur de l'Univers. Il t'a révélé graduellement le Livre en tant que message de Vérité [...] pour servir de direction aux hommes ... »

Coran Sourate 3, La famille d'Imran, versets 2-4



Pour ceux qui l'avaient entendu pour la première fois des lèvres du Prophète , le Coran était une réalité vivante. Ils n'avaient absolument aucun doute que Dieu s'adressait à eux à travers le Messager . Leurs coeurs et leurs esprits en étaient donc saisis.

Leurs yeux étaient inondés de larmes et leurs corps frissonnaient. Ils trouvaient que chaque parole du Coran convenait parfaitement à leurs préoccupations et leurs expériences, et l'avaient donc entièrement intégré à leurs vies. Le Coran les avait complètement transformés en une entité totalement nouvelle, vivante et vivifiante. Ceux qui faisaient paître les moutons, gardaient les chameaux et faisaient un petit commerce étaient devenus les leaders de l'humanité.

Aujourd'hui, nous avons le même Coran avec nous. Des millions d'exemplaires sont en circulation. Jour et nuit, il est sans cesse récité, dans les foyers, dans les mosquées et depuis les chaires. Il existe de volumineux travaux exégétiques faisant son interprétation. Les mots n'ont de cesse d'expliquer ses enseignements et de nous exhorter à nous y conformer. Cependant, les yeux demeurent secs, les coeurs insensibles, les esprits indifférents, les vies inchangées. L'ignominie et la dégradation semblent devenir le lot des partisans du Coran. Pourquoi ? Parce que nous ne lisons plus le Coran comme une réalité vivante. C'est un Livre sacré, mais il nous parle seulement de choses du passé concernant les musulmans et les non-croyants, les juifs, les chrétiens, les fidèles et les hypocrites, « qui avaient un jour existé ».

Le Coran peut-il de nouveau être, pour nous à présent, une force aussi vivante, pertinente et puissante qu'il l'était il y a 1 400 ans ? C'est une question cruciale à laquelle nous devons répondre, si nous voulons régler notre destinée sous la direction du Coran.



Il semble cependant que des difficultés existent, dont la plupart ont rapport avec le fait que le Coran a été révélé à une certaine époque. Depuis, nous avons fait un bien long chemin, nous avons fait de gigantesques bonds dans le domaine du savoir-faire technologique, et nous avons été témoins de changements sociaux considérables au sein de la société humaine. De plus, de nos jours, la plupart des musulmans ne connaissent pas l'arabe, et nombreux sont ceux qui n'ont qu'une petite idée de la langue « vivante » du Coran. On ne peut pas espérer d'eux qu'ils comprennent les idiomes et les métaphores, si essentiels à l'exploration et à l'assimilation des profondeurs du sens coranique.

Néanmoins, l'enseignement du Coran, comme il y est stipulé, s'adresse éternellement à toute l'humanité, le Livre étant lui-même la parole de Dieu, l'Éternel.

Il me semble pour cela qu'il doit nous être possible de recevoir le Coran, d'en vivre l'expérience et de le comprendre, tout comme ont pu le faire les premiers destinataires, à tout le moins, dans une certaine mesure et à un certain degré. En d'autres termes, malgré l'incidence historique de la Révélation dans une langue particulière, à un moment et à un endroit particuliers, nous devrions être capables de recevoir le Coran maintenant, car son message est éternel ; nous devrions être capables de faire de son message une partie réelle de nos vies, tout comme cela s'est passé avec les premiers fidèles, en l'intégrant de la même manière à nos préoccupations et à nos expériences.

Mais comment le faire ? Pour parler en toute franchise, nous devons entrer dans le monde du Coran comme si Dieu nous parlait à travers le Livre - maintenant et aujourd'hui -, et en remplissant les conditions requises pour une telle rencontre.


1. Nous devons réaliser ce que le Coran, en tant que parole d'Allah , est et signifie pour nous, et y apporter toute la révérence, l'amour, le désir et la volonté pour agir selon les exigences d'une telle réalisation.

2. Nous devons le lire puisqu'il demande à être lu, comme nous en a informé le Messager de Dieu , et comme lui-même et ses compagnons l'ont lu - qu'Allah soit satisfait d'eux -.

3. Nous devons appliquer chaque parole du Coran à nos propres réalités et préoccupations en transcendant les barrières du temps et des cultures.





Pour les premiers destinataires, le Coran était un événement contemporain. Sa langue et son style, son éloquence et son exposé, ses idiomes et ses métaphores, ses symboles et ses paraboles, ses moments et ses événements étaient tous enracinés en eux-mêmes. Ces gens étaient en même temps les témoins et, dans un sens, les participants à la Révélation entière, étant donné qu'elle s'était déroulée durant leur propre période. Nous n'avons pas le même privilège ; néanmoins, dans une certaine mesure, cela devrait être pareil pour nous.



En comprenant le Coran et en y obéissant par nous-mêmes, nous trouverons, autant que possible, que c'est un événement aussi contemporain pour nous-mêmes qu'il l'était alors. Car l'essence de l'homme n'a pas changé ; elle est immuable. Seules les apparences extérieures de l'homme (les formes, les modes, les technologies) changent. Les païens de la Mecque peuvent ne plus exister, de même que les juifs de Yathrib, les chrétiens de Najran et même les « fidèles » et les « mécréants » de la communauté de Médine. Mais les mêmes caractères existent autour de nous. Nous sommes des êtres humains exactement comme le furent les premiers destinataires, même si beaucoup de gens trouvent extrêmement difficile de faire face aux implications profondes de cette simple vérité.

Une fois que vous réalisez ces vérités et que vous les suivez, une fois que vous vous rapprochez du Coran comme le firent les premiers fidèles, le Livre peut vous être révélé comme il le leur a été, il peut faire de vous des partenaires comme il l'a fait d'eux. Et c'est alors qu'au lieu d'être un simple livre révélé, un fossile sacré ou une sorte de source de bénédiction magique, il changera en une force puissante, nous poussant, nous excitant, nous incitant et nous guidant vers des réalisations profondes et supérieures, tout comme il l'a fait auparavant.




Un nouveau monde vous attend

Dès que vous vous rapprochez du Coran, vous entrez dans un nouveau monde. Aucune autre entreprise dans votre vie ne peut être aussi importante et cruciale, aussi heureuse et satisfaisante que votre voyage vers et à travers le Coran. C'est un voyage qui vous conduira vers les joies et les richesses infinies des paroles que votre Créateur, votre Seigneur, a envoyées à vous-même et à toute l'humanité. Vous y trouverez un monde d'énormes trésors de connaissances et de sagesses, pour vous guider sur les sentiers de la vie, pour modeler vos pensées et vos actions. Vous y trouverez de profondes réflexions pour vous enrichir et vous diriger dans la bonne voie. Vous recevrez de lui une lumière radiante pour illuminer ce qu'il y a de plus profond dans votre esprit. Vous y éprouverez de profondes émotions, vous y trouverez une chaleur à vous attendrir le coeur et à vous faire verser des larmes sur vos joues.

Cela est crucial pour vous car, tandis que vous voyagez à travers le Coran, vous serez appelés, à chaque pas, à choisir et à vous engager vers Dieu. Lire le Coran n'est rien d'autre que vivre le Coran volontairement, sincèrement, avec dévouement et dans sa totalité. Le résultat de toute votre vie dépend de l'attention que vous accordez à l'appel de Dieu. Le voyage est donc décisif pour votre existence, pour l'humanité, pour l'avenir de la civilisation humaine. « Il renferme une centaine de nouveaux mondes dans ses versets. Ses moments englobent des siècles entiers. » ( Muhammad Iqbal )

Sachez donc que c'est le Coran, et seulement le Coran, qui peut vous mener vers le succès et la gloire dans ce monde et dans l'Autre.




Qu'est-ce que le Coran ?

L'homme est incapable de comprendre et de décrire la grandeur et l'importance de ce que le Coran renferme pour lui. Cependant, pour commencer, vous devez avoir une idée de ce qu'il est et de ce qu'il signifie pour vous, afin que vous en soyez inspirés et que vous en soyez entièrement absorbés, dans un engagement total, un attachement complet et une persévérance continue, comme il l'exige.

Le Coran est la plus grande bénédiction pour vous. C'est la réalisation de Sa promesse à Adam et à ses descendants :



« [...] Et toutes les fois que Je vous ferai parvenir Mes directives, ceux qui les suivront n'auront à éprouver ni crainte ni chagrin. » Coran Sourate 2. La Vache ( Al Baqarah ) Verset 38

C'est la seule arme susceptible d'aider une créature aussi faible que vous à lutter contre les forces du mal et de la tentation de ce monde. C'est le seul moyen de dominer votre peur et votre anxiété. C'est la seule lumière (nûr) qui, tandis que vous tâtonnez dans les ténèbres, vous permettra de trouver votre chemin vers le succès et le salut. C'est le seul remède pour vos maux intérieurs, ainsi que pour les maux sociaux qui peuvent vous entourer. C'est le rappel constant (dhikr) de votre vraie nature et destinée, de vos états, vos devoirs, vos récompenses, vos périls.

Sa descente des Cieux s'est faite par l'intermédiaire de quelqu'un de puissant et digne de confiance, l'Ange Jibril. Sa première demeure a été ce coeur pur et sublime, tel qu'aucun homme n'a jamais eu de pareil, le coeur du Prophète Muhammad - que la Paix et le Salut soient sur lui -.

Plus que toute autre chose, le Coran est le seul moyen de se rapprocher de son Créateur. Il vous parle de Lui, de Ses Attributs, de la manière dont Il règne sur le cosmos et l'Histoire, de Ses rapports avec vous, de vos rapports avec Lui, avec vous-même et avec tout autre être.

Les récompenses qui vous attendent ici sont sûrement nombreuses, plus nombreuses dans l'Au-delà ; mais ce qui vous attend au bout de la route - et que Dieu promet - est, comme il est dit dans le hadith qudsî (rapporté par al-Bukhârî et Muslim), tel que « l'oeil n'en a jamais vu, ni l'oreille entendu, ni le coeur de l'homme conçu » et, ajoute Abû Hurayra, « lisez si vous le voulez : [Sourate 32,La prosternation( As-Sajda), Verset 17]

« Nul ne peut soupçonner les multiples joies dont seront récompensées les oeuvres de ces hommes. » »





Grâce et majesté infinies

Il est très important de garder en mémoire que ce que vous lisez dans le Coran est la parole de Dieu, Seigneur des mondes, Coran qu'Il vous a transmis dans un langage humain, seulement par Sa grâce, Sa clémence et Sa providence.



« Le Miséricordieux a enseigné le Coran »
Sourate 55, Le Miséricordieux ( Ar-Rahmane ), versets 1-2

« A titre de miséricorde de ton Seigneur qui entend tout et sait tout »
Sourate 44, La fumée ( Ad-Dukhan ), verset 6



La majesté du Coran est également si grande qu'aucun être humain ne peut la comprendre, à tel point que Dieu dit :

« Même si Nous avions fait descendre ce Coran sur une montagne,
tu l'aurais vu s'affaisser et se fendre par crainte du Seigneur [...] » Sourate 59, L'exode ( Al-Hijra ) - verset 21



Cette grâce et cette majesté divines sont suffisantes pour susciter en vous la crainte et vous combler, pour vous inspirer la plus haute gratitude, le plus grand désir, le plus grand effort afin d'entrer dans le monde du Coran. Aucun trésor n'a, en effet, pour vous autant de valeur et n'est plus précieux que le Coran, comme le dit Allah dans Sa générosité :

« Ô hommes! Voici venu à vous un appel de votre Seigneur, un remède pour le mal qui ronge les coeurs, un guide et une miséricorde pour les fidèles. « Dis : C'est là une grâce et une miséricorde de Dieu dont les hommes devraient se réjouir, car elles sont bien plus précieuses que toutes les richesses qu'ils accumulent. » » Sourate 10, Jonas ( Younes ), verset 57-58




Risques et périls
Vous devez vous réjouir de la grâce, de la bénédiction et de la générosité d'Allah . Vous devez rechercher les trésors qui vous attendent là. Mais le Coran ouvre ses portes seulement à ceux qui y frappent avec ardeur, avec sincérité, et lui accordent une attention exclusive, digne de son importance et de sa majesté. Et seulement ceux-là sont autorisés à rassembler ses trésors, tandis qu'ils parcourent son chemin, ceux-là qui sont prêts à s'abandonner à sa direction et font de leur mieux pour l'assimiler.

Il est donc fort possible que vous lisiez le Coran sans arrêt, que vous tourniez péniblement ses pages, que vous le récitiez admirablement, que vous l'étudiiez de la façon la plus savante, et que vous ne réussissiez toujours pas à y rencontrer ce qui puisse enrichir et transformer toute votre personne. Car tous ceux qui lisent le Coran n'en tirent pas profit comme ils le devraient. Certains ne reçoivent pas sa bénédiction, d'autres sont même maudits.

Le voyage a ses propres risques, tout comme il a ses propres récompenses, précieuses et illimitées. Nombreux sont ceux qui ne se tournent jamais vers le Livre, bien qu'il soit toujours à leur portée ; et nombreux sont ceux qui se détournent de ses portes. Un grand nombre de gens le lisent souvent, mais reviennent les mains vides, tandis que beaucoup d'autres qui le lisent n'entrent jamais réellement dans son monde. Certains ne trouvent pas, mais sont perdus. Ils ne parviennent pas à entendre Allah , même à travers Ses propres paroles ; ils entendent plutôt leurs propres voix ou autre chose, que celle d'Allah . D'autres encore, bien qu'ils entendent Allah , ne parviennent pas à trouver en eux-mêmes la volonté, la résolution et le courage pour répondre et vivre conformément à Son appel. Certains perdent même ce qu'ils avaient et, au lieu de ramasser des joyaux inestimables, ils reviennent avec des charges de pierres éreintantes, qui les ruinent à jamais.

Quel tragique malheur que de se rapprocher du Coran et d'en revenir les mains vides -
l'esprit indifférent, le coeur insensible, la vie inchangée !

Les bénédictions du Coran sont illimitées, mais la mesure qui vous reviendra dépend entièrement de votre capacité et de votre aptitude à la recevoir. Par conséquent, dès le début, il faut que vous soyez profondément conscient de ce que le Coran signifie pour vous et de ce qu'il exige de vous ; et prenez la décision solennelle de réciter le Coran de façon appropriée, afin que vous puissiez compter parmi :

« Ceux à qui Nous avons donné le Livre et qui le recitent correctement, ceux-là y croient réellement [...] »

Coran Sourate 2, La Vache ( Al Baqarah ), verset 121






La lecture - Tilâwa

Tîlâwa est le terme que le Coran utilise pour décrire l'acte par lequel se fait sa lecture. Pas un seul mot français ne peut rendre entièrement son sens. « Suivre » est plus proche de son sens initial. Lire est seulement secondaire, car dans la lecture aussi les mots se suivent l'un derrière l'autre en une suite ordonnée et significative. Si un mot ne suit pas l'autre ou si la suite et l'ordre ne sont pas observés, il n'y a plus de sens.

Donc tilâwa signifie avant tout « suivre de près », « avancer », « se succéder en une suite », « aller à la poursuite de », « prendre pour guide », « maître », « modèle », « leader », « accepter l'autorité de », « embrasser la cause de », « agir selon », « suivre les pas », « pratiquer un mode de vie », « comprendre », « suivre le mode de pensée » ou « suivre ». Lire le Coran, comprendre le Coran, suivre le Coran; c'est ce rapport qui lie au Coran ceux qui ont le droit de réclamer qu'ils ont foi en lui.

Tilâwa, ou la récitation, est un acte par lequel votre personne entière - âme, coeur, esprit, langue et corps - participe. En un mot, votre existence entière est impliquée. Quand vous lisez le Coran, l'esprit et le corps, la raison et le sentiment perdent leur distinction ; ils sont fusionnés. Tandis que la langue récite et que les mots s'échappent des lèvres, l'esprit médite, le coeur réfléchit, l'âme absorbe, les larmes jaillissent des yeux, le coeur frémit, la peau frissonne et s'adoucit tout comme le coeur, il ne reste plus aucune dualité entre les deux, même vos cheveux peuvent se dresser sur votre tête.

« Quel bonheur pour celui dont Dieu a ouvert le coeur à l'islam et qui détient ainsi une lumière venant de son Seigneur ! [...] Tel est le Livre de Dieu grâce auquel Il guide qui Il veut [...] »

Coran Sourate 39, Les groupes ( Az-Zumar ), versets 22-23



Aussi la lecture du Coran telle qu'elle doit l'être n'est pas une tâche simple ; elle n'est pas non plus difficile ni impossible. Autrement, le Coran n'aurait pu s'adresser à des profanes comme nous, ni n'aurait pu être la grâce et le guide qu'il est. Évidemment, cela requiert un grand effort du coeur et de l'esprit, de l'âme et de l'intellect, de l'esprit et du corps, tout comme certaines conditions doivent être remplies certaines intérieurement, d'autres extérieurement. Vous devez toutes les connaître, maintenant, et vous efforcer de les observer avant d'entrer dans le monde glorieux du Coran.

C'est alors que vous pourrez récolter pleinement les fruits des bénédictions qui vous attendent dans le Coran ; que le Coran vous ouvrira ses portes ; que vous pourrez l'intégrer et qu'il pourra vous intégrer. Neuf mois passés dans l'utérus de votre mère ont transformé une goutte d'eau en ce que vous êtes maintenant, entendant, voyant et pensant. Pouvez-vous imaginer ce qu'une vie passée avec le Coran - à rechercher, à entendre, à voir, à penser, à faire des efforts - peut faire pour vous ? Elle peut vous transformer en un être complètement nouveau - devant lequel même les Anges se sentiront fiers de se prosterner.

En vous élevant à chaque mesure que vous y aurez pris et à chaque moment que vous y aurez passé, vous atteindrez de très hauts niveaux. Vous serez saisis par la puissance et la beauté que recèle le Coran.

Selon 'Abdullah ibn 'Amr ibn al-'As , le Prophète a dit :

« On dira au compagnon du Coran : Récite et élève-toi, élève-toi avec facilité comme tu as l'habitude de réciter avec facilité dans le monde. Ta dernière demeure est la hauteur que tu atteindras au dernier verset que tu auras récité. »

Hadith rapporté par Abû Dawoud, Tirmidhî, Ahmad et Nasâ'î



Chapitre 2 : Les conditions préalables


Certains états et attitudes préalables du coeur et de l'esprit sont essentiels pour tout rapport fructueux avec le Coran. Développez-les autant que vous le pouvez. Faites-en une partie de votre conscience, maintenez toujours leur activité. Intégrez-les dans vos actions. Faites-les pénétrer dans les profondeurs de votre être. Sans l'aide de ces ressources intérieures, vous ne recevrez pas votre entière mesure des bénédictions du Coran . Elles seront également vos compagnons indispensables durant votre voyage.

Ces ressources intérieures ne sont ni difficiles ni impossibles à trouver. A travers une prise de conscience et une réflexion constantes , à travers des mots et des actes appropriés, vous pouvez les acquérir et les développer. Plus vous agirez ainsi, plus vous vous rapprocherez du Coran ; plus vous vous rapprocherez du Coran, plus grande sera votre récolte.





La foi en la Parole de Dieu
Approchez-vous du Coran avec une foi forte et profonde en ce qu'il s'agit ici de la parole de Dieu , votre Créateur et Seigneur.

Pourquoi une telle foi est-elle préalablement nécessaire ? Il n'y a pas de doute que quelle que soit la condition spirituelle du lecteur, ce dernier tirera toujours un enseignement dans une lecture ordinaire du Coran . Mais ce Livre n'est pas ordinaire ; il commence avec une déclaration explicite :

« Voici le Livre qui n'est sujet à aucun doute. C'est un guide pour ceux qui craignent le Seigneur »
[ Sourate 2. Al Baqarah " la vache " verset 2 ]


Votre but, quand vous le lisez et l'étudiez, n'est pas ordinaire ; vous y recherchez la direction qui transformera tout votre être et qui vous guidera dans le droit chemin :


« Guide-nous dans la voie droite »
[ Sourate 1 Al Fatiha " l'Ouverture " verset 5 ]

« Guide-nous dans la voie droite » : est le cri de votre coeur auquel le Coran est la réponse.


Vous pouvez admirer le Coran , et même en tirer des informations, mais il ne peut vous transformer que si ses paroles vous pénètrent et vous font prendre conscience, que si elles vous saisissent, qu'elles vous guérissent et vous changent. Cela n'est possible que si vous les considérez comme ce qu'elles sont réellement : les paroles de d'Allah .

Sans cette foi, vous ne pouvez pas acquérir les autres ressources intérieures dont vous aurez besoin pour atteindre l'âme du Coran et saisir son message. Une fois qu'il est bien installé dans votre coeur, il ne peut que susciter en vous des qualités et des attitudes telles la sincérité du but , la crainte et la révérence , l'amour et la gratitude , la confiance et la dépendance , la volonté de travailler dur , la conviction de sa vérité , la soumission à son message , l'obéissance à ses ordres et la vigilance contre les dangers qui vous guettent pour vous priver de ses trésors.

Pensez à Sa majesté , à Sa gloire et à Sa puissance , et vous ressentirez de la crainte et de la révérence, de la dévotion pour Ses paroles. Réfléchissez sur Sa nourriture , Sa grâce et Sa compassion , et vous serez comblé de gratitude, d'amour, d'ardeur pour Son message. Découvrez Sa sagesse , Sa science et Sa bonté et vous deviendrez volontaire, avide et prêt à obéir à Ses commandements.

C'est pour cela que le Coran vous rappelle sans cesse cette importante vérité, notamment au début même des premiers versets de plusieurs sourates. C'est pour cela qu'il a été demandé, même au Messager de proclamer sa propre foi :


« [...) Proclame : "Je crois à tout Livre révélé par Dieu [...] »
[ Sourate 42. Achoura " la Consultation " verset 15 ]

Tous les fidèles doivent le joindre dans sa foi :


« Le Prophète croit pleinement à ce que lui a révélé son Seigneur, ainsi que les fidèles. [...] »
[ Sourate 2. Al Baqarah " la vache " verset 285 ]

Vous devez, par conséquent, être toujours conscient que chaque mot que vous lisez, récitez, entendez ou essayez de comprendre a été envoyé à votre intention par Allah .

Avez-vous réellement cette foi ? Vous n'avez pas à chercher loin pour donner une réponse. Examinez tout simplement votre coeur et votre comportement. Si vous l'avez, alors où sont le désir et l'ardeur pour faire du Coran votre compagnon ? Où sont le travail, l'effort soutenu pour le comprendre ? Où sont la soumission et l'obéissance à son message ?

Comment peut-on avoir cette foi, et comment peut-on la garder en vie ? Bien qu'il y ait plusieurs moyens, je n'en mentionnerai qu'un seul ici. Le moyen le plus efficace, c'est la récitation même du Coran . Cela peut donner l'impression que nous tournons autour d'un cercle, mais ce n'est pas vraiment le cas. Parce que, en lisant le Coran , vous reconnaîtrez certainement qu'il s'agit bien de la parole d'Allah . Votre foi augmentera alors en intensité et en profondeur :



« Car les vrais croyants sont ceux dont les coeurs frémissent quand le Nom de Dieu est évoqué,
ceux dont la foi augmente quand Ses versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi.
Et ils placent leur confiance en leur Seigneur. » [ Sourate 8. Al Anfal " le Butin " verset 2 ]





La pureté de l'intention

Lisez le Coran dans aucun autre but que celui d'être guidé par votre Seigneur , de vous rapprocher de Lui et de rechercher Sa satisfaction.

Ce que vous obtenez du Coran dépend du but que vous recherchez en l'approchant. Votre niya (intention et but) est cruciale. Certes, le Coran a été révélé pour vous guider, mais vous pouvez également vous égarer en le lisant si vous l'approchez avec de mauvaises intentions.



« [...] Dieu égare bon nombre de mortels, et en dirige autant vers leur salut éternel.
En vérité, Dieu n'égare que les êtres pervers [...] » [ Sourate 2. Al Baqarah " la vache " verset 26 ]



Le Coran est la parole d'Allah ; par conséquent, il requiert autant d'exclusivité dans l'intention et autant de pureté dans le but que lorsque nous L'adorons et Le servons.

Ne le lisez pas simplement pour le plaisir intellectuel même si vous devez faire usage de toute votre intelligence pour la compréhension du Coran . Ainsi nombre d'individus passent-ils toute leur vie à apprendre la langue, le style, l'histoire, la géographie, le droit et l'éthique du Coran, et pourtant leur vie demeure inchangée par son message. Le Coran fait souvent allusion aux gens qui ont une connaissance, mais n'en tirent pas profit.

Vous ne devriez pas non plus utiliser le Coran dans le but précis d'y trouver un appui à vos propres points de vue, notions et doctrines. Car, si vous le faites, vous pourrez alors y entendre l'écho de votre propre voix, et non celle d'Allah . C'est cette approche dans la compréhension et l'interprétation du Coran que le Prophète a condamnée :

" Quiconque interprète le Coran selon son opinion personnelle aura sa place dans le Feu. "
( rapporté par Tirmidhi )

Rien n'est plus malheureux que l'utilisation du Coran à des fins personnelles, en vue d'acquérir des choses de ce monde, tels le nom, l'estime, le statut, la renommée ou l'argent. Vous pouvez les obtenir, mais vous aurez certes troqué un trésor inestimable pour rien, et vous encourez même une perte et une ruine éternelles. En effet, le Prophète a dit :

" Celui qui étudie le Coran en vue d'un quelconque gain de la part des gens se lèvera, le Jour de la Résurrection, avec un visage dépourvu de chair " ( rapporté par Bayhaqi )

Il a également dit que celui qui apprend, récite et enseigne le Coran en vue d'être acclamé en ce monde serai jeté dans le Feu ( rapporté par Muslim ).

Vous pouvez aussi tirer d'autres profits - moindres - des paroles du Coran, comme la guérison d'afflictions corporelles, la paix psychique et la délivrance de la pauvreté. Il n'y a pas d'interdiction à ceux-là ; mais, de nouveau, il ne faudrait pas qu'ils deviennent le but suprême de votre recherche dans le Coran.



La lecture de chaque lettre du Coran apporte de grandes récompenses. Demeurez-en conscient, et faites-en l'objet de votre intention, car elles constitueront de puissants stimulants, nécessaires pour passer votre vie avec le Coran . Mais n'oubliez jamais que, quand vous comprenez le Coran , l'assimilez et le suivez, les récompenses qui vous sont promises sont bien plus grandes, dans ce monde comme dans l'Autre. C'est cela que vous devez viser.

Non seulement votre but doit être pur, mais encore vous devez, une fois que vous êtes en possession du Coran - le texte ainsi que son incarnation vivante dans la Sunna -, ne jamais vous référer à d'autres sources pour vous guider. Car cela équivaudrait à courir après des mirages. Cela signifierait un manque de confiance, un dénigrement du Coran. Cela équivaudrait à une fidélité partagée.

Rien ne vous rapprochera davantage de votre Seigneur que les moments passés avec Ses paroles . Parce que c'est seulement dans le Coran que vous profitez de la bénédiction unique d'entendre Sa « voix » et le moyen par excellence de se rapprocher de Lui.

Enfin, votre intention doit être orientée uniquement vers la recherche de la satisfaction de votre Seigneur en dévouant votre coeur, votre esprit et votre temps à l'enseignement qu'Il vous a envoyé. C'est cela votre troc quand vous vous soumettez à Allah :


« Mais il en est d'autres qui se sacrifient pour être agréés par Dieu [...] »
[ Sourate 2. Al Baqarah " la vache " verset 207 ]

Le but et l'intention sont comme l'âme du corps, la capacité intérieure d'une graine. Beaucoup de graines se ressemblent, mais dès qu'elles commencent à pousser et à porter des fruits, leurs différences deviennent évidentes. Plus le motif est pur et haut, plus la valeur et le produit de vos efforts sont grands.

Vous devez donc toujours vous demander : « En vue de quoi suis-je en train de lire le Coran ? » Cela peut-être le meilleur moyen d'assurer la pureté et l'exclusivité du but et de l'intention.






Gratitudes et Louanges
Soyez constamment vigilant, louez et témoignez une profonde gratitude à votre Seigneur qui vous a fait don de Sa plus grande bénédiction - le Coran - et qui vous a guidé vers sa lecture et son étude.

Une fois que vous avez réalisé le trésor inestimable qui se trouve dans vos mains, il est tout à fait naturel que votre coeur batte de joie et que votre langue se joigne à lui pour exprimer :


« Et Nous enlèverons toute la rancune de leurs poitrines, sous eux couleront les ruisseaux, et ils diront: "Louange à Allah qui nous a guidés à ceci. Nous n'aurions pas été guidés , si Allah ne nous avait pas guidés. Les messagers de notre Seigneur sont venus avec la vérité." Et on leur proclamera: "Voilà le Paradis qui vous a été donné en héritage pour ce que vous faisiez " » [ Sourate 7. Al Araf verset 43 ]



De toutes les bénédictions et faveurs qu'Il a répandues sur vous, rien ne peut égaler le Coran. Même si chaque poil de votre corps devenait une langue pour Le glorifier et Le remercier , même si chaque goutte de sang de votre corps se transformait en une larme de joie, vos louanges et vos remerciements ne seraient pas à la mesure de l'énorme générosité qu'est le Coran.

Même si le Coran n'avait pas été révélé pour nous, sa perfection et sa beauté, sa majesté et sa splendeur mériteraient toutes les louanges dont nous disposons. Mais le fait que ce don sublime et parfait, dont la distinction exceptionnelle est d'incarner la parole de notre Seigneur , a été révélé uniquement à notre intention, doit nous faire redoubler de louanges, au-delà de toutes limites. Une telle intensité des louanges se transforme inévitablement en une intense gratitude : al-hamdu li llâhi l-ladhî hadânâ li hâdhâ (louanges à Dieu Qui nous a guidés vers cela).

Pourquoi remercier Allah de nous avoir donné le Coran ? Principalement, parce qu'Il vous a guidé vers un but, qu'Il a donné un sens à votre vie et qu'Il vous a mis dans la bonne voie. Le chemin de l'honneur et de la dignité dans ce monde vous a été ouvert. Dans le Coran , vous pouvez converser avec Dieu . C'est seulement en suivant le Coran dans ce monde que vous pourrez parvenir au pardon, au Paradis et à la satisfaction d'Allah .



La gratitude et la joie mènent à la confiance, à l'espoir et à de plus grands dons. Celui qui vous a donné le Coran vous aidera certainement à le lire, à le comprendre et à le suivre. Le remerciement et la joie génèrent sans cesse une nouvelle énergie qui vous aide à toujours lire le Coran avec un zèle nouveau. Plus vous êtes reconnaissant, plus grandes sont les richesses du Coran qu'Allah vous offre. La générosité évoque la gratitude et cette dernière vous permet de mériter plus de générosité - un cycle sans fin. Telle est la promesse d'Allah :


« [ ...] "J'augmenterai Ma grâce, si vous êtes reconnaissants." »
[ Sourate 14. ibrahim " Abraham " verset 7 ]

Le fait d'être en possession du Coran et de ne pas en ressentir une immense reconnaissance ne peut signifier que deux choses : soit vous ignorez les bénédictions contenues dans le Coran, soit vous n'y accordez aucune importance. Dans les deux cas, vous devriez sérieusement vous inquiéter de l'état de votre relation avec le Coran .

Le sentiment de gratitude qui traverse chaque espace de votre coeur et de votre esprit doit également se traduire sans cesse dans vos paroles. Remerciez Allah à chaque pas de votre voyage : pour avoir eu du temps à consacrer au Coran , pour l'avoir lu correctement, pour l'avoir mémorisé, pour chaque sens que vous y avez découvert, pour avoir eu la possibilité de le suivre. La gratitude doit également se traduire dans les faits.





Acceptation et confiance
Acceptez chaque connaissance et chaque instruction que le Coran vous transmet et ayez confiance sans le moindre doute ni hésitation.

Vous avez la liberté de demander si le Coran est la parole de Allah ou non, et de rejeter cela si vous n'êtes pas satisfait. Mais une fois que vous l'avez accepté comme étant Sa parole, vous n'avez plus aucune raison de douter, ne serait-ce que d'un seul mot du Coran . Il doit y avoir une soumission et un abandon entiers à l'enseignement coranique. Vos propres croyances, opinions, jugements, notions, caprices ne doivent pas avoir la priorité sur quelque partie que ce soit du Coran .

Le Coran condamne ceux qui reçoivent le Livre comme héritage et se conduisent en « croyants » désorientés, intrigués et sceptiques.




" [...] ceux qui après eux ont reçu l'Écriture en héritage sont encore à son sujet dans un doute troublant. "
[ Sourate 42. La consultation (Achoura). verset 14 ]

Le Coran met l'accent de façon répétée sur le fait que toute mesure a été prise pour
assurer sa révélation et sa transmission sans aucune corruption, et affirme :



« C'est en toute vérité que ce Coran est révélé et il est l'expression même de la vérité. [...] »
[ Sourate 17. Le voyage nocturne (Al-Isra). verset 105 ]

« Telle est la parole de ton Seigneur, qui s'est accomplieen toute vérité et en toute justice [...]. »
[ Sourate 6 Les bestiaux (Al-Anam). verset 115 ]




Le fait d'accepter le Coran en tant que totale Vérité et de mettre toute sa confiance en lui ne signifie pas une foi aveugle, un esprit fermé, sans aucune recherche.

Vous avez tous les droits de rechercher, de réfléchir, de questionner et de comprendre ce qu'il contient ; mais ce que vous ne pouvez pas comprendre dans sa totalité n'est pas nécessairement irrationnel ni faux. Dans une mine où vous pensez que chaque pierre est un joyau inestimable , vous ne jetterez pas les pierres dont le prix ne peut être évalué car les instruments dont vous disposez ne permettent pas de les estimer.

Ainsi, une partie du Coran ne peut-elle être écartée comme étant obsolète ou démodée, un conte de bonne femme. Si Allah est le Seigneur de tous les temps, Son message doit avoir la même validité quatorze siècles plus tard.

Accepter une partie du Coran et en rejeter une autre, c'est le rejeter entièrement. Il n'y a aucune place pour l'acceptation partielle dans votre relation avec le Coran ; logiquement, il ne peut y en avoir (Coran 2/85) .

Il y a beaucoup de maladies du coeur et de l'esprit qui peuvent vous empêcher d'accepter le message coranique et de vous y soumettre. Elles ont toutes été décrites dans le Coran . Il y a, entre autres, l'envie, le préjugé, la satisfaction de ses propres désirs et le fait de suivre aveuglément les us et coutumes de la société. Mais les plus grandes maladies sont la fierté, l'arrogance et l'orgueil (kibr et istighnâ) , qui vous empêchent d'abandonner vos propres opinions, de reconnaître la parole d'Allah et de l'accepter en toute humilité.



« Je priverai de Mes signes ceux qui affichent sans raison leur orgueil sur Terre, qui refusent
de croire à tout signe qu'ils voient et qui, apercevant la voie de la droiture, s'en écartent obstinément ;
mais voyant celle de l'égarement, ils s'y engagent résolument. [...] » [ Sourate 7. Al Araf verset 146 ]



« Ceux qui traitent Nos signes de mensonges et s'en détournent avec dédain, ceux-là ne verront jamais
s'ouvrir devant eux les portes du Ciel ni n'auront accès au Paradis, que lorsque le chameau aura
traversé le chas d'une aiguille ! [...) » [ Sourate 7. Al Araf verset 40 ]





Obéissance et réforme
Apportez toute la volonté, la résolution et soyez prêt à obéir à tout ce que le Coran dit ; changez votre vie, vos attitudes et votre comportement - intérieurement et extérieurement - comme il l'exige.

Préparez-vous et commencez à modeler vos pensées et vos actions en conformité avec les messages que vous recevez du Coran , sans cela, tout votre travail ne sera d'aucune utilité. De simples exercices intellectuels et des expériences extatiques ne vous mèneront jamais près des trésors réels du Coran .

Le fait de ne pas obéir au Coran et de ne pas changer votre vie à cause de faiblesses et de tentations humaines, de difficultés naturelles et d'empêchements externes, est une chose ; le fait de ne pas y obéir parce que vous n'en avez aucune intention ou que vous ne faites aucun effort dans ce sens est tout autre chose. Vous pouvez alors atteindre la renommée en tant que savant du Coran, mais cela ne vous révélera pas pour autant le vrai sens du Livre .

Le Coran réserve une de ses plus sévères condamnations à ceux qui professent la foi dans le Livre d'Allah mais, lorsqu'on leur demande d'agir ou lorsque des situations se présentent pour prendre des décisions, ils ignorent son appel et lui tournent le dos. Ils ont été déclarés munâfiq (hypocrites), fâsiq (pervers), zâlim (injustes) .




Risques et obstacles
Soyez toujours conscient que lorsque vous entamez la lecture du Coran , Satan dressera toujours devant vous tout obstacle possible et vous suivra furtivement le long de votre chemin vers les grandes richesses du Coran .

Le Coran est le seul guide sûr susceptible de vous mettre dans la Voie droite conduisant vers Allah ; marcher sur cette voie relève du destin de l'homme. Quand Adam a été créé, il a été mis au courant des obstacles que l'homme devra surmonter pour réaliser ce destin. Toutes ses faiblesses ont été mises à nu, particulièrement la faiblesse de sa volonté, de sa résolution et de son oubli ( Sourate Tâ-Hâ - Verset 20 / 115) .

Adam a également été clairement informé de la manière dont Satan essaierait de lui barrer le chemin durant tout son trajet :




" Puisque tu as décrété ma perte, reprit Satan, je guetterai désormais les hommes le long de la Voie droite,
pour les harceler, par-devant et par-derrière, sur leur gauche et sur leur droite, en sorte que tu en
trouveras bien peu qui Te seront reconnaissants " [ Sourate 7. Al Araf verset 16 - 17 ]


Il est évident que le Coran est votre plus puissant allié susceptible de vous aider dans votre bataille, durant toute votre vie, contre Satan, afin que vous vous efforciez à vivre conformément aux enseignements d'Allah . Par conséquent, depuis le premier pas même qui vous engage dans la lecture du Coran jusqu'au dernier, lorsque vous essaierez de vous y conformer, il vous affrontera avec plusieurs ruses et astuces, illusions et tromperies, obstacles et entraves, que vous devrez surmonter.

Satan peut détourner votre intention, vous rendre peu soucieux du sens et du message du Coran , créer dans votre esprit des doutes, ériger des barrières entre votre âme et le monde d'Allah , vous empêtrer dans les enseignements périphériques plutôt que centraux, tenter de vous éloigner du Coran, de ne pas y obéir ou, simplement, faire en sorte que vous négligiez ou que vous reportiez le devoir de le lire. Tous ces dangers sont entièrement expliqués dans le Coran lui-même.

Prenez un exemple tout simple : la lecture quotidienne du Coran , tout en le comprenant, peut paraître aisée. Mais essayez, et vous verrez alors combien elle devient difficile : le temps fuit, d'autres choses importantes surgissent. La concentration de l'esprit et l'attention deviennent des choses que vous aimeriez éviter : pourquoi ne pas tout simplement lire rapidement le Coran pour la baraka ?

C'est quand vous prenez conscience de ces dangers et périls que votre langue devrait prononcer - conformément au Coran :

« Quand tu lis le Coran, demande la protection de Dieu contre Satan le maudit. »
[ Sourate 16. Les abeilles (An-Nahl). verset 98 ]
[ a `ûdhu billâhi mina sh-shaytâni r-rajim ]





Confiance et Dépendance
Mettez votre confiance exclusivement et totalement en Allah pour vous guider vers la totalité des récompenses de la lecture du Coran.

Tout comme c'est par la grâce infinie que les paroles du Coran vous sont parvenues, c'est seulement Sa grâce qui pourra vous aider dans votre tâche cruciale. Vous avez besoin d'importantes et de précieuses provisions, et elles ne sont pas faciles à acquérir. Vous faites face à d'immenses dangers qui sont difficiles à surmonter. À qui pouvez-vous vous adresser sinon à Lui , pour vous tenir la main et vous guider le long de votre chemin ?

Votre désir et votre effort constituent les moyens nécessaires, mais Sa grâce et Son soutien s'avèrent les seules garanties à même de vous permettre de suivre votre chemin avec succès et profit. En Lui, seulement, vous devez avoir confiance en tant que vrai croyant . Vers Lui, seulement, vous devez vous tourner pour toute chose dans la vie. Et quelle chose est plus importante que le Coran ?

De même, n'affichez jamais de fierté en ce qui concerne ce que vous faites pour le Coran , ce que vous avez accompli. Soyez toujours conscient de vos insuffisances et de vos limites face à une tâche qui n'a pas de semblable.

Approchez-vous donc du Coran en toute humilité, avec un sens d'une entière dépendance envers Allah , à la recherche de Son aide et de Son soutien à chaque pas.

C'est dans cet esprit de confiance, de louange et de gratitude que votre langue et votre coeur, en mutuelle harmonie, doivent commencer la récitation par :



Bismillâhi r-rahmâni r-rahîm
(Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux).

C'est ce verset qui apparaît au début des 114 sourates du Coran, à l'exception d'une seule.



« Seigneur ! Ne fais pas dévier nos coeurs, après nous avoir mis dans le droit chemin !
Étends sur nous Ta grâce, car Tu es le Dispensateur de toutes les grâces. » [ Sourate 3. verset 8 ]



Chapitre 3 : La lecture : Une participation de l'être intérieur
(en cours dédition)

Chapitre 4 : Comment vivre avec le Coran
(en cours dédition)

Chapitre 5 : Etude et compréhension du Coran
(en cours dédition)

Chapitre 6 : L'étude collective du Coran
(en cours dédition)

Chapitre 7 : Se réformer par le Coran
(en cours dédition)

Chapitre 8 : Annexes
(en cours dédition)


Tafsir el Qoran (en cours dédition)

Sourate 01 - El Fatiha
Sourate 02 - El Baqara
Sourate 36 : Ya Sin
Sourate 50 : Qaf
Sourate 57 - El Hadid
Sourate 87 : El Moulk
Sourate 105 : El Fil
Sourate 112 : El Ikhlass
Sourate 113 : El Falaq
Sourate 114 : An Nass


Questions - Réponses


Les dix commandements ?
Question:


Y a -t-il dans le Coran quelque chose de semblable aux 10 commandements de la Bible ?



Réponse :

Louange à Allah

Nous vous remercions d’avoir posé cette question qui traduit votre intérêt pour le Saint Coran, et nous répondons à votre question avec plaisir.

Le Saint Coran comporte des versets que les ulémas ont intitulé " les dix commandements" parce qu’ils recèlent 10 importants commandements divins adressés à l’humanité. Ces versets se trouvent à deux endroits du Saint Coran. Le premier est la sourate du bétail dans laquelle le Très Haut dit :

« Dis : " Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : ne Lui associez rien ; et soyez bienfaisants envers vos père et mère. Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux. N' approchez pas des turpitudes ouvertement, ou en cachette. Ne tuez qu' en toute justice la vie qu' Allah a fait sacrée.

Voilà ce qu' (Allah) vous a recommandé de faire ; peut-être comprendrez- vous. Et ne vous approchez des biens de l' orphelin que de la plus belle manière, jusqu'à ce qu' il ait atteint sa majorité. Et donnez la juste mesure et le bon poids, en toute justice. Nous n' imposons à une âme que selon sa capacité. Et quand vous parlez, soyez équitables même s' il s' agit d' un proche parent. Et remplissez votre engagement envers Allah. Voilà ce qu' Il vous enjoint. Peut-être vous rappellerez-vous. "Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc ; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie."Voilà ce qu' Il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété. »
[ Sourate 6 - Verset 151-153 ]



Le deuxième est dans la sourate de l’ascension qui est presque une explication des versets précédents. Car le Très Haut y dit :

« Et ton Seigneur a décrété: " N' adorez que Lui ; et (marquez) de la bonté envers les père et mère : si l'un d' eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis point: "Fi !" et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. et par miséricorde, abaisse pour eux l' aile de l' humilité, et dis: "Ô mon Seigneur, fais- leur, à tous deux, miséricorde comme ils m' ont élevé tout petit.

Votre Seigneur connaît mieux ce qu' il y a dans vos âmes. Si vous êtes bons, Il est certes Pardonneur pour ceux qui Lui reviennent se repentant. " Et donne au proche parent ce qui lui est dû ainsi qu' au pauvre et au voyageur (en détresse). Et ne gaspille pas indûment, car les gaspilleurs sont les frères des diables; et le Diable est très ingrat envers son Seigneur.

Si tu t' écartes d' eux à la recherche d' une miséricorde de Ton Seigneur, que tu espères, adresse- leur une parole bienveillante. Ne porte pas ta main enchaînée à ton cou (par avarice), et ne l' étend pas non plus trop largement, sinon tu te trouveras blâmé et chagriné. En vérité ton Seigneur étend Ses dons largement à qui Il veut ou les accorde avec parcimonie. Il est, sur Ses serviteurs, Parfaitement Connaisseur et Clairvoyant.

Et ne tuez pas vos enfants par crainte de pauvreté; c' est Nous qui attribuons leur subsistance, tout comme à vous. Les tuer, c' est vraiment, un énorme péché. Et n' approchez point la fornication. En vérité, c' est une turpitude et quel mauvais chemin! Et, sauf en droit, ne tuez point la vie qu' Allah a rendu sacrée. Quiconque est tué injustement, alors Nous avons donné pouvoir à son proche (parent). Que celui-ci ne commette pas d' excès dans le meurtre, car il est déjà assisté (par la loi). Et n' approchez les biens de l' orphelin que de la façon la meilleure, jusqu'à ce qu' il atteigne sa majorité. Et remplissez l'engagement, car on sera interrogé au sujet des engagements. Et donnez la pleine mesure quand vous mesurez, et pesez avec une balance exacte. C' est mieux (pour vous) et le résultat en sera meilleur.

Et ne poursuis pas ce dont tu n' as aucune connaissance. L' ouïe, la vue et le cœur: sur tout cela, en vérité, on sera interrogé. Et ne foule pas la terre avec orgueil: tu ne sauras jamais fendre la terre et tu ne pourras jamais atteindre la hauteur des montagnes! Ce qui est mauvais en tout cela est détesté de ton Seigneur. Tout cela fait partie de ce que ton Seigneur t' a révélé de la Sagesse. N' assigne donc pas à Allah d' autre divinité, sinon tu seras jeté dans l' Enfer, blâmé et repoussé. »
[ Sourate 17 - Versets 23 à 39 ]

Ô auteur de la question,

J’espère que, après avoir médité sur ces versets, vous adopterez à l’égard du Coran, une attitude beaucoup meilleure que celle que vous aviez avant et que cela marque le commencement d’un changement radical dans votre vie et une voie noble vers la conversion à l’Islam. Nous vous souhaitons toujours l’assistance divine. Paix à celui qui suit la bonne voix.

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Zephylyne
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Qui est allah ?

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