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 L' Association: Les Catégories de Shirk

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zephylyne
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MessageSujet: L' Association: Les Catégories de Shirk   Ven 13 Nov - 19:49


Les Catégories de Shirk

Le Shirk est considéré comme un sujet à part entière auquel Allah a conféré une importance majeure dans le Coran:

{ Certes Allah ne pardonne pas qu'on Lui donne quelque associé. À part cela, Il pardonne à qui II veut }
[Sourate 4 – Verset 48. ]



Parce que le péché du Shirk constitue la négation de l'objet même de la création de l'homme, il représente pour Allah le plus grave des péchés; le péché impardonnable.

Le Shirk veut dire littéralement partenariat, partage ou association, [The Hans Wehr Dictionary of Modern Written Arabic, p. 468] mais du point de vue islamique, cela réfère à l'acte d'assigner des partenaires à Allah , quelle que soit la forme qu'ils prennent. La présente analyse du Shirk est conforme aux trois grandes catégories développées dans l'étude du Tawhid. De ce fait, nous allons tout d'abord nous pencher sur les principales manifestations du Shirk dans le domaine de la Rouboubiya (Souveraineté), dans celui d'Asma was-siffat (des Noms et Attributs Divins) et, en dernier lieu, dans le domaine de la Ibada (Adoration).



Cette catégorie de Shirk concerne soit le fait de croire que d'autres partagent la Souveraineté d'Allah sur la création et ce, sur un plan d'égalité ou de quasi égalité, soit le refus pur et simple de croire en un Souverain créateur. La plupart des systèmes religieux sont concernés par le premier aspect du Shirk dans la Rouboubiyah, alors que ce sont les philosophes et leurs philosophies inventées qui relèvent du second aspect.


Tombent dans cette sous-catégorie les croyances dans lesquelles un Dieu principal ou un Être Suprême, qui est au-dessus de la création, est reconnu, cependant que Sa souveraineté est partagée avec des dieux de moindre importance, avec des esprits, mortels, corps célestes ou objets terrestres. De tels systèmes de croyance sont communément désignés par les théologiens et les philosophes soit comme monothéistes (ayant un seul dieu), soit comme polythéistes (ayant plusieurs dieux). Du point de vue islamique, tous ces systèmes sont polythéistes et plusieurs d'entre eux sont, à des degrés différents de dégénérescence, des systèmes religieux de révélation divine qui étaient tous, à l'origine, basés sur le Tawhid.

Brahmane, l'Être Suprême pour les Hindous, est conçu comme non présent, englobant tout, inaltérable et éternel, l'Absolu impersonnel abstrait dans lequel toute chose a son commencement et sa fin. Le dieu Brahma, quant à lui, est le créateur personnifié de l'univers, et il forme une trinité avec le dieu sauveur Vishnu et le dieu destructeur Shiva. [W.L. Reese, Dictionary of Philosophy and Religion, (New Jersey: Humanities Press, 1980), pp. 66-67 and 586-7. Voir aussi John Hinnells, Dictionary of Religions (England: Penguin Books, 1984) pp. 67-8] Le Shirk dans la Rouboubiyah est donc exprimé dans l'Hindouisme par la délégation à d'autres dieux des pouvoirs de création, de destruction et de sauvegarde qui n'appartiennent qu'à Dieu.

La croyance chrétienne soutient que le Dieu unique se révèle à travers les trois personnes du Père, du Fils (Jésus-Christ) et du Saint-Esprit. Néanmoins, ces trois personnes sont perçues comme formant une unité et partageant une seule « substance ». [Dictionary of Religions, p. 337.] Le Prophète Jésus, élevé au rang de divinité, est assis à la droite de Dieu et juge le monde. Le Saint-Esprit qui, dans la Bible hébraïque, est le moyen que Dieu utilise pour exercer son pouvoir créateur, devient, dans la pensée chrétienne, une partie de la trinité. Paul a fait du Saint-Esprit un alter ego du Christ, le guide et le secours des Chrétiens, qui s'est manifesté pour la première fois le jour de la Pentecôte [Dictionary of Philosophy and Religion, p. 231]. Par conséquent, le Shirk dans la Rouboubiya se manifeste dans la croyance chrétienne qui veut que Jésus et le Saint-Esprit soient les partenaires de Dieu dans la totalité de Sa souveraineté, que seul Jésus prononce le jugement du monde et que le Saint-Esprit guide les Chrétiens et leur porte secours.

Les Zoroastriens (Parsis) conçoivent Dieu, Ahura Mazda, comme le créateur de toutes les bonnes choses et croient que lui seul mérite l'adoration absolue. Le feu est l'une des sept créations d'Ahura Mazda et est considéré comme son fils ou comme son représentant. Mais ils commettent aussi le Shirk dans la Rouboubiya en concevant le mal, la violence et la mort comme les créations d'un autre dieu appelé Angra Mainyu, qu'ils représentent par le symbole des ténèbres. [Dictionary of Religions, pp. 361-2.] Ainsi, la souveraineté de Dieu sur toute la création (i.e. Sa Rouboubiya) est partagée avec un esprit du mal élevé au rang d'un dieu rival à cause du souci des hommes de ne pas attribuer à Dieu le concept du mal.

Dans la religion Yoruba, qui compte près de 10 millions d'adeptes en Afrique de l'Ouest (surtout au Nigeria), il y a un seul Dieu suprême, Olorius (Dieu du Ciel) ou Olodumare. Néanmoins, la religion Yoruba moderne est caractérisée par une multitude d'adorations d'Orisha et ce, de telle manière que la religion Yoruba apparaît comme strictement polythéiste. [Dictionary of Religions, p. 358] Par conséquent, les Yorubas commettent le Shirk dans la Rouboubiya en prêtant toutes les fonctions de Dieu à des dieux et des esprits mineurs.

Les Zoulous d'Afrique du Sud croient en un seul Dieu, Unkulunkulu, mot qui veut dire l'ancien, le premier, le plus révéré. Les principaux titres spécifiques de Dieu sont Nkosi Yaphezulu (Souverain du Ciel) et Umvelingqanqi (le premier à apparaître). Leur Être Suprême est représenté par un mâle qui, de son union avec la terre femelle, a engendré le monde humain. Le tonnerre et les éclairs sont, dans la religion zouloue, des actes de Dieu, alors que la maladie et les autres troubles de la vie peuvent être causés par les ancêtres, les « Idlozi » ou « Abaphansi » (ceux qui sont sous terre). Les ancêtres protègent aussi les vivants, demandent à être nourris, sont satisfaits des rituels et offrandes qui leur sont faits, punissent la négligence et prennent possession des sorciers (inyanga). [Dictionary of Religions, p. 363] Ainsi, le Shirk dans la Rouboubiya existe dans la religion zouloue, non seulement à travers leur concept de la création du monde humain, mais aussi par leur attribution à des esprits ancestraux du bien et du mal qui arrive dans la vie des hommes.

Parmi certains Musulmans, le Shirk dans la Rouboubiya se manifeste par la croyance que les âmes des saints et des autres êtres connus pour leur piété peuvent affecter les affaires de ce monde, même après leur mort. On attribue à leur âme le pouvoir de répondre aux besoins des humains, de repousser les calamités et de porter secours à tous ceux qui font appel à eux. Ainsi, les adorateurs de tombeaux attribuent aux âmes humaines la capacité divine de causer des événements de cette vie, ce qui est en fait du ressort exclusif d'Allah .

La croyance en « Rijaal al Ghayb », [Littéralement: « hommes du monde invisible. » Le monde est censé continuer à exister grâce aux intercessions d'une hiérarchie de Saints protecteurs dont le nombre est fixe: lorsque l'un d'entre eux meurt, sa place est immédiatement prise par un autre. (Shorter Encyclopedia of Islam, p. 582)] dont le chef occupe une position appelée « Qotb » d'où il gouverne les affaires de ce monde, est (une croyance) commune à plusieurs Soufis (mystiques Musulmans). [Shorter Encyclopedia of Islam, p. 55.]


Cette sous catégorie représente les diverses philosophies et idéologies qui nient l'existence de Dieu de manière explicite ou implicite. Dans certains cas, la non-existence de Dieu est clairement proclamée (athéisme) alors que dans d'autres cas, on prétend qu'il existe, mais la manière dont II est conçu renie en fait Son existence (panthéisme).

Il y a en fait peu de « systèmes » religieux anciens dans lesquels Dieu n'existe pas, le plus connu d'entre eux étant le système attribué à Gautama Bouddha. Le Bouddhisme, un mouvement réformiste de l'Hindouisme opposé au système des castes, fut fondé au 6e siècle AC, à la même période que le Jaïnisme. Au cours du 3e siècle AC il devint religion d'État. Avec le temps, il fut assimilé par l'Hindouisme, Bouddha lui-même devenant l'un des avatars (incarnations de Dieu). Il disparut de l'Inde, mais devint dominant en Chine et dans d'autres pays orientaux. Le Bouddhisme Hinayana (400-250 AC), la première et la plus stricte des deux interprétations du Bouddhisme, qui a pris de l'ampleur après la mort de Gautama Bouddha, prend bien pour acquis que Dieu n'existe pas, d'où le fait que le fardeau du salut n'appartient qu'à l'individu seul. [Dictionary of Philosophy and Religion, p. 72]. Ainsi, cette ancienne version du Bouddhisme peut être classée comme un exemple de Shirk dans la Rouboubiya où l'existence de Dieu est niée de manière explicite.

De la même manière, dans l'enseignement du Jaïnisme tel que systématisé par Vardhamana, il n'y a pas de Dieu, mais des âmes libérées réalisent une part de ce statut, disposant de l'immortalité et de l'omniscience; et la communauté religieuse traite celles qui sont libérées comme si elles étaient divines, construisant des temples à leur intention et vénérant leurs images. [Dictionary of Philosophy and Religion, pp. 262-3.]

Le Pharaon du temps du Prophète Moïse est un autre exemple ancien. Allah a mentionné dans le Coran qu'il a nié l'existence de Dieu et a prétendu devant Moïse et devant tout le peuple d'Egypte que lui, Pharaon, était le seul véritable seigneur de toute la création. Allah l'a cité disant à Moïse :

{ Si tu adoptes, dit Pharaon, une autre divinité que moi, je te mettrai parmi les prisonniers. }
[Sourate 26 – Verset 29.]
Et à son peuple, il dit : { C'est moi votre Seigneur, le très haut. }
[Sourate 79 – Verset 24.]

Aux 19e et 20e siècles, un nombre de philosophes européens ont affirmé la non-existence de Dieu dans ce qui allait être connu comme « la philosophie de la mort de Dieu». Le philosophe allemand Phillip Mainlander (1841-1876), dans son oeuvre principale, La philosophie de la Rédemption (1876), déclare que le monde commence avec la mort de Dieu, puisque Dieu est un principe d'unité anéanti dans la pluralité du monde et un principe de plaisir renié par la loi de la souffrance qui domine le monde. [Dictionary of Philosophy and Religion, p. 327.] En Prusse, Friedrich Nietzsche (1844-1900) a appuyé l'idée de « la mort de Dieu » en suggérant que Dieu n'était rien d'autre qu'une projection de la mauvaise conscience de l'homme et que l'homme constituait une passerelle vers le surhomme. [Ibid.,p. 391.] Jean-Paul Sartre, un philosophe français du 20e siècle, a aussi repris l'idée de « la mort de Dieu ». Il prétendit que Dieu ne pouvait exister car II était une contradiction «en termes ». L'idée de Dieu, selon lui, est une projection que l'homme doit faire, étant ce qu'il est. [Ibid., pp.508-9.]

La proposition de Darwin (mort en 1882) selon laquelle l'homme est seulement un singe évolué fut largement adoptée par les théoriciens des sciences sociales et les philosophes du 19e siècle parce qu'elle apportait une base « scientifique » à la non-existence de Dieu. Selon eux, la religion a évolué de l'animisme au monothéisme parallèlement à la prétendue évolution sociale de l'homme de son état d'individu indépendant à son état national, et à son évolution physique de singe en homme.

Ils tentent d'éluder les questions entourant la création en prétendant qu'il n'y avait personne et en attribuant les qualificatifs d'Allah, d'être sans début et sans fin à la matière qu'il a créée. De nos jours, les défenseurs de cette croyance sont les adeptes de Karl Marx, communistes et socialistes scientifiques, qui prétendent que l'origine de toute chose qui existe est la matière en mouvement. Ils prétendent aussi que Dieu est une invention de l'homme créée par les classes dirigeantes pour justifier leur autorité héréditaire et dévier l'attention des masses opprimées des réalités qu'ils vivent.

Un exemple de cette forme de Shirk parmi certains Musulmans se retrouve chez plusieurs Soufis comme Ibn Arabi qui prétend que seul Allah existe (tout est Allah et Allah est tout). Ils nient l'existence séparée d'Allah et de ce fait nient Son existence véritable. Cette idée ait aussi exprimée au 17e siècle par le philosophe juif hollandais Baruch Spinoza, qui prétendait que Dieu est la somme de toutes les parties de l'univers, y compris l'homme.



Le Shirk dans cette catégorie inclut à la fois la pratique commune des païens de donner à Allah les attributs de Sa création et l'acte de donner à des êtres créés les noms et attributs d'Allah.


Dans cet aspect du Shirk dans al-Asma was-Sifate, on donne à Allah la forme et les qualités d'êtres humains et d'animaux. Du fait de la supériorité de l'homme sur les animaux, la forme humaine est plus communément utilisée par les idolâtres pour représenter Dieu dans la création. Il en découle que l'image du Créateur est souvent peinte, moulée ou sculptée sous forme d'êtres humains possédant les mêmes caractéristiques physiques que ceux qui les adorent. Par exemple, les Hindous et les Bouddhistes adorent d'innombrables idoles ayant l'apparence des hommes asiatiques et les considèrent comme des manifestations de Dieu dans la création. La croyance chrétienne des temps modernes voulant que le Prophète Jésus soit l'incarnation de Dieu, c.-à-d. que le Créateur est devenu Sa création, est un autre bon exemple de ce type de Shirk. Il y a eu par le passé de nombreux soi-disant grands peintres chrétiens ; parmi eux, Michel-Ange (mort en 1565), qui a peint Dieu comme un vieil homme nu d'apparence européenne, avec de longs cheveux blancs et une barbe blanche fournie sur le plafond de la Chapelle Sixtine au Vatican. Ces images ont par la suite bénéficié de la plus haute estime du monde chrétien.




Cette forme de Shirk dans al-Asma was-Sifate s'applique aux cas où l'on attribue à des êtres ou à des choses créés les noms d'Allah ou Ses attributs, ou qu'on se les attribue soi-même. Par exemple, c'était le cas des anciens Arabes qui adoraient des idoles dont les noms étaient dérivés des noms d'Allah. Leurs trois principales idoles étaient : al-Lat, tiré du nom d'Allah al-Elah, al-Ozza, tiré de al-Aziz et al-Manat, tiré de al-Mannan. À l'époque du Prophète Mohamed il y avait également un faux prophète, dans une région de l'Arabie appelée Yamamah, et il s'était gratifié du nom de Rahmane qui n'appartient qu'à Allah.

Les Nousayriyah de Syrie sont une secte chiite et ils croient que le cousin et gendre du Prophète Mohamed , Ali Ibn Abi Talib , était une manifestation d'Allah et ils lui attribuent plusieurs des qualités d'Allah. Les Ismaélites constituent une autre secte chiite, également connue sous le nom des Agha Khanis, et ils considèrent leur chef de file, l'Agha Khan, comme Dieu incarné. Les Druzes du Liban sont aussi inclus dans cette catégorie, puisqu'ils croient que le calife Fatimide al-Hakim bi Amrillah fût la dernière manifestation d'Allah parmi les humains.

On peut aussi inclure dans cet aspect du Shirk dans al-Asma was-Sifate certains Soufis (mystiques musulmans) qui prétendent, comme al-Hallaj, qu'ils ne font plus qu'un avec Dieu et qu'en tant que tels ils existent comme des manifestations du Créateur au sein de Sa création. Les adeptes du spiritualisme des temps modernes et les médiums comme Shirley Maclaine, J.Z. Knight, etc., prétendent souvent posséder un statut divin, et attribuent le même statut au genre humain en général. La théorie de la relativité d'Einstein (E=mc2, l'énergie est égale à la masse, multipliée par le carré de la vitesse de la lumière) enseignée dans toutes les écoles est en fait une expression de Shirk dans al-Asma was-Sifate. La théorie déclare que l'énergie ne peut être ni créée ni détruite; elle se transforme simplement en matière et vice versa. Pourtant, aussi bien la matière que l'énergie sont des entités créées et toutes deux seront détruites, comme Allah le déclare clairement:

{ Allah est le Créateur de toute chose, et de toute chose Il est Garant. }
[Sourate 39 – Verset 62]

{ Tout ce qui est sur elle (la Terre) doit disparaître. }
[Sourate 55 – Verset 26]

La théorie implique aussi que la masse et l'énergie sont éternelles, n'ayant ni début ni fin, puisqu'elle suppose qu'elles ne sont pas créées et qu'elles se transforment continuellement l'une en l'autre. Cependant cet attribut n'appartient qu'à Allah qui est le Seul à n'avoir ni début ni fin.

La théorie de l'évolution de Darwin est également une tentative pour expliquer l'évolution de la vie et ses formes à partir de la matière inanimée, sans l'intervention de Dieu. L'une des figures de proue du darwinisme au 20e siècle, Sir Aldous Huxley, exprima cette pensée de la manière suivante : «Le darwinisme a ôté de la sphère du débat national l'idée commune voulant que Dieu ait créé tous les organismes. » [Cité dans The Neck of thé Giraffe, de Francis Hitching, (New York: Ticknor and Fields, 1982), p. 254 de Tax and Callender, 1960, vol.]



Dans cette catégorie de Shirk, les actes d'adoration sont consacrés à d'autres qu'à Dieu, et la rétribution pour l'adoration est recherchée auprès de la création plutôt qu'auprès du Créateur. Comme dans le cas des catégories précédentes de Shirk, le Shirk dans l'adoration comporte deux aspects majeurs.



Cette forme de Shirk se manifeste lorsque tout acte d'adoration est consacré à autre qu'à Allah. Elle représente la forme la plus évidente d'idolâtrie pour laquelle Allah a spécifiquement envoyé les Prophètes, afin que ces derniers en éloignent les masses humaines. Ce concept est étayé par la déclaration d'Allah dans le Coran.

{ Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager pour leur dire :
« Adorez Allah et écartez-vous du Taghout (fausses divinités) ». }
[ Sourate 16 – Verset 36 ]

Taghout veut dire, en fait, une chose adorée parallèlement à Allah ou adorée à la place d'Allah . Par exemple, l'amour est une forme d'adoration qui, dans sa perfection, devrait être consacrée uniquement à Allah. En Islam, l'amour de Dieu est exprimé par une obéissance totale à Sa volonté. Il ne s'agit pas du même type d'amour que l'homme ressent naturellement vis-à-vis de la création, envers ses parents, ses enfants, envers la nourriture, etc. Consacrer ce type d'amour à Dieu, c'est le rabaisser au niveau de Sa création, ce qui constitue un Shirk dans al-Asma was-Sifate. L'amour dans le sens d'adoration, c'est l'abandon total de sa propre volonté à Dieu. C'est pourquoi Allah a dit au Prophète de dire aux croyants:

{ Dis: « Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors... ».
[ Sourate 3 – Verset 31 ]

Le Prophète a également dit à ses compagnons : «Personne d'entre vous ne sera un vrai croyant jusqu'à ce que je devienne à ses yeux plus cher que son enfant, que son père et que toute l'humanité.» [Rapporté par Anas et recueilli par al-Boukhari (Sahih Boukhari (Anglais-Arabe), vol. 1, p.20, no. 13) et Mouslim (Sahih Mouslim (traduc. anglaise), vol. 1, p. 31, no. 71).]

L'amour du Prophète n'est pas fondé sur sa qualité d'homme, mais sur l'origine divine de son message. Ainsi, au même titre que l'amour pour Allah, il s'exprime par une soumission totale à ses injonctions. Allah a dit dans la révélation finale:

{ Quiconque obéit au Messager obéit certainement à Allah.} [Sourate 4 – Verset 80]
et { Dis: « Obéissez à Allah et au Messager...} [Sourate 3 – Verset 32]

Si l'homme permet à l'amour de quelque chose ou de quelqu'un de s'interposer entre lui et Allah , alors il a consacré un acte d'adoration à autre qu'à Allah. En ce sens, l'argent peut devenir notre dieu ou même nos désirs peuvent devenir un dieu. Le Prophètea dit : «L'adorateur du Dirham sera toujours malheureux» [Rapporté par al-Boukhari (Sahih Boukhari (Anglais-Arabe), vol. 8, p.296, no. 443).]

Et Allah a dit dans le Coran:

{ Ne vois-tu pas celui qui a fait de sa passion sa divinité? }
[ Sourate 25 – Verset 43 ]

On a beaucoup insisté sur le mal du Shirk dans al 'Ibada (adoration), car il contredit l'objet même de toute la création, tel qu'exprimé dans la déclaration d'Allah : {Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent. }[ Sourate 51 – Verset 56 ]

Le Shirk majeur constitue le plus grand acte de rébellion contre le Seigneur de l'univers et est donc le péché ultime. C'est un si grand péché qu'il annule virtuellement toute bonne action qu'une personne pourrait faire et celui qui le perpètre est pratiquement sûr d'être voué à la damnation éternelle en Enfer. Par conséquent, toutes les fausses religions sont basées principalement sur cette forme de Shirk. Tous les systèmes inventés par les hommes invitent d'une manière ou d'une autre leurs adeptes à l'adoration de la création. Les Chrétiens sont exhortés à adresser leurs prières à un homme, un prophète de Dieu du nom de Jésus, dont ils prétendent qu'il aurait été l'incarnation divine. Les Catholiques, parmi les Chrétiens, adressent leurs prières à Marie en tant que « mère de Dieu », aux anges comme Michaël, qui est honoré le 8 mai et le 29 septembre en tant que St-Michaël, [William Halsey (éd.), Colliers Encyclopedia, (U.S.A.: Crowell-CollierEducational Foundation,1970, vol.16, p110] ainsi qu'à des saints humains, réels ou fictifs.

Les Musulmans dont les actes d'adoration tombent dans cette catégorie de Shirk sont ceux qui vouent un culte au Prophète Mohamed ou aux mystiques au sein de la hiérarchie soufi des saints, croyant qu'ils peuvent exaucer leurs prières, alors même qu'Allah a clairement dit dans le Coran:

{ Dis: « Informez-moi: si le châtiment d'Allah vous vient, ou que vous vient l'Heure,
ferez-vous appel à autre qu'Allah si vous êtes véridiques? » }
[ Sourate 6 – Verset 40 ]




Mahmoud Ibn Loubayd rapporte : « Le Messager d'Allah a dit : « La chose dont j'ai le plus peur pour vous est ash-Shirk al-Asghar (Shirk mineur). » Les compagnons demandèrent : « Ô, Messager d'Allah, qu 'est-ce que le Shirk mineur? » II répondit: « Ar-Riya (s'afficher), car en vérité Allah dira, le Jour de la Résurrection, lorsque les gens recevront leurs récompenses: « Allez donc demander des récompenses à ceux pour qui vous vous montriez dans le monde matériel et voyez s'ils peuvent vous rétribuer d'une quelconque manière. » [Rapporté par Âhmad, at-Tabarani et al-Bayhaqi dans az-Zouhd. Voir Taysir al- 'Aziz al-Hamid, p. 118.]



Mahmoud Ibn Loubayd a dit également: « Le Prophète sortit un jour et annonça : « Ô gens, méfiez-vous du Shirk secret ! » Les gens demandèrent : « Ô Messager d'Allah, quel est le Shirk secret ? » II répondit : « Lorsqu 'un homme se lève pour prier et s'efforce d'embellir sa prière parce que les gens le regardent; voilà ce qu’est le Shirk secret. » [Recueilli par ibn Khouzaymah.]



Ar-Riya consiste à exercer l'une des formes diverses d'adoration avec l'intention d'être vu et de recevoir des éloges. Ce péché détruit tout le bénéfice qui réside dans les bonnes actions et entraîne pour celui qui le commet une punition sérieuse. Cela est particulièrement dangereux, car il est naturel pour l'homme de désirer que ses semblables l'apprécient et d'éprouver du plaisir à ce que ces derniers louent ses qualités.

Accomplir des actes religieux pour impressionner les gens ou pour recevoir des louanges est une mauvaise action qui mérite notre plus grande attention. Ce danger est réellement important pour les croyants dont le but est de faire que tous les actes de leur vie se transforment en actes religieux dédiés à Dieu. En fait, il est peu probable que les vrais croyants dotés de savoir puissent se rendre coupables de ash-Shirk al-Akbar, puisque ses pièges sont si évidents. Mais pour le vrai croyant, comme pour tout le monde, le risque de commettre ar-Riya (ostentation) est de même importance parce qu'il est quasiment indécelable. Cela n'implique que le simple fait de changer son intention. Le pouvoir de motivation qui y est attaché est aussi très fort, puisqu'il provient de la nature profonde de l'homme. Ibn 'Abbas a fait allusion à cette réalité lorsqu'il a dit : « Le Shirk est plus caché qu’une fourmi noire rampant sur une pierre noire, par une nuit noire sans lune. » [Rapporté par ibn Abi Hatim et cité dans Taysir al-Aziz al-Hamid, p. 587].

Ainsi, on doit faire très attention pour s'assurer que nos intentions sont pures du début à la fin de nos actes à chaque fois que l'on accomplit de bonnes actions. Afin de s'assurer de cela, il est recommandé en Islam de prononcer le nom d'Allah avant tout acte d'importance. Une série de Dou'as (invocations) ont aussi été prescrits par le Prophète avant et après chacune des habitudes naturelles telles que se nourrir, boire, dormir, avoir des rapports sexuels et même aller aux toilettes, afin de transformer ces habitudes quotidiennes en actes d'adoration et de développer chez les Musulmans une conscience d'Allah de tous les instants. C'est cette conscience, appelée Taqwa, qui assure, en dernier ressort, que les intentions restent pures.

Le Prophète a aussi fourni une protection contre les actes inévitables de Shirk en enseignant certaines prières spécifiques pouvant être dites à tout moment. Abou Moussa a dit : « Un jour le Messager d'Allah a prononcé un sermon disant : « Ô gens, craignez le Shirk car il est plus caché que le rampement d'une fourmi » Ceux qu'Allah a voulus ont demandé : « Et comment devons-nous l'éviter alors qu'il est plus caché que le rampement d'une fourmi, O Messager d'Allah ? » II répondit : « Dites: «Allahoumma inna na 'oudhou bika an nouchrika bika chayan na 'lamouh, wa nastaghjïrouka lima la na 'lamouh» - (Ô Allah, nous cherchons refuge auprès de Toi contre le fait de commettre le Shirk en en étant conscients et nous Te demandons de nous pardonner lorsque nous le commettons sans le savoir.)

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MessageSujet: Sujet: L' Association:   Ven 13 Nov - 19:53







Dans le premier chapitre sur le Tawhid, nous avons défini Tawhid ar-Rouboubiya (Unité de Souveraineté) comme étant le fait, pour l'homme, de réaliser que dans tout type de relation avec Allah , c'est Lui le Créateur et Celui qui pourvoit aux besoins de l'univers. La création, la préservation et finalement la destruction de l'univers et de son contenu sont sous les ordres d'Allah, et "la chance aussi bien que la malchance" se produisent conformément à la volonté d'Allah.

Cependant, de tout temps l'homme s'est posé la question: "Y a-t-il moyen de savoir, à l'avance, si l'avenir nous réserve des jours meilleurs ou si, au contraire, le pire est à craindre ?" Car, s'il y a un moyen de prévoir les choses avant qu'elles ne se produisent, le malheur pourrait être évité et le succès pourrait être assuré.

Depuis la nuit des temps, certains individus ont faussement prétendu avoir accès à cette connaissance occulte et les masses ignorantes de l'humanité se sont attroupées autour d'eux, payant des sommes astronomiques en contreparties de bribes de cette information vitale. Certaines de ces méthodes artificielles pour éviter la mauvaise fortune devinrent connues, d'où la profusion, dans la plupart des sociétés, d'objets porte-bonheur tels que ceux qui seront mentionnés dans ce chapitre.

Certains des moyens secrets imaginés pour savoir ce que le futur d'une personne recèle devinrent également de notoriété publique, et c'est de cette façon que divers types de présages et leur interprétation se retrouvent dans toutes les civilisations. Il y a cependant une partie importante de ces, connaissances qui est demeurée secrète, transmise de génération en génération à travers les formes diverses des sciences occultes, de la voyance et de la magie.

Il est très important de développer une vision islamique claire de ces pratiques car elles sont omniprésentes dans les sociétés humaines. Il y a plus important que cela peut-être, c’est le fait que si ces pratiques ne sont pas clairement comprises, un musulman pourrait facilement commettre le péché majeur du Shirk, qui est au coeur même de ces pratiques. Au cours des chapitres suivants, nous étudierions de manière détaillée la position de l'Islam vis-à-vis de ces questions qui contredisent les attributs uniques d'Allah (Sifate) et qui incitent à l'adoration (Ibada) de la création. Chaque question sera analysée à la lumière du Coran et de la Sunna du Prophète , et un jugement islamique sera porté sur chacune d'elles et pourra servir à guider ceux qui cherchent sincèrement la réalité du Tawhid



II était de pratique courante parmi les arabes du temps du Prophète Mohamed de porter des bracelets, des joncs, des colliers de grains, des coquillages, etc., comme porte-bonheur pour éviter les malheurs et porter chance. On retrouve aussi des talismans et des amulettes dans toutes les régions du monde, sous des formes variées. Comme nous l'avons mentionné dans les précédents chapitres, croire que les fétiches, les talismans et les amulettes ont un quelconque pouvoir va à rencontre de la véritable croyance en la Souveraineté d'Allah, puisque l'on attribue à des objets créés le pouvoir d'éviter les malheurs ou de porter chance.

L'Islam s'est opposé à toutes les manifestations de ce type de croyances qui sont apparues en Arabie durant la mission du dernier Prophète ) et ce, afin d'établir une règle en vertu de laquelle de telles croyances et pratiques seraient également condamnées et interdites à tout moment et en tout lieu où elles pourraient apparaître plus tard. Ces croyances fournissent en fait une base idéologique pour l'adoration des idoles dans la plupart des sociétés païennes et les porte-bonheur eux-mêmes représentent une branche de l'idolâtrie. Cette relation peut facilement être mise en évidence dans la branche catholique de la chrétienté où le Prophète Jésus est déifié, où sa mère Marie et les saints sont adorés ; et les images, statues et médaillons à leur effigie présumée sont gardés et portés pour favoriser la chance.

Lorsque les gens acceptèrent l'Islam au temps du Prophète , souvent ils continuèrent de porter, au fond d'eux-mêmes, une croyance dans les fétiches communément appelée en arabe Tamaïm (Singulier : Tamimah). Par conséquent, on a rapporté plusieurs déclarations du Prophète dans lesquelles il a strictement interdit de telles pratiques. Ce qui suit ne constitue que quelques exemples:

Imrane Ibn Houssein rapporte que lorsque le Prophète a vu qu'un homme portait un bracelet en cuivre sur la partie supérieure de son bras, il lui dit : "Malheur à toi ! Qu'est-ce que c’est que cela? " L'homme répondit que c’était pour le protéger contre une maladie appelée al-Wahina [Littéralement: faiblesse. Réfère peut-être à l'arthrite.]. Le Prophète dit alors : "Jette cela, car en vérité cela ne pourrait qu’accroître ton mal Et si tu mourais avec cela sur toi, tu ne réussirais jamais. " [Recueilli par Ahmad, Ibn Majah et Ibn Hibbân.]

Ainsi, que Ton soit malade ou en bonne santé, le fait de porter des bracelets, des joncs ou des anneaux en cuivre ou en fer, en croyant en leur pouvoir de guérir ou en celui de prévenir les maladies, est strictement interdit. De telles pratiques tombent aussi sous le coup de l'interdiction de guérir les maladies avec des traitements Haram (illicites) dont le Prophète a dit:

"Soignez-vous les uns les autres, mais ne traitez pas les maladies avec des moyens interdits"
[Recueilli par Abou Daoud (Sounan Abou Daoud (Trad. anglaise), vol. 3, p. 1087, no. 3865) et al-Bayhaqî.]

Abou Wâqid al-Laythy a également rapporté que lorsque le Messager d'Allah se mit en route pour Hounayn [Le site de la dernière grande bataille entre le Messager de Dieu et les tribus arabes païennes, bataille qui eut lieu au cours de la l0ème année suivant la Hijrah.], lui et son armée passèrent à côté d'un arbre appelé Dhatou Anwate. [Littéralement: "Qui a des choses accrochées dessus".] Les idolâtres avaient pour habitude d'accrocher leurs armes aux branches de cet arbre pour que cela leur porte chance. Certains Sahaba, nouvellement convertis à l'Islam, demandèrent au Prophète de leur désigner un arbre similaire. Le Prophète répondit: "Subhanallah (qu'Allah soit glorifié) c'est exactement ce que le peuple de Moïse lui a dit : {Désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux} [Sourate 7 – Verset 38]. Par Celui qui a mon âme en sa main, vous suivrez tous le chemin de ceux qui vous ont précédés" [Recueilli par at-Tirmidhi, an-Nasaï et Ahmad.]

Dans ce Hadith, le Prophète rejette non seulement le concept de porte-bonheur, mais il prédit aussi que les musulmans imiteront les pratiques des juifs et des chrétiens. Les chapelets, d'un usage répandu chez les musulmans, sont une imitation du rosaire des catholiques ; le Mawlid (célébration de la naissance du Prophète) est une copie de Noël; et la croyance de beaucoup de musulmans en l'intercession des saints, n'est pas différente dans son principe de celle que l'on retrouve dans la chrétienté. La prophétie s'est déjà réalisée !

Le Prophète a mis l'accent sur la gravité du port des amulettes en invoquant la malédiction d'Allah sur ceux qui en portent. Ouqbah Ibn 'Amir a rapporté que le Prophète a dit, une fois: "Qu'Allah cause ruine et agitation à quiconque porte un talisman ou le fait porter à d'autres. [Recueilli par Ahmad et Al-Hakim.]

Les compagnons du Prophète suivaient très strictement ses ordres concernant les fétiches et les amulettes. Par conséquent on a enregistré beaucoup d'incidents où ils se sont ouvertement opposés à de telles pratiques à chaque fois qu'elles apparaissaient, aussi bien dans la société en général qu'au sein de leur propre famille. 'Ourwah rapporte qu'alors que le Sahabi Houdhayfa visitait un malade, il remarqua un bracelet sur la partie supérieure du bras de l'homme; il le retira et le brisa. Houdhayfah récita ensuite le verset : {Et la plupart d'entre eux ne croient en Allah qu'en Lui donnant des associés}. [ Sourate 12 – Verset 106 ] [Recueilli par Ibn Abi Hâtim.]

À une autre occasion, il toucha la partie supérieure du bras d'un malade et découvrit qu'un Khayt (bracelet de ficelle) y était attaché. Lorsqu'il demanda à l'homme de quoi il s'agissait, celui-ci répondit : "C'est quelque chose qui contient un sort fait spécialement à mon intention". Houdhayfah l'arracha du bras de l'homme et dit : "Si tu étais mort en l'ayant sur toi, je n'aurais jamais fait la prière funéraire sur ta dépouille." [Recueilli par Ibn Waki'.]

Zaynab , l'épouse de Abdullah Ibn Mas'oud , a rapporté qu'une fois, Ibn Mas'oud remarqua qu'elle portait un collier en ficelle autour du cou et il lui demanda ce que c'était. Elle répondit : "C'est une ficelle dans laquelle un sort a été placé pour me porter secours." Il l'arracha de son cou la brisa en morceaux et dit : "La famille Abdullah n'a certainement pas besoin de Shirk ! J'ai entendu le Messager d'Allah dire : "En vérité, les sorts, les talismans et les porte-bonheur sont du Shirk" Zaynab répondit : "Pourquoi dis-tu cela ? Mon oeil avait des contractions nerveuses et lorsque je suis allée voir le juif untel, il prononça un sort et mon oeil arrêta de se contracter!". Ibn Mas'oud répondit : "En fait, c'était seulement un diable qui le faisait sautiller avec son doigt et lorsque tu as eu recours à la sorcellerie, il a arrêté. Il aurait suffi que tu dises ce que le Prophète avait pour habitude de dire:

« Idh-habil-ba-s Rabban-nas washfi antash-shafi La shifa 'a II la shifa 'ouk Shifa 'an la youghadirouhou saqama» - « 0 Souverain des hommes, fais disparaître la souffrance et guéris-la parfaitement, Car Tu es le guérisseur véritable. Il n'y a de médecine que la tienne, qui, lorsqu'elle est appliquée, n'est suivie d'aucune sorte de mal.» [Le Dou'a (invocation) est aussi rapporté par Aïcha et Anas et recueilli par al-Boukhari (Sahih al-Boukhari (arabe-anglais), vol. 7, pp. 427-8, no. 5, 638-9) et Mouslim (Sahih Mouslim (traduc. Anglaise), vol 3, p. 1195, no. 5434). Recueilli par Abou Daoud (Sounan Abou Daoud (Traduc. Anglaise) vol 3, p. 1089, no. 3874), Ahmad, Ibn Majah et Ibn Hibbane.]



Jugement sur les porte-bonheur

Comme nous l'avons déjà mentionné, l'interdiction des amulettes, des talismans et autres porte-bonheur n'est pas limitée aux versions arabes de ces objets, qui étaient combattues par le Prophète . Cette interdiction s'applique partout où des objets sont utilisés dans le même but. De nos jours, malgré l'avancement technologique et les réalisations scientifiques, le recours à des formes diverses de fétiches et de porte-bonheur est très répandu au sein des sociétés occidentales. Plusieurs talismans font tellement partie de la vie de tous les jours que très peu de gens y pensent. Cependant, lorsque nous cherchons et découvrons leurs origines, le Shirk qui y en constitue le fondement apparaît évident. Voici seulement deux exemples de talismans très courants dans la société occidentale:



Les pattes de lapin : Les pattes postérieures des lapins ou leurs répliques en or ou en argent, sont portées en chaînes ou en bracelets comme porte-bonheur par des millions de personnes. L'origine de cette croyance provient de l'habitude des lapins de tapoter le sol avec leurs pattes postérieures. Selon les anciens, les lapins communiquaient de cette manière avec les esprits souterrains. D'où le fait que les pattes étaient d'abord gardées comme moyen pour transmettre ses requêtes aux esprits, puis comme instrument porte-bonheur en général.



Les fers à cheval : Beaucoup de maison en Amérique arborent des fers à cheval cloués sur leurs portes. Des versions miniatures sont également portées sur des bracelets, des porte-clés ou des colliers dans l'espoir qu'ils vont porter chance. L'origine de cette croyance se trouve dans la mythologie grecque ancienne. Dans l'ancienne Grèce, les chevaux étaient considérés comme des animaux sacrés. Si un fer à cheval était accroché à la porte d'une maison, on pensait que cela portait bonheur. Le côté ouvert du fer à cheval devait être pointé vers le haut, car c'était de cette manière que le fer était censé retenir la chance. S'il était pointé vers le bas, on pensait que la chance se déverserait.

Croire aux porte-bonheur, c'est conférer aux choses créées le pouvoir divin de protéger contre le malheur. Ainsi, ceux qui ont ces croyances admettent de façon implicite que la Souveraineté d'Allah est limitée par Sa création. En fait, ils considèrent que les porte-bonheur sont plus puissants qu'Allah parce qu'ils auraient le pouvoir d'éviter les malheurs qu'Allah nous a destinés. De ce fait, de telles croyances constituent une forme évidente de Shirk, comme Ibn Mas'oud l'a rappelé dans le Hadith mentionné plus haut. Ce jugement est renforcé davantage par le Hadith suivant.

Ouqba Ibn 'Amir rapporte qu’alors un groupe de dix personnes arrivèrent chez le Prophète , il n'accepta le serment d'allégeance que de neuf d'entre eux. Ils demandèrent : "Ô Messager d'Allah, pourquoi as-tu accepté le pacte de neuf d'entre nous et l'as-tu refusé à cet homme ?" Le Prophète répondit : "En vérité, il porte sur lui un talisman." L'homme entra alors sa main dans sa cape, en tira le talisman et le brisa. Lorsque le Prophète finit de faire prêter serment à cet homme, il se tourna et dit: "Quiconque porte un talisman a commis le Shirk ! " [Recueilli par at-Tirmidhi et Ahmad.]



Porte-bonheur coraniques : Des Sahaba comme Ibn Mas'oud, Ibn Abbas et Houdhayfah étaient tous opposés au port de porte-bonheur renfermant des versets coraniques. Certains érudits parmi les Tabi'oun (élèves des compagnons du Prophète ) l'ont permis, mais la plupart d'entre eux y étaient opposés.

Cependant, le texte des Hadiths à propos des talismans ne fait pas de distinction entre les porte-bonheur contenant du Coran et ceux qui n'en contiennent pas. Et, il n'est mentionné nulle part que le Prophète ait jamais porté sur lui des versets coraniques ou qu'il ait permis qu'on en porte. Le port de porte-bonheur coraniques contredit également la méthode prescrite par le Prophète pour rompre les mauvais sorts et pour se protéger contre la malveillance d'autrui. La Sunna est de réciter certaines Sourates du Coran (113ème et 114ème), ainsi que certains versets (par exemple Ayatoul-Koursi, Sourate 2 – Verset 225) [Rapporté par Abou Hourayrah et recueilli par al-Boukhari (Sahih al-Boukhari (arabe-anglais), vol. 6, p. 491, no. 530).] en cas de malheur. La seule méthode prescrite pour obtenir de la bonne fortune à partir du Coran consiste aussi à le réciter et à l'appliquer. Le Prophète a dit : "Quiconque récite une lettre du livre d'Allah gagne une bonne action et chaque bonne action compte pour dix fois sa valeur. Je ne dis pas qu'Alif Lam Mim est une lettre, mais Alif est une lettre, Lam est une lettre et Mim est une lettre". [Recueilli par Ahmad et Al-Hakim.]

Porter le Coran dans une amulette est similaire aux agissements d'un malade à qui un médecin aurait donné une ordonnance et qui, au lieu d'en prendre connaissance et de se procurer les médicaments qui y sont prescrits, la roule en forme de boule, l'enferme dans une petite bourse et se l'accroche autour du cou, croyant qu'il s'en portera mieux.

Si celui qui porte un porte-bonheur coranique croit que cela peut empêcher les malheurs de l'atteindre ou peut lui porter chance, il attribue à une partie de la création le pouvoir d'annuler ce qu'Allah lui a déjà destiné. Par conséquent il s'en remet à l'amulette au lieu de s'en remettre à Allah. C'est là l'essence même du Shirk impliquant des porte-bonheur, tel qu'il apparaît de façon claire dans la narration suivante:

'Issa Ibn Hamzah a dit : " Un jour, je rendis visite à Abdullah Ibn Oukaym et je le trouvai en compagnie de Hamzah ; je demandai à Abdullah : "Ne portes-tu pas un Tamimah (porte-bonheur)? " II répondit : "Qu 'Allah nous protège de celai Ne sais-tu pas que le messager d'Allah a dit : " Quiconque porte un collier ou un bracelet s'en remet à ce au 'il porte ? " [Rapporté par Ibn Mas'oud et recueilli par Ahmad, at-Tirmidhi et Al-Hakim.]

La pratique qui consiste à produire des Corans miniatures (si petits qu'ils deviennent illisibles à l'oeil nu) pour les insérer dans des médaillons que l'on porte invite aussi au Shirk. De la même manière, des décorations contenant Ayatoul-Koursi écrite en caractères minuscules, quasiment illisibles, et portées comme pendentifs encouragent le Shirk. La personne qui porte de telles parures uniquement par coquetterie ne commet pas de Shirk, mais la plupart de ceux ou celles qui les portent sont motivés par la protection qu'ils pensent y trouver et tombent par là même dans un des aspects du Shirk par rapport au principe islamique fondamental du Tawhid.

Les musulmans doivent soigneusement éviter d'utiliser le Coran comme porte-bonheur. En l'accrochant à l'intérieur de leurs voitures, en en faisant des porte-clés, en l'écrivant sur leurs bracelets ou leurs colliers de la même manière que les non musulmans utilisent leurs amulettes diverses et leurs talismans, ils ouvrent la porte au Shirk. Ainsi, un effort conscient doit être fait afin de purifier sa foi de tout ce qui pourrait la distraire d'un pur concept de Tawhid.

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MessageSujet: L' Association:   Ven 13 Nov - 19:56



Les arabes de la période pré-islamique considéraient que les directions que prenaient les oiseaux et les animaux étaient des signes précurseurs de chance ou de malchance et ils avaient pour habitude de planifier leur vie en fonction de tels signes.

On fait allusion à la lecture des bons ou mauvais présages dans le mouvement des oiseaux ou des animaux en parlant de Tiyara, du verbe arabe Tara qui veut dire "prendre son envol".

Par exemple, si un individu était en train de voyager et qu'un oiseau bifurquait vers la gauche après l'avoir survolé, il y voyait un signe avant-coureur de malchance imminente et il rebroussait chemin pour rentrer chez lui. L'Islam a invalidé ces pratiques parce qu'elles minent les fondements de Tawhid al- 'Ibada et de Tawhid al-Asma was-Sifate...



1. En dirigeant la confiance (Tawakkoul), qui est une forme d'adoration, à d'autres qu'à Allah;

2. En attribuant à l'homme le pouvoir de prédire l'imminence d'un événement heureux ou malheureux
et en lui conférant la capacité d’éviter le destin d’Allah.



C'est un Hadith d'Al Houssein, petit fils du Prophète, qui sert de base à l'interdiction de la Tiyara. Dans ce Hadith, Al Houssein rapporte que le Prophète a dit : "Quiconque pratique la Tiyara ou y a recours, et quiconque fait prédire son futur ou fait ensorceler quelqu'un n’est pas des nôtres." [Recueilli par at-Tirmidhi.]

«Des nôtres», ici, fait référence à la nation islamique. Par conséquent, la Tiyara est considérée parmi les actes qui font sortir ceux qui y croient du giron de l'Islam. Le Prophète a aussi nié les effets de la Tiyara dans un autre Hadith rapporté par Mou'awiyah Ibn al-Hakam. Mou'awiyah dit au Prophète: "II y a certains d'entre nous qui s'en remettent aux présages du vol des oiseaux." Le Prophète répondit : "II ne s'agit que d'une chose que vous avez vous-mêmes imaginée, ne la laissez donc pas vous arrêter. " [Sahih Mouslim (Traduction anglaise) vol. 4, p. 1209, no. 5532.]

C'est-à-dire ne laissez pas ces signes vous empêcher de faire ce que vous avez décidé de faire, puisque les présages que vous y voyez ne sont que le produit fictif de l'imagination de l'homme et ne sont fondés sur aucune réalité. Ainsi, le Prophète d'Allah a expliqué clairement qu'Allah , Le Plus Glorieux, n'a pas fait de la manière dont les oiseaux volent un signe en relation avec les événements. Aucun succès ou et aucune calamité ne provient du mouvement ou du vol des oiseaux, ni ne sauraient être prédits de cette manière, quand bien même certains événements peuvent coïncider avec une telle interprétation pré-islamique.

À chaque fois que les Sahaba (compagnons du Prophète ) ont été confrontés à des manifestations portant à accorder au vol des oiseaux une signification quelconque, soit en provenance de leurs propres compagnons, soit en provenance de leurs élèves, ils s'y sont opposés de manière catégorique. Par exemple Ikrimah a dit : "Alors que nous étions assis avec Ibn Abbas, un oiseau nous survola et lança un cri; Un homme parmi nous s'exclama alors: "Bon signe! Bon signe!" Ibn Abbas le réprimanda en disant : "II n'y a en cela ni bon ni mauvais signe." [Cité dans Taysir al-Aziz al Hamid p. 428.]

De la même manière, les Tabi'oun (élèves des Sahaba) ont aussi rejeté de la part de leurs propres élèves, parmi la troisième génération des musulmans, toute forme de foi en l'interprétation des signes, par exemple, un jour que Tawous entreprenait un voyage en compagnie de l'un de ses amis, un corbeau lança un cri strident; Son compagnon dit alors: "Bon signe!" Tawous répondit. "Qu'y a-t-il de bon en cela ? Ne m'accompagne pas plus avant" [Ibid.]

II y a cependant une déclaration attribuée au Prophète dans Sahih al-Boukhari [Le plus authentique recueil de Hadith (Traditions prophétiques)] dont le sens peut prêter à confusion. "Trois choses peuvent être de mauvaise augure: Les femmes, les montures [animaux que l'on monte] et les maisons" [Sahih al-Boukhari (Arabe anglais), vol. 7, pp. 447-8, no. 666.]

Aïcha a rejeté cette narration en disant: "Par celui qui a révélé le fourqan (Coran) à Aboul-Qasim (Aboul-Qasim était le surnom du Prophète . Le serment ici, signifie "Par Allah"), quiconque relate cela a menti. Le messager d'Allah a dit que les ignorants parmi les gens avaient l'habitude d'affirmer: " II y a certainement de la Tiyara (mauvaise augure) chez les femmes, dans les maisons et dans les bêtes de somme." Puis elle récita le verset : { Nul malheur n'atteint la terre ni vos personnes, qui ne soit enregistré dans un Livre avant que Nous ne l'ayons créé; et cela est certes facile à Allah } [Sourate 57 – Verset 22] [Recueilli par Ahmad, Al-Hakim et Ibn Khouzaimah.]



Cependant, le Hadith est authentique, mais doit être interprété selon l'une de ses autres narrations qui en précise plus le sens: "S'il devait y avoir une mauvaise augure on l'aurait trouvée dans les chevaux, les femmes et les lieux de résidence." [Sahih al-Boukhari (Arabe anglais), p. 435, no. 649, Sahih Mouslim (Traduct. anglaise), vol. 4, p. 1208, no. 5528-29 et Sounan Abou Daoud (Traduct. anglaise), vol.3, p. 1099, no. 3911.]

De ce fait, le Prophète ne confirmait pas l'existence des mauvais présages. Il désignait seulement les domaines où ils étaient le plus susceptibles de se réaliser, si jamais ils avaient été réels. La raison pour laquelle, ces trois domaines ont été identifiés provient de la fréquence des dégâts qui y sont attachés, du fait qu'en ce temps là, ils constituaient les trois pôles les plus importants de la vie d'un homme.

Par conséquent, le Prophète a prescrit certaines invocations protectrices lorsqu'on prend possession de l'un de ces domaines ou que l'on y entre. Le Prophète a dit :

"Si l'un d'entre vous prend une femme ... il doit lui saisir le toupet, mentionner le nom d'Allah, Le Plus Glorieux, invoquer Sa bénédiction puis dire : Allahomma Inni as-alouka khayraha oua khayra ma jabaltaha alayhi oua aoudhou bika min charriha oua i charri ma jabaltaha alayhi. Ô Allah, je Te demande le meilleur de ce qu'il y a en elle et le meilleur de ce vers quoi Tu l'as prédisposée et je me réfugie auprès de Toi du mal qu'il y a en elle et du mal vers lequel Tu l'as prédisposée. [...] " [Rapporté par 'Amr Ibn Chou'ayb et recueilli par Abou Daoud (Sounan Abou Daoud (traduc. anglaise), vol. 2, p. 579, no. 2155) et Ibn Majah.]

II a été aussi rapporté que le Prophète a dit que si l'un d'entre nous entre dans une maison il doit dire: Aoudhou bikalimatillahi at-Tammati min charri ma khalaq - "Je cherche refuge auprès des mots parfaits d'Allah contre le mal qu'il a créé." [Rapporté par Khawlah Bint Hakim et recueilli par Recueilli par Mouslim ( Sahih Mouslim (traduc. anglaise), vol. 4, p. 1421, no. 6521).]

La tradition orale qui va suivre paraît aussi appuyer les présages. Anas Ibn Malik , citant Yahya Ibn Saïd a dit qu'une femme est allée voir le Messager d'Allah et lui a dit: "Ô Messager d'Allah, il y a une maison dont les habitants étaient nombreux et leur richesse abondante. Ensuite leur nombre diminua et leur richesse disparût. Peut-on la quitter ?" Le Prophète répondit: "Quittez-la car elle est maudite par Allah. " [Recueilli Abou Daoud (Sounan Abou Daoud (traduc. anglaise), vol. 3, pp. 1099-1100, no. 3913) et Malik (Mohamed Rahimouddine, Mouwatta al Imam Malik (Traduc. anglaise), (Lahore: Sh. Muhammad Ashrah, 1980), p. 413, no. 1758).]

Le Prophète les a informés que quitter la maison n'était pas une forme de Tiyara puisque l'endroit est devenu pour eux un fardeau psychologique du fait de leurs malheurs et de leur solitude. Il s'agit là d'un sentiment naturel qu'Allah a consigné dans l'homme.

D'une manière générale, l'être humain tend à détester les endroits et les choses qu'il associe à un malheur qui s'est abattu sur lui et il a tendance à vouloir s'en éloigner le plus possible, même si en définitive l'objet ou l'endroit n'ont pas été à l'origine du malheur. On devrait aussi relever que la requête de quitter la maison a été faite après qu'elle ait été affligée par des événements malheureux et non avant. Il est correct de référer à un endroit ou à des personnes comme étant maudits par Allah du fait des malheurs qui s'abattent sur eux; Maudits dans le sens où ils ont été punis par Allah pour quelque mal qu'ils ont fait. De la même manière, l'homme à tendance à aimer et à vouloir être proche de tout ce qui lui apporte succès et bonne fortune. Ce sentiment n'est pas en soi de la Tiyara, bien que, lorsque mal placé, il puisse mener à la Tiyara et au Shirk. La transition s'opère lorsqu'un individu essaye d'éviter des endroits ou des choses où d'autres personnes ont eu des malheurs ou lorsqu'il essaye avidement de rechercher ce qui a déjà porté chance à d'autres que lui. Il commence alors à attribuer la chance et la malchance aux choses et aux endroits en tant que tels et peut même, à la longue, y pratiquer certains actes d'adoration.



Fal (Bonne augure)

Anas a rapporté que le Prophète a dit: "Il n 'y a ni contagion*, ni Tiyara, mais j'aime le Fal" les compagnons demandèrent alors, "Qu 'est-ce que le Fal ?" Il répondit : "Une bonne parole" [Recueilli par al-Boukhari (Sahih al-Boukhari (Arabe anglais), vol. 7, p. 436, no. 651) et Mouslim (Sahih Mouslim (traduc. anglaise), vol. 4, p. 1208, no. 5519). Voir aussi Sounan Abou Daoud (traduc. anglaise), vol. 3, p. 1098, no. 3906.]

[* Dans une autre narration rapportée par Abou Hourayrah et recueillie par al-Boukhari et Mouslim , dans laquelle le Prophète a nié l'existence de contagion, un bédouin demanda: "Ô messager d'Allah, que dis-tu du cas d'un troupeau de chameaux en santé dans le désert, qui lorsqu 'un chameau malade arrive parmi eux, deviennent tous malades à cause de ce dernier ?" Le Prophète répliqua: "Alors qui a infecté le premier ?" (Sahih al-Boukhari (Arabe anglais), vol. 7, p. 411-12, no. 612) et (Sahih Mouslim (traduc. anglaise), vol. 4, p. 1206, no. 5507). Voir aussi Sounan Abou Daoud (traduc. anglaise), vol. 3, p. 1097, no. 3907. Le Prophète nie, ici, la contagion basée sur des croyances pré-islamiques selon lesquelles sa cause était attribuée à des esprits et à des dieux en dehors d'Allah.]

Reconnaître de mauvais présages dans les événements indique de mauvaises pensées à propos d'Allah et la présence d'idées entachées de Shirk. Bien que le fait de croire aux bons présages tende à être d'une approche plus positive envers Allah , cette croyance entraîne le Shirk d'affecter des pouvoirs divins aux choses créées. C'est pour cette raison que les Sahaba furent très surpris lorsque le Prophète a exprimé une inclination pour le Fal, qui est un bon présage. Cependant le Prophète a défini, à leur intention, où devait s'arrêter le Fal pour qu'il soit islamiquement acceptable. Il s'agit de l'usage de termes optimistes. Par exemple surnommer "Salem" (bien portant) une personne malade ou surnommer "Wajid" (celui qui trouve) une personne qui aurait perdu quelque chose. L'usage de ces termes et de termes similaires ranime l'espoir et l'optimisme chez ceux qui sont frappés d'infortune et produit chez eux un sentiment de bien-être. Il est demandé aux croyants de maintenir un optimisme de tout temps envers Allah. [Taysir al-Aziz al Hamid, pp. 434-5.]



Le jugement islamique à propos des présages

À partir des Hadith susmentionnés, on peut voir clairement que la Tiyara réfère au fait de croire aux présages d'une manière générale. Le principe de projeter la bonne ou mauvaise fortune de quelqu'un à partir du mouvement des oiseaux a été rejeté dans sa totalité par la Sunna du Prophète . Les anciens arabes tiraient des présages des oiseaux, d'autres nations vont chercher leurs présages ailleurs; mais le principe mis en jeu est le même. Souvent, lorsqu'on identifie l'origine des présages, le Shirk qui y est contenu devient encore plus évident. Nous présentons ci-après quelques-uns des innombrables présages que l'on observe à l'heure actuelle dans la société occidentale.

Toucher du bois: Lorsque quelqu'un est content de ce qui lui arrive et qu'il espère que sa chance ne va pas tourner, il dit: "Touchons du bois" et regarde autour de lui à la recherche d'un morceau de bois pour le toucher. L'origine de cette croyance remonte au temps où les gens en Europe croyaient que des dieux vivaient dans les arbres. Pour demander une faveur au dieu arbre, ils avaient pour habitude de toucher l'arbre. Si leur voeu se réalisait, ils touchaient l'arbre à nouveau en guise de remerciement au dieu.

Déverser du sel: Bien des gens pensent que si l'on déverse du sel un malheur s'abattra bientôt. Alors, dans le but de contrer cela, ils jettent le sel déversé par dessus leur épaule gauche. L'origine de ce présage réside dans la capacité du sel à préserver les aliments. Les anciens pensaient que cela était dû à un pouvoir magique du sel. Ainsi déverser du sel devint une mise en garde contre un mal. Comme on pensait que les esprits du mal vivaient de notre côté gauche, jeter le sel déversé par dessus l'épaule gauche était censé apaiser les mauvais esprits.


Briser un miroir: De nombreuses personnes pensent que briser accidentellement un miroir est un signe annonçant sept ans de malheur. Les gens anciens pensaient que leur reflet sur l'eau représentait leur âme. Donc si la réflexion de leur image venait à être détruite (comme lorsqu'on jette un caillou dans l'eau), leur âme était alors également détruite. Lorsque l'on fabriqua des miroirs, cette croyance fut étendue pour les inclure.


Les Chats noirs: Lorsqu'un chat noir croise notre chemin, cela annonce, pour beaucoup, une malchance prochaine. Cette croyance remonte au Moyen âge lorsque les gens croyaient que les chats noirs étaient les animaux de compagnie des sorcières. Les sorcières étaient supposées préparer des potions magiques en mélangeant des cervelles de chats noirs et des morceaux de crapauds de serpents et d'insectes. Si le chat noir d'une sorcière vivait sept ans sans finir dans une potion, il était censé se transformer en sorcière.


Le chiffre 13: Aux Etats-Unis, le chiffre 13 est considéré comme porte-malheur; et dans la plupart des immeubles à appartements, le 13ème étage est appelé 14eme étage. Le vendredi 13 est considéré est considéré comme particulièrement malchanceux et beaucoup de gens évitent de voyager ou de prendre des engagements spéciaux ce jour là. Si quoi que ce soit de mauvais leur arrive ce jour là, ils l'attribuent immédiatement à la journée en question. Ce phénomène n'est pas restreint au petit peuple comme on pourrait faussement le croire.

Par exemple, le commandant de bord de la mission lunaire Apollo de 1970, qui a frôlé le désastre, a expliqué à son retour sur Terre qu'il aurait dû savoir que quelque chose allait arriver. Lorsqu'on lui demanda pourquoi, il répondit que le vol avait eu lieu un vendredi 13, que la mise à feu s'était effectuée à 13:00 heures et que le numéro du vol était Apollo 13. L'origine de cette croyance remonte au dernier souper de Jésus, tel qu'il en est fait mention dans la Bible. Au dernier souper, il y avait 13 personnes. L'un des treize était Judas, l'homme qui aurait trahi Jésus. Le vendredi 13 est censé être particulièrement malchanceux pour deux raisons au moins. Premièrement Jésus est supposé avoir été crucifié un vendredi. Deuxièmement, selon une croyance médiévale, le vendredi est le jour où les sorcières tenaient leurs réunions.

Dans toutes ces croyances, la capacité d'Allah de causer la chance et la malchance se trouve partagée avec Sa création. De même, les sentiments de peur du malheur et d'espoir que des événements heureux surviennent, qui ne doivent être investis qu'en Allah, sont investis en dehors de Lui. De plus on prétend accéder à la connaissance du futur et de l'invisible, caractéristiques exclusives d'Allah. Allah a clairement fait référence à cela dans Son attribut de Alim al Ghayb "Connaisseur de l'invisible". Allah a même fait avouer au Prophète dans le Coran que s’il avait eu connaissance du côté futur de l’invisible, il aurait pu éviter tout malheur. [Sourate 7 – Verset 188]

Par conséquent, croire aux présages constitue clairement un acte de Shirk en contradiction avec tous les aspects majeurs du Tawhid. Ce jugement est davantage renforcé par le Hadith rapporté par Ibn Mas'oud dans lequel le messager d'Allah a dit: "La Tiyara est du Shirk". [Recueilli par Abou Daoud (Sounan Abou Daoud (Traduc. anglaise), vol. 3, pp. 1096-7, no. 3901), at-Tirmidhi et Ibn Majah.]

Abdullah Ibn 'Antre Ibn al-'As a également rapporté que le Prophète a dit: "Quiconque s'empêche de faire quelque chose par Tiyara, s'est rendu coupable de Shirk !" Les compagnons demandèrent : "Quelle est alors la manière de s'en repentir? " II répondit : "Dites « Allahomma la khayra illa khayrok oua la tayra illa tayrok oua la ilaha ghayrok » - « Ô Allah, il n'y a de bien que Ton bien, il n'y a d'oiseaux que Tes oiseaux et il n'y a aucun Dieu excepté Toi. » [Recueilli par Ahmad et at-Tabarani.]

Les Hadith précédents indiquent clairement que la Tiyara (présage) n'était, en aucun cas, limitée au vol des oiseaux et qu'elle inclut toutes les formes de croyance aux présages. Ces croyances prennent des formes différentes d'un endroit à l'autre et d'une période historique à une autre, mais elles ont toutes le Shirk pour dénominateur commun.



De ce fait, les musulmans sont dans l'obligation d'éviter soigneusement tous les sentiments qui prennent leur source dans ces croyances. S'ils se surprennent en train d'agir inconsciemment selon de telles croyances, ils doivent chercher refuge auprès d'Allah et réciter le Dou'a (invocation) mentionnée auparavant. Cette question peut sembler insignifiante et on peut se demander pourquoi on en fait grand cas.

L'islam cependant met l'accent sur ce domaine, car il représente la graine qui pourrait, en se développant, donner naissance au Shirk majeur. Historiquement, l'adoration des idoles, le culte voué à des êtres humains, à des étoiles, etc., n’a pas surgi spontanément. De telles idolâtries se sont développées sur de longues périodes. Parallèlement à la lente érosion de la foi de l'homme en l'unité d'Allah, la graine du Shirk majeur prenait racine et se développait.

C'est pourquoi l'islam, en nous indiquant le chemin dans tous les aspects de la vie humaine, tente d'arracher les pousses des mauvaises graines avant qu'elles ne prennent racine et qu'elles ne détruisent la fondation même de la foi d'un musulman.

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MessageSujet: L' Association:   Ven 13 Nov - 19:59



Comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent, certaines personnes prétendent connaître le monde occulte et prédire l’avenir.

On donne à ces personnes des noms variés, comme diseurs de bonne aventure, devins, voyants, augures, magiciens, liseurs de présages, oracles, astrologues, chiromanciens, etc.

Les diseurs de bonne aventure utilisent des méthodes et des moyens différents d'où ils prétendent extraire leurs informations, comme en lisant dans les feuilles de thé, en traçant des lignes, en écrivant des nombres, en lisant les lignes de la main, en dressant des horoscopes, en regardant dans les boules de cristal, en faisant s'entrechoquer des os, en jetant des bâtons, etc.

Ce chapitre traitera des arts variés utilisés pour la prédiction de l'avenir, exception faite de la magie dont nous traiterons lors du chapitre suivant. Nous pouvons distinguer deux catégories parmi ceux qui pratiquent les sciences occultes et qui prétendent accéder au monde occulte et prédire le futur.



Ceux qui n’ont pas de connaissance véritable et qui ne détiennent pas de secrets, et qui débitent à leurs clients des généralités qui peuvent arriver à la plupart des gens. Ils pratiquent souvent une série de rituels dénués de sens, puis font des prédictions calculées à caractère très général. A cause de leur généralité, certaines de leurs prédictions se réalisent. La plupart des gens ont tendance à se rappeler des quelques prédictions qui se sont réalisées et oublient rapidement les autres. Cela provient du fait qu’après quelques temps, toutes les prédictions deviennent des pensées à moitié oubliées dans le subconscient, jusqu’à ce que quelque chose survienne pour en déclencher le souvenir. Par exemple, c’est désormais une pratique courante en Amérique du Nord de publier, au début de chaque année, les prédictions des divers voyant(e)s réputé(e)s. Une étude, portant sur les diverses prédictions pour l’année 1980, a permis d’établir que la voyante la plus fiable n’atteignait qu’une précision de 24% dans ses prédictions !



Le second groupe est constitué de ceux qui sont entrés en contact avec les Djinns. C’est à ce groupe qu’il faut accorder la plus grande importance parce que ceux qui en font partie se rendent coupables du grave péché du Shirk, et ils ont souvent tendance à être d’une grande précision dans les informations qu’ils fournissent, représentant ainsi une réelle Fitnah (tentation), aussi bien pour les musulmans que pour les non musulmans.





Le monde des Djinns

Certaines personnes ont tenté de nier l’existence des Djinns, auxquels le Coran consacre pourtant un chapitre entier, Sourate al-Jinn (72). Se basant sur le sens littéral du mot Djinn, qui provient du verbe Janna, Yajounnou (couvrir, cacher, dissimuler), ils prétendent que ce mot fait plutôt référence à « d’habiles étrangers ». D’autres ont même déclaré qu’un Djinn est un humain dérangé possédant une nature fougueuse. Mais la réalité est que les Djinns sont une autre création d’Allah qui coexiste avec l’homme sur la Terre. Allah a créé les Djinns avant qu’Il ne crée les humains et Il les a créés d’un groupe d’éléments différents de ceux ayant servi à la création de l’homme.

Allah dit :

{ Nous créâmes l'homme d'une argile crissante, extraite d'une boue malléable.
Et quand au djinn, Nous l'avions auparavant créé d'un feu d'une chaleur ardente. }
[ Sourate 15 – Versets 27-28 ]



Ils furent nommés Djinns parce que le système visuel de l’homme ne lui permet pas de les déceler. Iblis (Satan) provient du monde des Djinns, bien qu’il se soit trouvé parmi les Anges lorsqu’Allah leur demanda de se prosterner devant Adam. Lorsqu’il refusa de se prosterner et qu’on lui demanda pourquoi.

Allah dit ( à son sujet dans le Coran ):

{ Je suis meilleur que lui, dit [Iblis,] Tu m'as créé de feu et tu l'as créé d'argile }
[ Sourate 38 – Verset 76 ]

Aïcha a rapporté que le Prophète a dit :

« Les Anges furent créés de lumière et les Djinns d’un feu sans fumée. »
[ Recueilli par Muslim ]

Allah a également dit :

{ Et lorsque Nous dîmes aux Anges: ‹Prosternez-vous devant Adam›,
ils se prosternèrent, excepté Iblis [Satan] qui était du nombre des djinns… }
[ Sourate 18 – Verset 50 ]

Par conséquent, il est erroné de le considérer comme un Ange déchu ou comme quelque chose de similaire.



Les Djinns peuvent être divisés en trois grandes catégories basées sur leur mode d’existence.

Le Prophète a dit : « Il y a trois types de Djinns : un type qui vole constamment dans les airs, un autre type qui prend la forme de serpents et de chiens, et un autre type qui n’est pas capable de voler et qui réside à un endroit précis ou erre ici et là. » [Recueilli par at-Tabari et Al-Hakim]

Les Djinns peuvent être ensuite divisés en deux catégories relative à leur foi : musulmans (croyants) et Kouffar (mécréants). Allah parles des Djinns croyants dans la Sourate al-Jinn en ces termes : { Dis: ‹Il m'a été révélé qu'un groupe de djinns prêtèrent l'oreille, puis dirent: ‹Nous avons certes entendu une Lecture [le Coran] merveilleuse, qui guide vers la droiture. Nous y avons cru, et nous n'associerons jamais personne à notre Seigneur. En vérité notre Seigneur - que Sa grandeur soit exaltée - ne S'est donné ni compagne, ni enfant! Notre insensé [Iblis] disait des extravagances contre Allah. } [Sourate 72 – Versets 1 à 4]

{ Il y a parmi nous les Musulmans, et il y en a les injustes [qui ont dévié]. Et ceux qui se sont convertis à l'Islam sont ceux qui ont cherché la droiture. Et quant aux injustes, ils formeront le combustible de l'Enfer. } [Sourate 72 – Versets 14-15]



Les Djinns mécréants portent plusieurs noms, aussi bien en arabe qu’en français : ‘Ifrite, Chaytane, Qarine, démons, diables, esprits, fantômes, etc. Ils essaient par divers moyens d’égarer l’homme. Quiconque les écoute et travaille pour eux est "traité" de Chaytane humain (diable).

Allah dit : { Ainsi, à chaque prophète avons-Nous assigné un ennemi: des diables d'entre les hommes et les djinns, qui s'inspirent trompeusement les uns aux autres des paroles enjolivées. Si ton Seigneur avait voulu, ils ne l'auraient pas fait; laisse-les donc avec ce qu'ils inventent. } [ Sourate 6 – Verset 112 ]



Chaque être humain a un Djinn qui l’accompagne ; ce Djinn est appelé Qarine, c’est à dire compagnon. C’est une partie du test de l’homme dans cette vie. Le Djinn encourage les bas instincts chez l’homme et essaie constamment de le détourner du droit chemin. Le Prophète a parlé de cela en ces termes : « Chacun d’entre vous a été doté d’un compagnon parmi les Djinns. » Les Sahaba demandèrent : « Même toi, Ô Messager d’Allah ? ». Le Prophète répondit : « Même moi, sauf qu’Allah m’a aidé contre lui [mon Qarine], alors il s’est soumis [à l’Islam]. Maintenant, il ne m’incite qu’à faire le bien. »[ Recueilli par Muslim (Sahih Mouslim (traduction anglaise), vol.4, p. 1472, no.6757 ]

Le Prophète Soulaymane (Salomon), comme signe de sa prophétie, a été gratifié d’un pouvoir miraculeux lui permettant d’exercer un contrôle sur les Djinns. Allah a dit : { Et furent rassemblées pour Salomon, ses armées de djinns, d'hommes et d'oiseaux, et furent placées en rangs. } [ Sourate 27 – Verset 17 ]

Un tel pouvoir, cependant, ne fut donné à personne d’autre. Personne d’autre n’est autorisé à contrôler les Djinns et personne ne peut le faire. Le Prophète a dit : « Un Ifrite [un Djinn maléfique fort et puissant] d’entre les Djinns m’a craché dessus la nuit dernière, essayant de rompre ma Salât. Allah cependant m’a permis de le maîtriser et j’ai voulu l’attacher à l’un des piliers de la mosquée pour que vous le voyiez tous au matin. Puis je me suis rappelé l’invocation de mon frère Souleymane : { Il dit: Seigneur, pardonne-moi et fais-moi don d'un royaume tel que nul après moi n'aura de pareil. C'est Toi le grand Dispensateur. } [ Sourate 38 – Verset 35 ] [Hadith recueilli par al-Boukhari (Sahih al-Boukhari (arabe anglais), vol.1, p. 268, no.75) et Mouslim (Sahih Mouslim (traduction anglaise), vol.1, p.273, no 1104]

L’homme ne peut réussir à contrôler les Djinns puisqu’il s’agit là d’un miracle spécial octroyé au Prophète Soulaymane. En fait, le contact avec les Djinns dans des circonstances autres que la possession où la cas fortuit s’opère le plus souvent par la pratique d’actes sacrilèges méprisés et interdits par la religion. [Abou Aminah Bilal Philips, Ibn Taymeeyah’s Essay on the Jinn, (Riyadh : Tawheed Publications, 1989), p.21]

Les Djinns maléfiques invoqués de cette manière peuvent aider leur partenaire sur la voie du péché et du refus de la foi en Allah . Leur but est d’attirer le plus de gens qu’ils peuvent vers le plus grave des péchés : l’adoration d’autres divinités, incluant ou excluant Allah.

Lorsque le contact est établi entre les Djinns et les [...] (oublié dans la reproduction du livre), et qu’un contrat est passé entre les deux parties, les Djinns peuvent les informer de certains événements du futur.Le Prophète a décrit de quelle manière les Djinns obtiennent de l’information sur le futur. Il a relaté que les Djinns étaient capables d’atteindre les basses sphères du ciel et d’écouter certaines informations à propos du futur lorsque les Anges se les échangent entre eux. Ils retournent ensuite sur terre pour informer leurs contacts humains. [Recueilli par al-Boukhari et Muslim (Sahih Mouslim (traduction anglaise), vol.4, p.1210, no 5538]

Cette pratique était très courante durant la période antérieure à la mission du Prophète Mohamed et les devins fournissaient alors des informations très précises. Ils ont pu ainsi accéder à des postes élevés au sein des cours royales, jouir d’une grande popularité et on leur vouait même un culte dans certaines régions du monde.

Après que le Prophète Mohamed ait été investi de sa mission, la situation changea. Allah a enjoint aux Anges de garder soigneusement les basses sphères du ciel et la plupart des Djinns furent pourchassés par des météores et des étoiles filantes. Allah a décrit ce phénomène dans le Coran par une déclaration faite par un Djinn :

{ Nous avions frôlé le ciel et Nous l'avions trouvé plein d'une forte garde et de bolides. Nous y prenions place pour écouter. Mais quiconque prête l'oreille maintenant, trouve contre lui un bolide aux aguets.} [ Sourate 72 – Versets 8-9 ]

Allah dit aussi : { Certes Nous avons placé dans le ciel des constellations et Nous l'avons embelli pour ceux qui regardent. Et Nous l'avons protégé contre tout diable banni.} [ Sourate 15 – Versets 17-18 ]

Ibn ‘Abbas a dit : « Lorsque le Prophète et un groupe de ses compagnons sortirent pour aller au marché de Ukaadh, les diables furent empêchés d’écouter les informations en provenance du ciel ; des météores les assaillirent de toutes parts et ils s’en retournèrent à leur peuple et l’informèrent de ce qu’il leur était arrivé. Quelques uns suggérèrent que quelque chose avait dû avoir lieu et ils se répandirent sur la terre à la recherche de cette chose. Certains d’entre eux croisèrent le Prophète et ses compagnons alors qu’ils accomplissaient la Salât et ils entendirent la récitation du Coran. Ils se dirent que ce devait être cela qui les avait empêché d’écouter aux portes du ciel. Lorsqu’ils retournèrent à leur peuple ils lui dirent : { Dis: ‹Il m'a été révélé qu'un groupe de djinns prêtèrent l'oreille, puis dirent: ‹Nous avons certes entendu une Lecture [le Coran] merveilleuse, qui guide vers la droiture. Nous y avons cru, et nous n'associerons jamais personne à notre Seigneur. } [Sourate 72 – Versets 1-2] [Hadith recueilli par al-Boukhari (Sahih al-Boukhari (arabe anglais), vol.6, pp. 415-6, no.443) et Mouslim (Sahih Mouslim (traduction anglaise), vol.1, pp.243-4, no 908, at-Tirmidhi et Ahmed]

Ainsi, les Djinns ne pouvaient plus récolter les informations se rapportant au futur aussi facilement qu’ils le faisaient avant la mission du Prophète . A cause de cela, les informations fournies par les Djinns de nos jours sont agrémentées de toutes sortes de mensonges.

Le Prophète a dit :

«Ils (les Djinns) ont pour habitude de se passer l’information de haut en bas, jusqu’à ce qu’elles atteignent les lèvres d'un magicien ou d’un voyant. Quelque fois un météore les rattrape avant qu’ils ne puissent transmettre l’information. Si l’information parvient sur terre avant qu’ils ne soient frappés par les météores, ils y ajouteront une centaine de mensonges.» Hadith recueilli par al-Boukhari (Sahih al-Boukhari (arabe anglais), vol.8, p.150, no.232) et at-Tirmidhi.

Aïcha rapporte que lorsqu’elle s’informa auprès du Prophète sur les diseurs de bonne aventure, il lui dit qu’ils n’étaient rien. Elle lui fit alors remarquer qu’ils disaient parfois des choses qui étaient vraies. Ce à quoi le Prophète répondit : « C’est une partie de la vérité que le Djinn vole et qu’il confie à l’oreille de son ami ; mais il y ajoute une centaine de mensonges. » Recueilli par al-Boukhari (Sahih al-Boukhari (arabe anglais), vol.7, p.439, no.687) et Muslim (Sahih Mouslim (traduction anglaise), vol.4, p.1209, no 5535...



Les djinns sont également en mesure d’informer leur contact humain du futur relatif. Par exemple, lorsqu’une personne consulte un voyant, le djinn du voyant prend l’information ayant trait aux projets d’avenir de la personne auprès du Qarine (le djinn affecté à chaque être humain) de cette dernière. Ainsi le voyant est en mesure de lui dire qu’il va faire ceci ou cela, ou qu’il va aller à tel endroit ou à tel autre. Cette méthode permet aussi au vrai voyant de connaître de manière très détaillée le passé d’une personne qui lui est totalement étrangère.

Il peut dire à un parfait étranger le nom de ses parents, son lieu de naissance, des événements se rapportant à son enfance, etc. La possibilité de décrire le passé de manière très détaillée est un des signes du véritable devin qui est entré en contact avec les djinns. Parce que les djinns sont capables de parcourir instantanément d’énormes distances, ils sont aussi en mesure d’accumuler une masse considérable d’informations relatives à des choses cachées, à des objets perdus ou à des événements dont on n’a pas été témoin. La preuve de ce pouvoir se trouve dans le Coran, dans le récit de Soulaymane et de Bilqis, Reine de Saba. Lorsque la Reine Bilqis vint le voir, Soulaymane demanda aux djinns d’apporter le trône de cette dernière, situé dans le pays qu’elle gouvernait : { Un Ifrite redoutable d’entre les djinns dit : ‹Je te l'apporterai avant que tu ne te lèves de ta place : pour cela. je suis fort et digne de confiance } [Sourate 27 – Versets 39-40]



Jugement islamique sur la lecture de l’avenir

A cause du sacrilège et de l’hérésie impliqués dans la lecture de l’avenir, l’Islam a pris une position radicale contre cela. L’Islam s’oppose à toute forme de contact avec ceux qui lisent l’avenir, sauf pour leur conseiller d’abandonner leurs pratiques interdites.



Rendre visite aux diseurs (euses) de bonne aventure

Le Prophète a établi des principes qui interdisent clairement toute forme de visite à des diseurs (euses) de bonne aventure. Safiya a rapporté, citant Hafsa (épouse du Prophète), que le Prophète a dit :
« La Salât de quiconque approche un diseur de bonne aventure et lui demande quoique ce soit
ne sera pas accepté pendant quarante jours et quarante nuits. »
Recueilli par Muslim (Sahih Mouslim (traduction anglaise), vol.4, p.1211, no 5540.

La sentence dans ce hadîth s’applique au simple fait d’approcher un devin et de lui poser des questions par curiosité. Cette interdiction se trouve renforcée par le hadîth de Mou’awiyah Ibn al-Hakam as-Salami dans lequel il dit :

« Ô Messager d’Allah, il y a certes des gens parmi nous qui rendent visite aux oracles. »
Le Prophète répondit : « N’y allez pas. ». [ Ibid, vol.4, p.1209, no 5532]

Une punition aussi sévère frappe le simple fait de visiter car c’est là le premier pas pour commencer à croire en ces personnes. Si on leur rend visite en doutant de leurs capacités à prédire l’avenir et que l’une de leurs prédictions s'avère juste, on risque de devenir un véritable adepte du devin en question et un fervent croyant en la lecture de l’avenir. L'individu ayant approché un devin se trouve néanmoins dans l’obligation d’accomplir sa Salât habituelle durant la période de quarante jours alors même qu’il n’est rétribué d’aucune manière pour ses prières. S’il laisse tomber sa Salât dans sa totalité, il aura commis un autre péché majeur. Il s’agit d’une situation similaire à l’arrêt islamique sur la Salât accomplie sur un objet volé ou dans une propriété volée et c’est l’avis de la majorité des juristes. Leur raisonnement est qu’à chaque fois qu’une Salât obligatoire est accomplie, elle produit en circonstances normales deux résultats :

1. Elle dégage l’individu de l’obligation de cette prière
2. Elle lui permet d’être récompensé

Si la Salât est accomplie sur un objet volé ou dans une propriété volée, elle dégage de l’obligation de la Salât, mais elle est exempte de toute récompense. [Citation de An-Nawawi, Taysir al-‘Aziz al-Hamid, page 407. ]

C’est pourquoi le Prophète a interdit d’accomplir deux fois les mêmes prières obligatoires.



Croire aux diseurs(euses) de bonne aventure

L’Islam rend un arrêt de Kofr (incroyance) à propos de toute personne qui rendrait visite à un devin en croyant que ce dernier connaît l’inconnaissable et prédit l’avenir. Abou Hourayrah et Al Hassan ont tous deux rapporté que le Prophète a dit : « Quiconque approche un devin et croit ce qu’il dit ne croit pas à ce qui a été révélé à Mohamed.» Recueilli par Ahmad, Abou Daoud (Sounan Abou Daoud (Traduc.anglaise), vol.3, p. 1095, no.3895 et al-Bayhaqî.

Une telle croyance donne à la création une partie des attributs d’Allah qui ont trait à la connaissance de l'inconnaissable et à celle du futur. Par conséquent, elle compromet Tawhid al-Asma was-Sifate (Le maintien de l'unité des Noms et Attributs) et constitue une forme de Shirk dans cet aspect du Tawhid.

L'arrêt de Kofr inclut, par analogie (Qiyas), ceux qui lisent les livres et les publications des astrologues, ceux qui les écoutent à la radio ou qui les regardent à la télévision, puisqu'il s'agit là des moyens les plus couramment utilisés par ces gens, au 20eme siècle, pour propager leurs prédictions. (note sajidine : c'est à dire, le fait de croire et de chercher à connaître son avenir par les moyens mentionnés ci-dessus qui sont malheureusement très répandus à notre époque).

Allah déclare de manière très claire dans le Coran que personne, à part Lui, ne connaît l'inconnaissable, pas même le Prophète Mohamed .

Allah a dit :

C'est Lui qui détient les clés de l'Inconnaissable. Nul autre que Lui ne les connaît. [ Sourate 6 – Verset 59 ]

Ensuite Il a dit au Prophète Mohamed :

{ Dis : « Je ne détiens pour moi-même ni profit ni dommage, sauf ce qu'Allah veut.
Et si je connaissais l'Inconnaissable, j'aurais eu des biens en abondance, et aucun mal ne m'aurait touché. }
[ Sourate 7 – Verset 188 ]

Allah a aussi dit :

{ Dis : «Nul de ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ne connaît l'Inconnaissable, à part Allah.}
[ Sourate 27 – Verset 65 ]



Ainsi, toutes les différentes méthodes utilisées de par le monde par les oracles, les diseurs (euses) de bonne aventure et autres personnes du même genre sont interdites aux musulmans.

La lecture des lignes de la main, le I-Ching, les biscuits chanceux, les feuilles de thé, au même titre que les signes du zodiaque et les programmes informatiques de biorythmes prétendent tous donner à leurs adeptes une information sur leur futur. Cependant Allah a déclaré d'une manière qui ne laisse place à aucune équivoque que Lui seul connaît le futur :

{ La connaissance de l'Heure est auprès d'Allah ; et c'est Lui qui fait tomber la pluie salvatrice ; et II sait ce qu'il y a dans les matrices. Et personne ne sait ce qu'il acquerra demain et personne ne sait dans quelle terre il mourra. Certes Allah est Omniscient et Parfaitement Connaisseur. } [ Sourate 31 – Verset 34 ]



Par conséquent, les musulmans doivent prendre garde à leur façon d'aborder les livres, les magazines, les journaux, et les individus qui d'une manière ou d'une autre prétendent accéder à la connaissance du futur ou du monde occulte.

Par exemple, lorsqu'un météorologue musulman prédit qu'il y aura de la pluie, de la neige ou d'autres conditions climatiques pour la journée du lendemain, il devrait ajouter la phrase Incha Allah (si Allah le souhaite). De la même manière, lorsqu'une gynécologue musulmane informe sa patiente qu'elle accouchera d'un enfant dans 9 mois ou à telle date, elle doit prendre soin d'ajouter la phrase Incha Allah, puisque de telles déclarations ne constituent que des estimations basées sur des informations statistiques.

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MessageSujet: L' Association:   Ven 13 Nov - 20:19




Les érudits musulmans du passé qualifiaient collectivement de Tanjim le domaine du calcul planétaire et des positions des étoiles, et ils divisaient le Tanjim en trois catégories principales à des fins d'analyse et de classification selon la loi islamique.



La première catégorie représente la croyance selon laquelle les êtres terrestres sont influencés par des corps célestes et que les événements futurs peuvent êtres projetés par l'observation du mouvement de ces corps. [Taysir al-Aziz al Hamid, p. 441.]

Cette croyance, du nom d'astrologie, a vu le jour, à l'origine, en Mésopotamie au troisième millénaire A.C., et a atteint son apogée sous l'égide de la civilisation grecque. Une forme mésopotamienne plus ancienne s'est aussi étendue à l'Inde et à la Chine vers le 6ème siècle A.C., bien qu'en Chine on prédisait le futur seulement à partir des étoiles.

En Mésopotamie, l'astrologie était une institution royale et elle servait à interpréter des signes présents dans le ciel en présages se rapportant au bien-être du roi et de son pays. La croyance sous-jacente en Mésopotamie était que les corps célestes représentaient de puissants dieux. Lorsque ces dieux astraux furent introduits en Grèce au 4ème siècle A.C., ils devinrent la source de la mythologie planétaire grecque. En Grèce, l'astrologie en tant que « science » permettant de déterminer le futur devint accessible en dehors de la cour royale à ceux qui avaient les moyens financiers. [William D. Halsey (éd.), Collier's Encyclopedia, (USA : Crowell-Collier Educational Corporation, 1970), vol.3, p. 103.]

Durant plus de 2.000 ans l'astrologie a exercé une influence considérable sur la religion, la philosophie et la science de l'Europe païenne, puis de l'Europe devenue chrétienne. Dante et St Thomas d'Aquin, au 13ème siècle en Europe, ont tous deux accepté les causalités astrologiques dans leurs philosophies respectives. Cette croyance était aussi présente chez les Sabéens à qui le Prophète Ibrahim (Abraham) fut envoyé.

Les Sabéens déifiaient le soleil, la lune et les étoiles et se prosternaient devant eux. Ils érigèrent aussi des lieux de culte spéciaux à l'intérieur desquels ils placèrent des statues et des dessins représentant les corps célestes. Leur croyance était que les esprits des corps célestes descendaient à l'intérieur des idoles, communiquaient avec elles et pourvoyaient aux besoins des gens. [Taysir al-Aziz al Hamid, p. 441.]

Cette forme d'astrologie est considérée comme du Kofr (incroyance) parce qu'elle va à rencontre de Tawhid al-Asma was-Sifate (l'unité des noms et attributs d'Allah). De telles croyances donnent aux planètes, aux étoiles et aux galaxies certaines des qualités uniques d'Allah dont la plus importante : le Qadar (le destin). Ceux qui pratiquent l'astrologie sont aussi dans le Kofr parce qu'ils prétendent connaître le futur qui n'est connu que d'Allah . En s'attribuant certaines des qualités divines d'Allah relatives à la connaissance, ils offrent à ceux qui croient en eux l'espoir trompeur qu'ils vont éviter les peines qu'Allah leur a destiné et qu'ils auront accès aux bonnes choses qu'Allah ne leur a pas destinées. L'astrologie est aussi classée comme Haram (interdite) sur la base du Hadith de Ibn 'Abbas dans lequel le Prophète a dit : « Quiconque acquiert la connaissance d'une des branches de l'astrologie a acquis la connaissance d'une des branches de la magie. Plus il augmente son savoir en cette matière, plus il augmente ses péchés». [Recueilli par Abou Daoud (Sounan Abou Daoud (traduc. anglaise), vol.3, p. 1095, no. 3896) et Ibn Majah.]



La seconde catégorie représente ceux qui prétendent qu'Allah a voulu que les mouvements et les configurations des corps célestes indiquent que des événements terrestres vont survenir. [Taysir al-Aziz al Hamid, p.442.] II s'agit là de la croyance déclarée de certains astrologues «musulmans» qui apprirent et pratiquèrent la «science» babylonienne de l'astrologie. L'astrologie fut introduite dans les cours royales par les derniers califes Omeyyades et aussi par les premiers 'Abbassides.

Chaque calife avait à ses côtés un astrologue de la cour qui le conseillait dans ses affaires quotidiennes et le mettait en garde contre des dangers imminents. Parce que les masses musulmanes étaient au courant que l'astrologie, dans sa forme d'origine, constituait de l'incroyance, un compromis fut établi par ceux d'entre les musulmans qui voulaient s'y adonner afin qu'elle paraisse islamiquement plus acceptable. Par conséquent, les prédictions astrologiques furent attribuées à la volonté d'Allah . Cependant, cette forme est également illicite et ceux qui la pratiquent doivent aussi être considérés comme mécréants puisqu'il n'y a pas de différence réelle entre cette croyance et celle des païens.

Les pouvoirs d'Allah sont transférés à des corps célestes et ceux qui affirment interpréter les informations qui en proviennent prétendent qu'ils disposent de la connaissance du futur qui est du ressort exclusif d'Allah. Cependant certains érudits des temps modernes sont devenus laxistes dans l'application de la loi divine et ont permis cette forme d'astrologie du fait qu'elle soit devenue largement acceptée par beaucoup de musulmans.



La troisième et dernière catégorie représente l'utilisation des formations stellaires par les navigateurs ou les voyageurs du désert pour déterminer leurs directions, et par les fermiers afin de déterminer l'arrivée des saisons, ce qui leur permet de prévoir le temps des semailles, etc. [Ibid., pp. 447-8.] Un tel usage de même que d'autres usages pratiques similaires, représentent le seul aspect de l'astrologie qui soit Halal (licite) au regard du Coran et de la Sunna.

Les versets coraniques suivants constituent le fondement de cette exception :

{Et c'est Lui qui vous a assigné les étoiles, pour que, par elles, vous vous guidiez dans les ténèbres de la terre et de la mer.} [Sourate 6 – Verset 97]. Al-Boukhari a relaté la déclaration suivante de Qatada [Un érudit de premier plan parmi ceux qui étudièrent sous la tutelle des compagnons du Prophète ] :

« En fait Allah a créé les étoiles pour nous aider à nous orienter ... Donc, quiconque y cherche autre chose que cela, spécule sauvagement. Il a raté son lot, perdu sa part de vie heureuse, et a pris sur lui-même ce dont il n'a aucune connaissance. Ceux qui font cela sont en fait des gens qui ignorent les commandements d'Allah. Ils ont inventé la divination à partir des étoiles prétendant qu'il arrivera ceci et cela à quiconque se marie sous telle ou telle étoile, et que quiconque entreprend un voyage sous telle ou telle étoile trouvera ceci ou cela. Par ma vie, sous chaque étoile naît un animal rouge ou noir, grand ou petit, laid ou beau. Mais ni les étoiles ni les animaux, ni les oiseaux ne connaissent quoi que ce soit de l'inconnaissable. Allah l'aurait appris à Adam s'il avait dû l'apprendre à qui que ce soit. Il le créa de ses propres mains, fit que les anges se prosternent devant lui et lui apprit les noms de toutes choses. »

Les limitations posées par Qatada sur l'utilisation des étoiles sont basées sur le verset 97 de la sourate al An’am mentionné précédemment. Ces limitations sont aussi basées sur le verset suivant : { Nous avons effectivement embelli le ciel le plus proche avec des lampes (des étoiles) dont nous avons fait des projectiles pour lapider les diables. } [ Sourate 67 – Verset 5 ]

Le Prophète a expliqué que les djinns montaient parfois jusqu'aux basses sphères du ciel pour épier les différents événements qui vont survenir dans le monde. Les djinns reviennent ensuite sur terre et informent ceux qui sont impliqués dans la prédiction du futur. Il a aussi expliqué que Dieu utilise les météorites pour repousser les djinns et pour empêcher la plupart d'entre eux d'écouter indiscrètement aux portes du ciel, sauf en quelques rares occasions. C'est pourquoi le Prophète a dit que les prédictions des devins sont un mélange de quelques vérités et de centaines de mensonges. [Recueilli par al-Boukhari (Sahih al-Boukhari (arabe-anglais), vol. 7, p.439, no. 657) et Mouslim (Sahih Mouslim (traduc. anglaise), vol. 4, p. 1209, no. 5535).]

Les musulmans sont donc dans l'obligation de n'utiliser les étoiles que pour des usages clairement définis par Dieu.



Les arguments des astrologues musulmans

Les musulmans impliqués dans l'astrologie ont tenté d'utiliser quelques versets du Coran afin de soutenir et de justifier leurs pratiques. La sourate Al-Bourouj, par exemple, a récemment été traduite en anglais par «le chapitre des signes du zodiaque» [A. Yousouf Ali, The Holy Qur'an (traduction), (Beyrouth: Daar al-Qur'an al-Karim), p. 1714.] et son premier verset a été traduit comme un serment divin «par les signes du zodiaque». Il s'agit là, bien sûr, d'une traduction incorrecte et trompeuse du mot bourouj. En réalité, le mot signifie «configurations stellaires» et non «signes du zodiaque».

Les signes du zodiaque ne sont que des représentations animales transposées, par les anciens Babyloniens et par les Grecs, sur les configurations stellaires déjà existantes. Par conséquent, ce verset ne peut en aucun cas être utilisé pour soutenir la pratique païenne du culte des étoiles.

Les représentations picturales n'ont aucune relation avec la configuration des étoiles. Non seulement cela, le mouvement constant des étoiles à travers l'espace entraîne un changement radical dans les configurations stellaires; ce phénomène s'accentue à mesure que nous avançons dans le temps. Dans les temps reculés, les versets suivants de la sourate an-Nahl furent utilisés pour justifier l'astrologie dans les cours des califes : {...ainsi que des points de repère. Et au moyen des étoiles les gens se guident. } [Sourate 16 – Verset 15]

Les astrologues «musulmans» affirmaient que ce verset signifiait que les étoiles constituent des signes qui révèlent l'inconnaissable et que par cette connaissance, les gens pouvaient être guidés dans leur futur. [Taysir al-Aziz al Hamid, p.444.] Cependant, Ibn 'Abbas, que le Prophète a appelé Tourjouman Al-Qur'an (le traducteur des sens du Coran), a dit que les «signes» mentionnés dans ce verset voulaient dire les signes routiers ou les points de repère qui nous permettent de nous orienter en plein jour, et qu'ils n'avaient rien à voir avec les étoiles. Et il continua en disant que «par les étoiles ils sont bien guidés» voulait dire qu'ils étaient guidés par elles durant leurs voyages de nuit sur terre et sur mer.[ Recueilli par Ibn Jarir at-Tabari dans son Tafsir Jami 'al-Bayan 'an Ta'ml al-Qur'an.]

En d'autres termes, le sens de ce verset est le même que celui du verset 97 de la sourate an An’am.

Dans tous les cas, l'utilisation de tel ou tel verset du Coran pour appuyer l'étude et l'application des pseudo sciences astrologiques est totalement proscrite. Cette pratique contredit de nombreux autres versets coraniques qui maintiennent que seul Allah connaît le futur et elle contredit aussi plusieurs Hadiths qui s'opposent clairement à l'apprentissage de l'astrologie et des pseudo¬sciences similaires et au fait d'y croire.

Par exemple, Ibn Abbas , le compagnon du Prophète , a rapporté que ce dernier a dit : «Quiconque apprend une branche des sciences stellaires a appris une branche de magie.» [Recueilli par Abou Daoud (Abou Daoud (traduction anglaise), vol.3, p. 1095, no.3896) et Ibn Majah.]

Abou Mahjam a aussi rapporté que le Prophète a dit : «Ce que je crains le plus pour ma nation après mon époque, c'est l'injustice de ses chefs, la croyance aux étoiles, et la dénégation du destin divin.» [Recueilli par Ibn Assakk et authentifié par as-Souyouti (cité dans Taysir al-aziz al Hamid, p.445).]

Ainsi, l'Islam n'offre aucune base à la croyance ou à la pratique de l'astrologie. Quiconque essaie de forcer les textes religieux à suivre ses propres désirs distordus fait ce que les juifs ont fait : ils prenaient des versets de la Torah hors de leurs contextes et changeaient délibérément le sens des mots. [Voir les sourates an Nisa (tes femmes), 4:47 et al-Ma'idah (la table servie), 5:13 et 41.]



La règle islamique sur l’horoscope

Comme nous l'avons mentionné auparavant, ce n'est pas la seule pratique de l'astrologie qui est Haram, mais le fait de visiter un astrologue, d'écouter ses prédictions, d'acheter des livres sur l'astrologie ou de lire son propre horoscope est également interdit ! Comme l'astrologie est généralement utilisée pour prédire le futur, ceux qui la pratiquent sont considérés comme des devins ou des oracles.

Par conséquent, l'arrêt contenu dans la déclaration du Prophète : « La salât de quiconque approche un devin et lui demande quoi que ce soit ne sera pas acceptée durant une période de 40 jours et 40 nuits » [Rapporté par Hafsah et recueilli par Moslem (Sahih Moslem (traduction anglaise), vol.4, p. 1211, no.5540).] inclut celui qui cherche à connaître son horoscope.

Tel que mentionné dans le chapitre précédent, la peine contenue dans ce Hadith s'applique même à celui qui approche simplement un astrologue et qui lui pose des questions, quand bien même il aurait des doutes sur le caractère véridique des déclarations qui lui sont faites.

Car si quelqu'un doute du caractère vrai ou faux des informations astrologiques, il se demande si d'autres qu'Allah connaissent le futur et l'inconnaissable. Cela constitue une forme de Shirk, car Dieu a clairement déclaré :

{C’est Lui qui détient les clés de l'Inconnaissable. Nul autre que Lui ne les connaît...}
[Sourate 6 – Verset 59].
{Dis : « Nul de ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ne connaît l'Inconnaissable, à part Allah ».}
[Sourate 27 – Verset 65]

Cependant, si l'on croit vraiment à ce que dit notre horoscope, soit par la bouche d'un astrologue, soit sur les pages d'un livre d'astrologie, on tombe directement dans l'incroyance tel qu'il ressort de la déclaration du Prophète : « Quiconque approche un oracle ou un devin et croit ce qu'il dit, ne croit pas à ce qui a été révélé à Mohamed.» [Rapporté par Abou Houraira et recueilli par Ahmed et Abou Daoud (sunan Abou Daoud (traduction anglaise), vol.3, p. 1095, no.3895).]

Comme dans le cas du Hadith précédent, ce Hadith, littéralement, réfère aux oracles et aux devins, mais il n'en est pas moins applicable aux astrologues. Car toutes ces catégories de personnes prétendent connaître le futur. La prétention de l'astrologue est tout aussi opposée au Tawhid que celle du devin ordinaire. Il affirme que la personnalité des gens est déterminée par les étoiles et que leurs actions futures et les événements de leur vie sont écrits dans les étoiles. Le devin ordinaire affirme que les informations qu'il lit dans les feuilles de thé au fond d'une tasse ou dans les lignes de la main d'une personne lui apprennent la même chose. Dans les deux cas, des individus prétendent être capables de lire l'inconnaissable à partir de la formation physique d'objets créés.

Croire à l'astrologie et à l'horoscope est en totale contradiction avec la lettre et l'esprit de l'Islam. Seule l'âme vide, qui n'a pas goûté à la véritable foi (Imane), emprunte ces sentiers. Par essence, cette démarche représente une vaine tentative d'échapper au Qadar (destin). Les ignorants croient que s'ils connaissent ce que demain leur réserve, ils peuvent s'y préparer dès aujourd'hui. De cette manière, ils peuvent, croient-ils, éviter les souffrances et s'assurer les bonnes choses. Cependant, le messager de Dieu a reçu l'ordre divin de dire:

{ Si je connaissais l'Inconnaissable, j'aurais eu des biens en abondance, et aucun mal ne m'aurait touché. Je ne suis, pour les gens qui croient, qu'un avertisseur et un annonciateur. }[ Sourate 7 – Verset 188 ]

Les musulmans sont donc dans l'obligation de rester bien à l'écart de ces domaines. Ainsi, les bagues, colliers, etc. qui arborent un signe du zodiaque ne doivent pas être portés, même si l'on ne croit par en la valeur de ces signes. Ils constituent une partie intégrante d'un système monté de toutes pièces qui propage l'incroyance et dont on doit entièrement se débarrasser. Aucun musulman croyant ne doit demander à un autre quel est son signe ou essayer de le deviner ; de même qu'aucun musulman ou musulmane ne doit lire la rubrique des horoscopes dans les journaux ni se la faire lire. Et tout musulman qui se permet de déterminer ses actes en fonction de prédictions astrologiques doit implorer le pardon d'Allah et renouveler son Islam.

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MessageSujet: L' Association:   Ven 13 Nov - 20:21



La magie peut être définie comme le contrôle ou l'anticipation apparente des forces naturelles par des invocations rituelles ou par le recours à des intermédiaires surnaturels. Elle peut aussi être définie par le fait de croire que les êtres humains peuvent forcer le cours naturel des choses en utilisant certains rites et certaines formules ou en accomplissant certaines actions. [Reader's Digest Great Encyclopaedia Dictionary (New York : Fund and Wagnall's Publishing Co., 10* Ed. 1975) p. 813.]

L'étude des phénomènes naturels, anciennement appelée « magie blanche » ou « magie naturelle », a donné naissance, dans la société occidentale, à ce que l'on appelle les sciences naturelles modernes. À l'opposé, la magie noire ou sorcellerie consistait à essayer d'utiliser ou d'invoquer des puissances surnaturelles à des fins personnelles, le plus souvent malveillantes. Les termes sorcellerie, divination et nécromancie constituent la terminologie la plus communément utilisée pour désigner la magie et ses adeptes.

La sorcellerie fut définie comme la pratique de la magie par une femme possédée par le démon. La divination réfère aux tentatives de connaître le futur par des moyens surnaturels alors que la nécromancie ou communication avec les morts est l'une des méthodes de la divination.

En langue arabe cependant, le terme « Sihr » (magie) ne fait aucune distinction entre les branches de la magie. Ainsi il englobe la sorcellerie, la divination et la nécromancie. Sihr définit, en arabe, tout ce qui est causé par des forces subtiles ou cachées. [Arabic-English Lexicon, Vol. 1, pp. 1316-7.]

Par exemple, on rapporte que le Prophète a dit : « Certaines formes de discours sont magiques. » [Recueilli par al-Boukhari (Sahih al-Boukhari (arabe-anglais), vol. 7, p. 445, no. 662), Mouslim, Abou Daoud, (Sounari Abou Daoud (traduc. anglaise), vol. 3, p. 1393, no. 4989) et at-Tirmidhi.]

Un orateur charismatique et éloquent peut faire ressembler la vérité au mensonge et vice versa. C'est pourquoi le Prophète a dit que certains de ces aspects étaient magiques.



Position de l'Islam vis-à-vis de la magie

Puisque la pratique de la magie, au même titre que son apprentissage, constituent tous deux des actes de Kofr (incroyance), la Chari 'ah (loi islamique) réserve une sentence très sévère à quiconque ne veut pas se repentir et abandonner la pratique de la magie ...

Cette loi était appliquée rigoureusement par les Califes vertueux qui ont dirigé la nation musulmane après la mort de Prophète. Bajalah Ibn Abdah rapporte que le Calife Omar Ibn al-Khattab envoya une lettre aux forces musulmanes engagées dans une campagne contre Rome et la Perse, leur ordonnant d'exiger de tous les Zoroastriens mariés à leurs mères, à leurs filles et à leurs soeurs de résilier leurs mariages. (...). Il leur ordonna, en dernier lieu, d'exécuter tout diseur de bonne aventure et tout magicien qu'ils trouveraient Bajalah rapporte que sur la base de cet ordre, il exécuta personnellement, trois magiciens.

Cette peine se retrouve même dans la Torah d'aujourd'hui, montrant clairement aux juifs et aux Chrétiens que la magie est interdite : « Un homme ou une femme qui sont médiums ou magiciens doivent être exécutés; ils doivent être lapidés et ils doivent être recouverts de leur sang. » [Lévitique, 20:27.]

Après la période des Califes vertueux, la loi islamique n'était plus appliquée avec la même rigueur. Les rois Omeyyades ne se contentèrent pas de permettre aux diseurs de bonne aventure et aux magiciens de pratiquer leur art interdit, ils les introduisirent même dans la Cour royale.

L'état islamique ayant cessé de faire appliquer la Chari'ah (loi islamique), certains Sahaba (compagnons du Prophète ) décidèrent de le faire eux-mêmes Abou Othmane an-Nahdi rapporte que la Calife al-Walid Ibn Abdel Malik (règne 705-715 P.C.) avait dans sa Cour un homme qui pratiquait des tours de magie. Une fois, il coupa la tête d'un homme et la sépara complètement du reste de son corps. Cet acte laissant l'assistance ébahie, il la surpris encore plus en recollant la tête au corps, puis l'homme apparut comme si sa tête n'avait jamais été coupée. Certaines personnes s'écrièrent : « Soubhanallah ! (Que Dieu soit glorifié) ; il est capable de ressusciter les morts! ».

Le Sahabi (compagnon du Prophète) Joundoub al-Azdi remarqua l'émoi dans la Cour d'al-Walid, alors il vint assister à l'une des représentations. Le lendemain, il revint avec une épée cachée derrière son dos et lorsque le magicien fit son entrée pour commencer son spectacle, Joundoub, brandissant son épée, s'élança à travers la foule et trancha net la tête du magicien. Il se tourna alors vers le public consterné et dit : « S'il est réellement capable de ressusciter les morts, qu'il se fasse donc revivre. » Al-Walid le fit arrêter et jeter en prison. [Recueilli par al-Boukhari dans son livre sur l'Histoire.]

La sévérité de la position de l'Islam vis-à-vis des magiciens s'explique d'abord par la nécessité de protéger les éléments les plus faibles de la société du Shirk, qui pourraient attribuer aux magiciens des qualités divines qui n'appartiennent qu'à Dieu. En plus de commettre le sacrilège de pratiquer la sorcellerie en connaissance de cause, les magiciens prétendent souvent avoir des pouvoirs surnaturels et des attributs divins dans le but d'attirer des adeptes et d'acquérir une réputation mensongère.

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MessageSujet: L' Association:   Ven 13 Nov - 20:25



Al-Wali : le « Saint »

Le terme « saint » a été utilisé pour traduire le mot arabe wali (pluriel : awliya) qu'Allah a utilisé pour désigner ceux qui sont proches de Lui.

Cependant, « proche ami » serait une traduction plus appropriée parce que wali veut littéralement dire « allié ». Allah utilise même ce mot pour Se décrire Lui-même entre autre dans les Versets :

" Allah est le (Wali) défenseur de ceux qui ont la foi : Il les fait sortir des ténèbres à là lumière."
[ Sourate 2 – Verset 257 ]

" Certes les hommes les plus dignes de se réclamer d’Abraham, sont ceux qui l’ont suivi,
ainsi que ce Prophète-ci, et ceux qui ont la foi. Et Allah est l’allié (Wali) des croyants."
[ Sourate 3 – Verset 68 ]

Allah utilise aussi ce terme pour désigner Satan, comme dans les versets :

" Et quiconque prend le diable pour (Wali) allié au lieu d'Allah sera, certes, voué à une perte évidente."
[ Sourate 4 – Verset 75 ]

Ô enfants d’Adam! Que le Diable ne vous tente point, comme il a fait sortir du Paradis vos père et mère, leur arrachant leur vêtement pour leur rendre visibles leurs nudités. Il vous voit, lui et ses suppôts, d’où vous
ne les voyez pas. Nous avons désigné les diables pour alliés à ceux qui ne croient point "
[ Sourate 7 – Verset 27 ]



" Il guide une partie, tandis qu’une autre partie a mérité l’égarement parce qu’ils ont pris, au lieu d’Allah,
les diables pour alliés, et ils pensent qu’ils sont bien-guidés!"
[ Sourate 7 – Verset 30 ]



Ce terme veut aussi dire « proche parent » comme dans le verset qui suit :

" Quiconque est tué injustement, alors Nous avons donné pouvoir à son (Wali) proche parent.
Que celui-ci ne commette pas d'excès dans l'exécution [du meurtrier]."
[ Sourate 17 – Verset 33 ]


II est aussi utilisé dans le Coran avec le sens de proximité entre personnes, par exemple :

" Que les croyants ne prennent pas pour alliés des infidèles au lieu de croyants."
[ Sourate 3 – Verset 28 ]

Mais l'usage qui nous intéresse le plus est «Awliya Allah», amis proches d'Allah.

Allah désigne, dans le Coran, quelques individus parmi les humains qu'Il considère spécialement proches de Lui. La description qu'Allah fait de Ses Walis se trouve dans la sourate al-Anfal (Le butin), dans laquelle II déclare :

" (...) Car Ses Walis ne sont que (ceux qui possèdent la Taqwa) les pieux.
Mais la plupart des gens ne le savent pas."
[ Sourate 8 – Verset 34 ]

Et se retrouve également dans la sourate Younous :

" En vérité, les (Awliya) bien-aimés d'Allah seront à l'abri de toute crainte, et ils ne seront point affligés,
ceux qui croient et qui craignent Allah (possèdent la Taqwa)."
[ Sourate 10 – Versets 62-63 ]



Allah nous explique que le critère de Walayah (amitié divine) est al-Imane (foi) et la Taqwa (piété) et ces qualités sont partagées par tous les véritables croyants. [Al- 'Aqida at-Tahawiyah p. 358.] Pour les masses ignorantes cependant, le critère principal de la Walayah est l'accomplissement de miracles, communément appelés " karamate " pour les distinguer des miracles des prophètes appelés " Mu'jizate ".

Pour la plupart de ceux qui adoptent ce type de croyance, la foi et la pratique religieuse de celui qui accomplit le «miracle» est secondaire. Ainsi, certains parmi ceux qui furent désignés comme « saints » avaient des croyances et des pratiques religieuses hérétiques, d'autres avaient abandonné les rituels religieux et d'autres furent même impliqués dans des affaires de moeurs et avaient des comportements vulgaires.

Il faut se rappeler cependant que nulle part Allah n'a fait de l'accomplissement des miracles une condition pour devenir Son Wali. De ce fait, comme nous l'avons mentionné auparavant, tous les croyants qui ont la foi -Imane- et la piété -Taqwa- sont des Wali d'Allah et II est leur Wali.

Allah le dit Lui-même :
" Allah est le Wali de ceux qui ont la foi." [ Sourate 2 – Verset 257 ]



Par conséquent, les musulmans ne sont pas autorisés à désigner certains croyants comme des Awliya d'Allah au détriment d'autres croyants. Malgré cette position islamique très claire, une hiérarchie de prétendus saints musulmans est devenue une caractéristique importante des cercles soufis et fut adoptée par les masses qui les suivent aveuglément.

Dans l'ordre croissant de mérite, cette hiérarchie se constituerait des "Akhyar" (élus) dont le nombre s'élève à 300 ; des "Abdaal" (substituts) au nombre de 40 ; de 7 "Abraar" (pieux) ; de 4 "Awtad" (piliers) ; de 3 "Nouqaba" (gardiens) ; du "Qotb" (le pôle), considéré comme le plus grand « saint » de son époque, et au sommet de la pyramide se trouverait le Ghawth (secours), le plus grand de tous les saints, qui est en mesure, selon certains cercles, d'assumer à lui seul une partie des péchés de tous les croyants.

Selon cette croyance « mystique », les saints des trois échelons supérieurs sont présents à La Mecque aux heures des prières, mais sont invisibles. Lorsque le Ghawth décède, le Qotb le remplace et toute la série remonte d'un cran, l'âme la plus pure de chaque classe montant au degré supérieur. [Encyclopedia of Islam, p. 629. Voir aussi 'Ali Ibn 'Othman al-Houjwiri, Kashf al-Mahjoob, Traduit par Nicholson, (Londres : Luzac, rep. 1976), p. 214.]



Ce corps de mythologie a été emprunté à la chrétienté, tout comme les chapelets de Dhikr furent inspirés des rosaires chrétiens et le Mawlid (fête d'anniversaire du Prophète inspiré de la célébration de Noël par les Chrétiens.

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MessageSujet: L' Association:   Ven 13 Nov - 20:30



Tout au long de l'histoire de l'humanité, on a voulu rendre hommage aux morts par la célébration de rituels d'enterrement élaborés, par l'ornementation des tombes et la décoration des sépultures, de même que par des festivités commémoratives rituelles.

Cela a amené une grande confusion et a donné lieu à un égarement sans pareil en matière religieuse. C'est pour cette raison que la majeure partie de l'humanité s'adonne aujourd'hui à une forme quelconque d'adoration de tombeaux.

La religion de la plupart des Chinois, dont le nombre représente approximativement entre le quart et le tiers de l'humanité, est fondée sur l'adoration des ancêtres. La plupart de leurs rites religieux sont liés aux sépultures et à l'adoration des représentations de leurs ancêtres. (1)

Les tombes des hommes saints chez les hindous, les bouddhistes et les chrétiens sont devenues des lieux saints où se pratiquent, sur une grande échelle, des rites d'adoration comme la prière, les sacrifices d'animaux et le pèlerinage.

Avec le temps, les gouvernants musulmans et les masses dévièrent des principes fondamentaux du credo islamique et commencèrent à imiter les pratiques païennes des nations non islamiques avoisinantes.

D'immenses constructions furent édifiées au-dessus des tombes de certains Sahaba (compagnons du Prophète ) tels que 'Ali, et d'autres furent érigées pour rendre hommage aux principaux juristes comme les imams Abou Hanifa et Ash-Shafi'i .

En outre, les personnes considérées comme « saintes » par les Soufis eurent droit aux mêmes égards, notamment Junayd, et 'Abd al-Qadir al-Jilani.



Plus récemment, cette pratique d'édifier des mausolées à la mémoire des morts s'est même étendue aux tombes des chefs des mouvements politiques et sociaux comme Mohamed 'Ali Jinnah, le fondateur de l'État du Pakistan et Mohamed Ahmad, le prétendu Mahdi du Soudan. Aujourd'hui, bon nombre de musulmans ignorants parcourent de vastes distances dans le but d'accomplir les rites religieux de Tawaf autour de ces tombeaux.

Certains vont même jusqu'à prier à l'intérieur et à l'extérieur de ces endroits, alors que d'autres apportent « pieusement » des bêtes à sacrifier sur ces sites maudits pour y accomplir le rite de "Dhabh" (sacrifice rituel). La plupart de ceux qui accomplissent des rites d'adoration auprès des tombes sont convaincus, à tort, que les vertueux parmi ces morts sont si proches d'Allah , que tout acte d'adoration accompli à proximité d'eux a plus de chance d'être accepté par Allah que s'il était accompli ailleurs.

En un mot, si ces individus décédés ont été bénis, tout ce qui est proche d'eux doit aussi l'être. Leur tombe et même la terre qui les recouvre doivent aussi être « imbibées » d'un surplus de bénédiction qui proviendrait des morts. C'est pour cette raison que les adorateurs de tombes passent souvent leurs mains sur les murs des mausolées et se les appliquent ensuite sur le corps dans l'espoir de récolter plus de bénédictions.

Souvent aussi, ils recueillent un peu de terre aux alentours de la tombe, dans l'espoir vain que la terre possède un pouvoir spécial de guérison à cause des bénédictions de ceux qui sont enterrés sur place. Plusieurs chiites ramassent de l'argile ou la glaise en provenance de Kerbala, ville où l'Imam Houssein mourut en martyr, afin de fabriquer des petites tablettes en terre cuite sur lesquelles ils se prosternent durant leur Salât.



Les prières adressées aux morts



Ceux qui s'adonnent à l'adoration des tombes adressent des prières aux morts de deux manières différentes :

Certains se servent des morts comme intermédiaires.

Ils leur adressent des prières, un peu comme les catholiques se confessent à leurs prêtres pour être absous de leurs péchés. Les catholiques confessent leurs péchés aux prêtres et les prêtres demandent pardon à Dieu pour le compte des pêcheurs. Ainsi, les prêtres agissent comme intermédiaires entre Dieu et les gens.

Avant l'islam, les Arabes utilisaient aussi leurs idoles à des fins similaires. Afin de décrire l'usage que les Arabes païens faisaient de leurs idoles, Allah cite ce qu'ils disaient :

" Nous ne les adorons que pour qu'ils nous rapprochent davantage d'Allah."
[ Sourate 39 – Verset 3 ]



Parmi les musulmans, certains adorateurs de tombes implorent les morts de communiquer leurs requêtes à Allah afin que leurs divers voeux soient exaucés. Il s'agit là d'un comportement fondé sur leur conviction que les morts vertueux sont non seulement plus proches d'Allah qu'eux-mêmes, mais qu'ils sont aussi capables d'écouter toutes les requêtes des vivants et d'y répondre, même après leur mort ! Ainsi, les morts deviennent des idoles servant d'intermédiaires et capables d'accorder des faveurs aux vivants.



D'autres adressent leurs prières directement aux morts, les implorant de pardonner leurs péchés. Ce faisant, ils donnent à des personnes décédées l'attribut at-Tawwab d'Allah , (Celui à qui on doit se repentir), et celui de al-Ghafour (Le seul qui soit capable de pardonner les péchés). Ces pratiques sont très proches de celles des chrétiens catholiques qui font appel à des saints spécifiques pour la satisfaction de leurs besoins quotidiens. Par exemple, si on perd quelque chose, on doit invoquer Saint-Antoine de Thèbes afin qu'il nous aide à le retrouver. [ The World Book Encyclopedia, (Chicago : World Book Inc., 1987),vol. 1, p. 509. ]

Saint Jude-Thaddée est le saint patron de l'impossible et on l'invoque pour qu'il intervienne dans les cas de maladies incurables, de mariages difficiles et autres choses du même genre. [ Ibid., vol. 11, p. 146.]

Si quelqu'un s'apprêtait à entreprendre un voyage, Saint Christophe, le saint patron des voyageurs, devait être invoqué pour sa protection ; cette pratique s'est perpétuée jusqu'en 1969, date à laquelle il fut officiellement confirmé que ce personnage n'avait jamais existé et il fut radié de la liste officielle des saints par décret du Pape. [The world Book Encyclopedia, (Chicago : World Book Inc., 1987), vol. 3, p. 417.]

Généralement, tous les chrétiens, à cause de leur conviction selon laquelle le prophète Jésus est l'incarnation de Dieu, font partie de cette [deuxième] catégorie. La majorité des chrétiens adressent leurs prières à Jésus plutôt qu'à Dieu.



De par le monde, il y a beaucoup de musulmans ignorants qui adressent, de la même façon, leurs prières au Prophète Mohamed . Ces deux manières d'adresser des prières aux morts vont totalement à l'encontre des enseignements de l'islam qui nous apprennent que lorsqu'une personne meurt, elle entre dans une dimension appelée " Barzakh " où il ne lui est plus possible d'agir. Le mort est incapable d'accomplir quoi que ce soit pour les vivants. Cependant, les résultats des actes accomplis de son vivant peuvent encore affecter ceux qui vivent et de ce fait, même mort, il continue à accumuler des récompenses ou des châtiments.

Abou Hourayra a rapporté que le Messager d'Allah a dit :

« Lorsqu'un homme meurt, ses (bonnes) actions cessent à l'exception de trois d'entre elles : une charité qu'il a
faite et dont le bénéfice se poursuit après sa mort, une connaissance bénéfique qu'il aurait
transmise aux gens et un fils vertueux qui prie pour lui. »
[ Recueilli par Mouslim (Sahih Mouslim (traduc. anglaise), vol. 3, p. 867, no. 4005).]



Le Prophète s'est donné beaucoup de mal pour expliquer qu'il ne pouvait être d'aucun secours dans cette vie d'ici-bas à quiconque, même aux êtres les plus proches de lui. Allah lui a ordonné, dans le Coran, de dire à ses adeptes :

" Je ne détiens pour moi-même ni profit ni dommage, sauf ce qu'Allah veut. Et si je connaissais l
'Inconnaissable, j'aurais eu des biens en abondance, et aucun mal ne m'aurait touché.
Je ne suis, pour les gens qui croient, qu'un avertisseur et un annonciateur."
[ Sourate 7 – Verset 188 ]



Abou Hourayrah, l'un des compagnons du Prophète , a rapporté que lorsque le verset " Avertis les gens qui te sont les plus proches " [ Sourate 26 – Verset 214 ] fut révélé au Prophète , il réunit tous ses parents et leur dit :

« Ô gens de [la tribu de] Qouraïch, assurez-vous le secours d'Allah (en faisant des bonnes actions). Je ne peux protéger aucun d'entre vous contre Allah ; Ô fils de Abd al-Muttalib, je ne peux protéger aucun d'entre vous contre Allah ; Ô (mon oncle) al- 'Abbas Ibn Abd al-Muttalib, Ô ma tante Safiya, je ne peux vous protéger contre Allah ; Ô Fatima, fille de Mohamed, demandes-moi tout ce que tu veux, mais je n’ai rien qui puisse te protéger contre Allah. » [ Rapporté par Mouslim et al-Boukhari. Voir Sahih Mouslim (traduc. anglaise), vol. 1, p. 136, no. 402 et Sahih al-Boukhari (arabe-anglais), vol. 4, pp. 478-9, no. 727 et 728).]



À une autre occasion, un des compagnons du Prophète conclut l'une de ses déclarations en disant :

« C'est en fonction de la volonté d'Allah et de la tienne. »
Le Prophète le corrigea immédiatement en disant : « Me rends-tu l'égal d'Allah ? »
Dis : « C'est ce qu'Allah seul décide. »
[ Recueilli par Ahmad.]



Malgré l'interdiction très claire d'adresser des prières au Prophète , beaucoup de musulmans font non seulement cela mais les adressent à toute une hiérarchie de « saints ». Cette pratique hérétique est basée sur la prétention des mystiques selon laquelle l'ordre cosmique est maintenu par un nombre établi de « saints » appelés " Rijaal al-Ghayb " (les hommes du monde invisible). Lorsque l'un d'entre eux décède, il est immédiatement remplacé dans ses fonctions par un autre « saint ».

Au sommet de la pyramide se trouve le Qotb (pôle ou axe mystique du monde) ou le Ghawth (secours). 'Abd al-Qadir al-Jilani (mort en 1166) est communément appelé « Al-Ghawth al-A 'dham : la plus grande source de secours ». En cas de catastrophe, beaucoup en appellent à lui, implorant son secours en disant : « Yaa Abd al-Qadir Aghithni (Ô Abd al-Qadir, sauve-moi) ».

De telles paroles de Shirk indubitable sont courantes, alors même que les musulmans pratiquants répètent au moins 17 fois par jour dans leurs prières l'expression :



" Iyaka na'boudou wa iyaka nasta'in"
( C'est Toi Seul que nous adorons et c'est Toi Seul dont nous implorons secours)
[ Sourate 1 - Verset 5 ]



Que les prières soient adressées aux morts directement ou que ces morts soient utilisés comme intermédiaires uniquement, ces deux manières de prier incluent toutes les deux le grave péché du Shirk auquel l'islam s'oppose avec vigueur. Malgré cela, ces deux pratiques ont, d'une manière ou d'une autre, réussi à se frayer un chemin au sein des pratiques religieuses des masses musulmanes à notre époque.

Ce fait confirme implicitement la déclaration qu'Allah fait dans le Coran :



" Et la plupart d'entre eux ne croient en Allah qu'en Lui donnant des associés."
[ Sourate 12 – Verset 106 ]



Et rejoint l'avertissement du Prophète rapporté par Abou Saïd al-Khoudhri :

« Vous suivrez les pratiques de ceux qui vous ont précédés pouce par pouce et mètre par mètre, de sorte que s'ils entraient dans un trou de lézard, vous les suivriez [quand même] » Quand on lui demanda s'il parlait des Juifs et
des Chrétiens, il répondit : « Qui d'autre sinon eux ? » [ Recueilli par al-Boukhari (Sahih al-Boukhari (arabe-anglais),
vol. 9, pp. 314-5, no. 422) et Mouslim (Sahih Mouslim (traduc. anglaise), vol. 4, p. 1403, no. 6448). ]


Thawbane a rapporté qu'il a également dit :

« L'Heure (la fin du monde) ne viendra pas jusqu 'à ce que certains groupes de ma nation adorent des idoles. »
[ Abou Daoud (Sounan Abou Daoud (traduc. anglaise), vol. 3, p. 1180-1, no. 4239), Ibn Majah et at-Tirmidhi.]



Par conséquent, il est essentiel que les musulmans aient une bonne compréhension de la religion, de son origine et de son développement historique, le tout dans une perspective islamique. Ainsi, diverses pratiques pourraient être comprises dans leur contexte particulier et les règles islamiques les régissant deviendront tout à fait évidentes.



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(1) La vénération des ancêtres (Pai Tsu) est l'un des thèmes les plus anciens, persistants et influents de la religion chinoise et de la société chinoise traditionnelle. Selon leurs croyances, le Hun (l'âme spirituelle) et le P'o (l'âme fruste) du mort dépendent, pour leur survie et leur bonheur, des offrandes de monnaie spirituelle, d'encens, de nourriture et de boisson faites par leurs descendants. En retour, l'âme Hun en tant qu'esprit (Shen), peut accomplir des bienfaits considérables pour la famille par l’intermédiaire de ses contacts spirituels. Dans le cas où la personne décédée n'est qu'un être ordinaire, on considère que la communication avec elle ne dure que de trois à cinq générations; l'âme est alors remplacée par une autre plus récente. (« Ancestor cult (chinese) », Dictionary of Religions, p. 38).

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